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Le Sacrifice du Rocher Noir

Le Sacrifice du Rocher Noir

J'ai grandi dans un village reculé des Pyrénées, mais ma mère, femme éclairée, a sacrifié toutes ses économies pour qu'Ella et moi puissions étudier en ville, loin des traditions barbares comme la « Fête de la Vierge du Rocher ». Pendant des années, j'ai cru que nous avions enfin échappé à ce destin obscène. Jusqu'à ce que mon père, Gordon Larson, m'appelle, la voix rauque : « Juliette, reviens vite. Ta mère est très malade, elle va mourir. » Sans réfléchir, Ella, son fiancé et moi avons fui la ville pour rentrer à toute vitesse. Mais en arrivant, un silence étrange enveloppait le village. Nous avons découvert la vérité horrifiante : ma mère n' était pas mourante, elle était battue et enfermée par mon père. Il nous avait menti, nous servant de piège. Mon propre père, pour guérir sa maladie, voulait nous offrir en sacrifice, tel du bétail, aux « dieux de la montagne ». J'ai vu mon amie d'enfance, Cécile, être menée à son horrible destin par ces hommes, et le soi-disant « miracle » de guérison s'opérer sous mes yeux, une farce grotesque et incompréhensible. Comment ma mère pouvait-elle être battue par l'homme qu'elle aimait ? Comment la science que j'avais étudiée s'inclinait-elle devant une superstition aussi cruelle ? Et maintenant, j'étais la prochaine. Puis, une lueur a jailli au fond du désespoir : la soif de comprendre cette horreur et surtout, de la faire payer. Je n'allais pas laisser ce village, ni ces hommes, nous broyer.
Le Pardon Inachevé

Le Pardon Inachevé

Je me suis réveillée, le cœur transpercé, étendue sur le sol froid du couloir nuptial de Joseph, mon ancien fiancé. Mon corps meurtri témoignait de sa rage, de cette haine qu'il nourrissait depuis la disparition de sa sœur, Ann, dont il me tenait unique responsable. Ma meilleure amie, Carole, désormais sa nouvelle épouse, souriait avec un triomphe malsain. J'avais accepté cette torture quotidienne pour Luc, mon frère jumeau, dont la maladie cardiaque coûtait une fortune à soigner. Joseph avait promis de payer l'opération, à condition que je devienne son jouet, sa chose. Mais il a brisé cette promesse, annulant tout au dernier instant. Luc est mort dans mes bras, et le monde s'est effondré. Plus tard, dans ma chambre sordide, Carole, le visage rayonnant, m'a forcée à boire une soupe épaisse. Un goût étrange, granuleux… puis elle a ri, crachant le mot qui a anéanti ce qui me restait d'âme : "C'était les cendres de ton cher frère." La fureur m'a consumée. Je me suis ruée sur elle, armée d'un éclat brisé, mais Joseph est apparu, brisant mes doigts un par un. L'injustice de tout cela m'étouffait. Pourquoi tant de cruauté ? Pourquoi cette haine aveugle ? J'avais tout enduré pour lui, j'avais même donné un de mes reins pour le sauver après son accident. Et pour Ann, j'avais gardé le plus lourd des secrets. Nous n'avions que sept jours à vivre après la mort de Luc, ma famille étant maudite. Mais au moment même où mes os craquaient, une voix retentit, une voix que je n'espérais plus entendre : « Arrête, Joseph ! » Ann était là, vivante, prête à révéler la vérité.
Quand l'Amour Devient Poison

