Merci à toutes ces femmes
qui m’ont tant appris…
Première partie
Depuis longtemps j’entends dire, « les AS n’écrivent pas » ! Eh bien là, vous allez être servis !
D’abord, c’est vrai il faudrait déjà expliquer un peu ce que c’est ce terme d’A.S. Il ne s’agit pas d’Aide-Soignant, ni d’une carte de poker mais plutôt de travailleuse sociale, le nec plus ultra, celle qu’on appelle « l’enleveuse d’enfants » depuis que la profession existe, celle d’assistante sociale.
Au début d’ailleurs, elles étaient appelées des Surintendantes. Souvent des bénévoles, dames de charité, qui venaient d’un milieu bourgeois ou très aisé et qui se sont professionnalisées peu à peu. Voilà pourquoi il y a aussi très peu d’hommes assistants sociaux. De par l’histoire, mais aussi au vu du salaire qui n’est pas très élevé malgré le nombre d’années d’études et la technicité de cette profession.
Et puis la mauvaise réputation tient aussi aux heures sombres de la guerre. Il fut reproché à la profession d’avoir fait le jeu d’un régime qui voulait imposer un ordre social fondé sur l’exclusion de groupes entiers de la population. Les assistantes sociales, pour certaines, furent soupçonnées de collaboration. J’avais d’ailleurs vu une très bonne pièce de théâtre qui montrait l’évolution de cette fonction au cours de l’Histoire. C’était à la fois drôle et cynique.
Il faut penser à l’évolution positive de cette profession ; à la réflexion sur le secret professionnel et sur la déontologie ; deux grandes valeurs qui sont liées à ce métier de la relation d’aide.
On entend souvent que les A.S. n’écrivent pas beaucoup sur leur pratique professionnelle. Et c’est bien dommage, car si c’était le cas cela éviterait que des théoriciens nous rebattent les oreilles avec des concepts sociologiques dénués de substance, nous parlent de la population comme si celle-ci était composée de gens qui entrent ou n’entrent pas dans de petites cases.
Cela permettrait peut-être de pouvoir se lire, s’élaborer, se comprendre, se remettre en question pour progresser dans sa pratique professionnelle avec le soutien de superviseurs, de psy en tout genre.
Mais ce n’est pas de cela que je vais vous parler ici.