Le mystérieux

Le mystérieux

Ewan

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Souffrir. Et si la souffrance était le seul sentiment que la vie m'ait accordé ? Depuis le début je ne fais que ça et je n'arrive toujours pas à m'y habituer. Bien-sûr, je parle de la souffrance psychologique. Parce-que la souffrance physique est surmontable, elle n'est rien face à celle qui touche ton esprit. Lorsque l'on se coupe ou que l'on se cogne quelque part, notre corps est conditionné pour se guérir lui-même. Mais lorsque quelqu'un nous fait du mal psychologiquement, nous n'avons rien pour surmonter cela. Il faut sois-disant "faire avec et avancer". Quelle phrase de merde. Ce n'est pas si facile que ça. Ma souffrance n'est pas physique, elle est psychologique. Et elle l'a toujours été.

Le mystérieux Chapitre 1 01

Média musique >> Faded - Alan Walker

{PDV de Justin}

Trois jours. Plus précisément 72 heures. Et je n'ai pas vu Lana depuis que c'est arrivé.

Lorsqu'elle a tiré sur Tyler, je l'ai vu. J'ai vu cette fissure dans ses yeux, j'ai vu à quel point tiré sur lui lui a fait du mal. Elle semblait choquée, et puis, elle s'est comme "éteinte" lorsque les flics ont débarqués.

Alyssia a ensuite hurlé que Lana avait tué Tyler. Elle l'a fait exprès pour que Lana soit embarquée. Mais quelle connasse...

Lorsque je me suis rué comme un taré sur les policiers, ils m'ont maîtrisé en me collant au mur et j'ai vraiment cru que j'allais péter un putain de plombs. Lana s'était défendue. Elle a juste défendu notre couple. Elle nous a défendu face à ce connard.

Tyler, lui, j'avais appris plus tard qu'il n'était pas mort. Pas mort. Pas mort ! Ce gars n'était fucking pas mort ! Lana lui avait presque explosé l'estomac mais ce connard respirait toujours. Il en avait juste rajouté, lorsqu'il se vidait de son sang, pour que Lana sois considérée comme une meurtrière. Mais ils l'avaient ensuite emmené à l'hôpital et je n'en savais pas plus.

Et puis, lorsque je m'étais retrouvé dehors, c'était après avoir entendu quelque coup à la porte... Et pouf. La porte d'entrée s'est refermé derrière moi. Fuck. Et où étaient ces connards de flics ?! Ils étaient engagés pour justement, nous protéger dans un cas comme celui-ci, il y avait une voiture et, comme par hasard, elle a disparue lorsque nous avions besoin d'eux. Bordel.

Je suis arrivé après Lana au commissariat et elle était apparement en plein interrogatoire. Mon père est venu me chercher. Je pense qu'il voulait plus me soutenir et m'éviter de péter un cable.

Je suis rentré avec mon père ce soir là, et le commissariat ne m'a jamais rappelé pour venir chercher Lana.

Le lendemain, Wesley m'a dit que les parents de Lana étaient venus la chercher. Au début, je n'y est absolument pas cru. Mais après plusieurs minutes de discussion, j'ai laissé passer.

Et puis ce matin, sans nouvelles de Lana, je me suis décidé à aller chez ses parents. Et il s'avérait que ses parents n'étaient même pas au courant de notre situation. Putain de fuck. J'ai shooté dans une de leurs statues blanches et la tête de la femme nue qui représentait de "l'art"... s'est détachée. La mère de Lana m'a hurlé dessus et son père a tenté de la calmer. J'ai hurlé sur eux tout et n'importe quoi et ils avaient l'air tellement surpris de mon comportement qu'ils n'ont rien dit.

Mais merde quoi... Ma copine était sûrement en prison depuis trois jours et je n'avais rien fait, en pensant qu'elle était chez ses putains de parents. Je suis un connard bordel de merde.

Le père de Lana s'est approché de moi et je me souviens avoir été surpris lorsqu'il m'a proposé d'aller au commissariat. Certes il avait une voix sévère et posée mais... j'étais choquée de par sa proposition.

J'ai accepté comme un imbécile et je l'ai suivis jusqu'à dans sa voiture. La mère de Lana nous a étrangement suivit aussi et nous sommes partis... ensembles. Et c'était carrément bizarre. Je n'en revenais pas. Pour une fois, c'était le père de Lana qui "commandait".

Mais en arrivant près du commissariat, mes pensées dérivèrent vers Lana. Je savais à quel point la prison lui faisait peur. J'avais vu son visage lorsqu'elle a tiré sur Tyler. Et je savais qu'elle allait mal. Je le sentais au plus profond de moi. Et j'avais peur de ce que j'allais retrouver d'elle aujourd'hui.