Quand l'Amour Devient Poison

En tant qu'héritier des prestigieux Valois, je n' avais qu' une obsession : Élise Moreau, l'une des sept pupilles adoptées par mon père. Brillante, belle, bien que d' une froideur déconcertante, elle était mon univers, la femme que je rêvais d'épouser. Peu importait que je sois le "canard" de la famille, je voulais son regard, sa moindre attention. Mais cette illusion s'est effondrée une nuit. J' ai découvert l'horrible vérité : Élise et son "frère" Léo, loin d'être des siblings, étaient des amants complotant dans l'ombre. Leurs mots m'ont glacé le sang : "Une fois que je l'aurai épousé, nous nous débarrasserons de lui et de son père." Mon monde, mon cœur, tout a volé en éclats. La femme que j' aimais passionnément n' était qu' une machiavélique manipulatrice. Son venin s'est répandu : elle a d' abord délibérément saboté ma selle, me causant de graves blessures, me laissant pour mort. Puis, sous les yeux du tout-Paris, elle a gelé tous mes comptes, m'humiliant publiquement à l'encan en rachetant le collier que j'avais acquis, pour l'offrir avec un sourire triomphant à Léo. Le jour de mes 25 ans, elle a porté le coup de grâce : des photos intimes volées et une vidéo où je suppliais son amour, pathétique et ivre de douleur, ont été diffusées devant toute l'élite. La honte et la fureur m'ont submergé. Comment une telle cruauté était-elle possible ? Pourquoi moi, qui lui avais tout donné, devais-je subir une telle perfidie ? C'en était trop. Ma vie entière avait été un mensonge orchestré par la femme que j'aimais et ses complices. Mais ma patience avait atteint ses limites. Ma rage, froide et définitive, réclamait justice. Grâce à mes enregistrements secrets, j'allais démasquer Léo, Élise, et chacune de leurs machinations. Ils allaient payer, sans pitié.
L'Écho du Passé

L'Écho du Passé

Quand la lame du cutter a déchiré la toile, un bruit sec a brisé le silence, signant, ce jour-là, la fin de ma vie misérable. « Jeanne ? Jeanne Dubois ? C' est bien toi ? » La voix doucereuse de Clara Bernard m' a tirée de ma torpeur, tandis qu' Antoine Lefevre, mon ami d' enfance et mon bourreau, me balayait du regard avec un mélange de pitié et de mépris. Leur triomphe était écrasant : "On dirait que tout le monde ne finit pas aux Beaux-Arts. Certains finissent par servir des petits fours." L'humiliation m'a submergée, m'arrachant l'air des poumons, sous les murmures amusés des invités. Antoine, silencieux complice, laissait faire, ce même Antoine qui, des années auparavant, la veille de l'examen d'entrée aux Beaux-Arts, m'avait droguée, brisant mes rêves pour s'élever. Ce soir-là, devant leur ricanement, quelque chose en moi s' est brisé. Le désespoir, lourd et froid, m'a poussée vers la fin, mes doigts se refermant sur des somnifères. Mais alors que tout devenait noir, une douleur fulgurante m' a transpercé. Je me suis réveillée. Dans ma chambre d'adolescente, ma jeunesse retrouvée, une date sur le calendrier : le 15 mars. Trois mois avant l'examen, trois mois avant ma chute. Une seconde chance… non, une seconde chance de me venger. Le lendemain, le sang s'est glacé dans mes veines : « Clara, tu es mon soleil, mon unique inspiration. – Antoine. » Une banderole immense, des centaines de roses, une scène d' amour grandiloquente rejouée. Cette scène, je la connaissais. Mais dans ma vie passée, Antoine n' avait jamais été aussi extravagant. Sauf si… et si, lui aussi, était revenu ? L'idée était à la fois terrifiante et exaltante. Il savait. Il savait tout ce qui allait arriver, et il ne se cachait même pas. C' était une déclaration de guerre. Mais cette fois, le jeu avait changé. Et c'est moi qui fixerais les règles.
Les Larmes d'une Épouse Trahie

