Mon neurologue m' avait donné son verdict : ma maladie neurologique était en phase terminale, quelques mois tout au plus.
Joseph, mon mari politicien, avait dépensé une fortune pour m' acheter un traitement expérimental suisse, mon unique chance de survie.
Mais le lendemain, la précieuse fiole avait disparu de ma table de chevet.
« Juliette, il faut qu' on parle. Cara ne va pas bien. »
Cara, ma sœur adoptive, celle qui m'avait tout pris, simulait une grave dépression saisonnière.
Je lui ai demandé où était mon traitement, et le regard de Joseph, habituellement si charmant, est devenu dur, presque accusateur.
« Je le lui ai donné. »