Le père de Lana n'eu même pas le temps de garé sa grosse voiture blanche que j'étais déjà sortis de celle-ci. J'entendis les petits commentaires désobligeants de la mère de Lana mais je m'en foutais. Je courais littéralement vers le bâtiment et j'ouvrais la porte à la volée. Quelques policiers se retournèrent vers moi, intrigués par le claquement de la porte d'entrée. J'avançais en courant à moitié vers les bureaux et lorsque j'aperçus Wesley, je poussais quelques personnes pour l'atteindre rapidement, les parents de Lana sur mes talons.

{PDV de Lana}

Je ne sais absolument pas comment ni pourquoi j'ai accepté de vivre chez mes parents pour les quelques jours à venir mais... visiblement, je l'ai fait.

En fait, je n'ai pas réfléchis lorsque Justin m'a demandé si j'étais d'accord. J'ai juste acquiesçé, parce-que je ne voulais plus retourner chez nous. Là où j'ai tiré sur quelqu'un. Sans hésiter. Et que sur le moment, je voulais vraiment que Tyler meurt. Je suis un putain de monstre.

-Alors... Lana tu peux dormir dans cette chambre. Et vous, dans celle qui est au bout du couloir, expliqua ma mère en pointant Justin alors que nous étions dans leur grande villa.

Je n'avais plus prononcé un mot depuis que nous avions quitté le commissariat. Je n'arrivais pas à parler. Et j'avais l'impression qu'être sortis de ma cellule était un rêve dans un cauchemar... Je n'y croyais pas.

-Alors premièrement, je dors avec Lana que vous le vouliez ou non, dit fermement Justin en me serrant contre lui et je tournais la tête vers la chambre qui m'avait été attribuée.

Mon père et ma mère se tournèrent vers moi pour voir ma réaction mais comme je ne dis rien, ils firent de même en soupirant. En rentrant du commissariat, mon père avait accepté pour laisser Justin passer chez nous. Il avait prit quelques vêtements et autres choses pour lui et pour moi, histoire de pouvoir tenir quelques jours.

J'avançais vers la chambre en me mordant la lèvre et je sentis la main de Justin me retenir le bras. Je me tournais vers lui sans un mot et il observa mes bras blessés.

-On devrait nettoyer ça, non ?

J'hochais la tête en regardant mes poignets encore rouges et j'avalais difficilement. Je suivis Justin jusque dans la salle de bain et mes parents ne dirent rien. Il ferma la porte derrière moi et il retira son tee-shirt en le balançant au sol. Il posa quelques vêtements propre près du lavabo en granit et j'observais la salle de bain spatieuse que mes parents avaient. Tout était de couleur blanche. C'était beau, c'était cher, ça représentait ce qu'ils aimaient.

Justin repoussa doucement mes cheveux de mes yeux et il me retira sa veste que je portais ainsi que mon pantalon sale. Il me retira lui-même mes sous-vêtements et il fit pareil sur lui. Il prit ma main pour m'emmener dans la cabine de douche impeccable et je le suivis. Je voyais très bien ses yeux sur mon corps, son regard m'analysant de toute part. Il resta bloqué sur certains de mes bleus et sur les croutes qui recouvraient mes coudes.

L'eau coula alors sur mes cheveux et sur le corps musclé de Justin. Il m'a manqué. Il s'approcha alors de moi lentement et il prit mon petit visage entre ses grandes mains. Ses lèvres se posèrent très doucement sur ma tempe, et il embrassa l'hématome alors que je ne bougeais pas.

-Je suis désolé, souffla-t-il et il s'agenouilla devant moi.

Il embrassa mon genou droit et ensuite le gauche. Puis il remonta, ses lèvres toujours sur ma peau, jusqu'à ma hanche droite. Il effleura de son nez le bleu que j'avais à cet endroit et il l'embrassa lentement.

Il entoura ses bras autour de mon corps, ses mains reposant au-dessus de mes fesses, et il embrassa mon bas ventre. Et là encore, je la ressentis. Cette douleur qui me tordait le ventre.

Il se rendit compte de mon mal-être et il remonta en continuant d'embrasser ma peau. Il effleura mon nombril, mon ventre, le creux entre mes seins, ma gorge, et il arriva à mes lèvres qu'il embrassa longuement.

Et, sa main gauche caressa tout le long de mon bras jusqu'à arriver à mes doigts. Je regardais attentivement ce qu'il me faisait et je le vis lever mon bras face à moi. Il observa tristement toutes les coupures, éraflures, les bleus qui le tapissaient, et il embrassa chacune de mes blessures

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