Les Larmes d'une Épouse Trahie

Le vent glacial de Paris mordait mon visage, alors que je disposais mes créations artisanales sur le trottoir. Chaque pièce, un bout de mon âme, n'était plus qu'un objet à vendre, pour quelques euros, quelques médicaments. Ma petite Manon, cinq ans, était rongée par une maladie rare du sang, et la musicothérapie, seul remède à ses douleurs, était un gouffre financier. Paul, mon mari, avait disparu il y a trois mois, après m'avoir promis de trouver « un moyen pour Manon ». Son absence résonnait dans notre petit appartement glacial qui sentait le désespoir. « Quand est-ce que Papa revient ? » me demanda Manon, sa voix faible, ses grands yeux sombres fixés sur la fenêtre. Je serrai ma fille contre moi, le cœur serré, ravalant les larmes de ma propre peine. Comment lui expliquer que cet homme, son père, celui qui avait toujours été un modèle d'intégrité, les avait abandonnées ? Le lendemain, jour de l'anniversaire de Manon, nous étions devant le magasin d'instruments de musique, là où Manon avait repéré un petit violon d'occasion. Le propriétaire nous barra le passage, l'air gêné, pour nous dire que Paul était passé le matin même. Il avait acheté presque tout son stock d'instruments pour enfants, « pour son neveu ». À travers la vitrine, je l'ai vu. Mon Paul. Souriant, radieux, tenant par la main ma belle-sœur, Sophie, dans son manteau de fourrure. Sur ses épaules, Léo, mon neveu, brandissait fièrement un violon miniature flambant neuf. Mon regard balaya le magasin, cherchant désespérément le petit violon d'occasion. Il était là, en mille morceaux, jeté près d'une poubelle. « Monsieur Dubois l'a dit trop vieux, juste bon à jeter. Il l'a fait tomber… accidentellement, » ajouta le propriétaire. Manon tremblait, les larmes silencieuses coulaient sur ses joues, alors qu'elle me murmurait, étranglée par les sanglots : « Papa est riche, n' est-ce pas ? Il peut acheter tous ces instruments pour Léo. Alors… pourquoi ? Pourquoi il ne veut même pas m' acheter un violon d' occasion qui est cassé ? » Je la serrai contre moi, incapable de répondre. La cruauté de la vérité s'abattait sur moi : Paul n'avait jamais été sans argent. Il avait gaspillé toutes nos économies pour Sophie et Léo, nous abandonnant, moi et sa propre fille malade. Cette nuit-là, la fièvre de Manon monta en flèche. Le dernier flacon de médicaments était vide. Je n'avais plus un sou. Je composai le numéro de Paul. « Quoi encore ? » Sa voix était lasse, irritée. « Paul, Manon est très malade. Sa fièvre est montée d'un coup, elle a du mal à respirer. J'ai besoin d'argent pour les médicaments, tout de suite. » « Tu exagères toujours tout, Adèle. Donne-lui du paracétamol, ça va passer. Je suis occupé là. » « Je n'ai plus rien ! Paul, tu ne comprends pas ? C'est grave ! S'il te plaît... » « Écoute, j'ai une journée importante demain avec Léo. On va à Disneyland. Je ne peux pas être dérangé pour un simple rhume. Arrête de m'appeler. » Il raccrocha. Il avait bloqué mon numéro. La rage et le désespoir m'envahirent. « C'est fini. Je suis seule. » Une force nouvelle monta en moi. Je ne le supplierai plus jamais. Je n'attendrai plus un sauveur qui ne viendra jamais. Si Paul avait choisi son camp, alors moi aussi. Mon camp, c'était Manon. Je me battrais pour elle, avec ou sans lui. Je survivrai. Je leur ferai payer.
Mon Souffle Invisible

Mon Souffle Invisible

Mon esprit, un simple souffle invisible, errait dans notre foyer haussmannien. J'étais là, à côté de mon fils de sept ans, Léo, qui appelait doucement sa "maman" pour qu'elle vienne voir son "papa" si profondément endormi. Mais Sophie, ma femme, était déjà prise par son amant, Julien. Elle avait oublié ce qu'elle m'avait fait : m'avoir livré à Julien pour une soi-disant transplantation de moelle osseuse qui fut ma mort. Elle éluda les appels angoissés de Léo, le repoussant avec une froideur glaçante, l'accusant de "mentir, comme toujours". J'ai regardé, impuissant, Léo se heurter à la console en marbre, le sang coulant de son front, puis être jeté hors de notre immeuble par Sophie elle-même. Il a essayé de l'appeler, encore et encore, mais elle a bloqué son numéro. Blessé, il a rampé jusqu'à son bureau pour me "sauver", seulement pour être de nouveau humilié, blessé, puis enlevé et jeté dans la Seine par ce monstre de Julien. Mon âme hurlait de douleur et de rage. Comment Sophie pouvait-elle être si aveugle, si cruelle ? Comment une mère peut-elle abandonner son propre enfant à un tel sort ? Cette impuissance me dévorait. Mon Léo, si pur, mourant pour défendre la vérité que personne ne voulait voir. Il fut retrouvé, mais la bataille était déjà perdue. Léo, mon courageux petit garçon, m'a rejoint dans la mort, enfin libéré de sa souffrance. Mais leur mort fit enfin éclater la vérité aux yeux de Sophie, déclenchant une soif de vengeance aussi implacable que terrifiante, la poussant aux confins de la folie.
Quinze Ans Brisés

Quinze Ans Brisés

Le gala de charité battait son plein, bruissant des murmures élégants de la bonne société parisienne. Mais pour Jeanne Dubois, architecte d'intérieur respectée, le champagne avait un goût amer. Les chuchotements qu' elle feignait d' ignorer perçaient la musique : son mari, Marc, professeur d'art charismatique, s' affichait ostensiblement avec Chloé Martin, sa jeune et ambitieuse apprentie, celle-là même que Jeanne avait prise sous son aile. Un appel urgent la tira de ses pensées, la menant vers le salon privé où l'horreur l'attendait, glaciale. Là, sans équivoque, Marc et Chloé s'embrassaient avec fougue, sa main sous sa robe, brisant quinze ans de mariage et de confiance. Le monde de Jeanne s'effondra en un instant, l'air lui manqua. Pourtant, le choc ne la paralysa pas longtemps ; une force inattendue la submergea. Chloé, larmoyante, tenta de justifier son acte par l'ivresse, tandis que Marc, agacé, reprochait à Jeanne de « faire une scène », la traitant d'« hystérique » devant les organisateurs et les invités. Il la rabroua comme une employée, pas comme son épouse, la poussant à gérer une "urgence" technique alors que son cœur saignait. Comment cet homme qu'elle avait aimé, pour qui elle avait sacrifié sa carrière, pouvait-il la dénigrer ainsi, et de la sorte ? Comment son élève pouvait-elle être si cruelle, si manipulatrice ? La douleur des rumeurs n'était rien comparée à la réalité de cette trahison double, si crue, si violente. Mais lorsqu'en pleine nuit, un message de Chloé et un enregistrement de Marc, la décrivant comme une « façade pratique, froide et ennuyeuse », atterrirent sur son téléphone, une certitude nouvelle éclata en Jeanne. L'anéantissement la laissa vide de douleur, emplie d'une rage froide et résolue. Ce n'était plus une question de survie, mais de dignité ; une guerre venait d' éclater, et Jeanne était prête à se battre.
L'Amour Brûlant d'une Seconde Chance

L'Amour Brûlant d'une Seconde Chance

Je sentais l'odeur de ma propre peau qui brûlait. Chaque bip des machines me rappelait la douleur, un supplice constant. J'étais un morceau de chair calcinée, mes parents avaient disparu dans l'incendie. Ma cousine Manon, elle, se penchait sur mon lit à l'hôpital. « Elle souffre trop. Regardez-la. Ce n'est plus une vie. » Sa voix, pleine d'une fausse douceur, résonnait. J' ai senti sa main débrancher le tube respiratoire. Son murmure : « Tout ce qui aurait dû être à moi sera à moi. Adieu, ma chère cousine. » Puis, le noir. Je me suis réveillée en sursaut, intacte, dans notre salon familier. Ma mère disait, les larmes aux yeux : « La pauvre petite Manon se retrouve toute seule. » Mon père répondait : « C'est une décision énorme d'adopter. » Mon sang s'est glacé. Je connaissais cette conversation. C'était le jour où le cauchemar avait commencé. Manon est entrée, petite, frêle, le visage noyé de larmes. Elle s'est jetée à genoux, suppliant : « S'il vous plaît, ne me laissez pas seule. Adoptez-moi. » Mes parents attendaient ma réponse, comme toujours. Dans ma vie passée, ma pitié nous avait tous tués. Cette fois, j'ai vu au-delà de ses larmes, j'ai vu le feu, j'ai senti sa main. J'ai pris une profonde inspiration. « Non. » Le mot est tombé. Ma mère a haleté, mon père a froncé les sourcils. Manon, pour la première fois, a montré une pure surprise. « Je ne veux pas d'elle ici. Elle ne vivra pas avec nous. »