Le cas Kleiner

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Tragédie mortelle à l'hôpital Saint-Antoine : l'équipe de nuit de la police de Douai vient de découvrir le corps sans vie d'une infirmière au pied du bâtiment central. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs indiquent que la mort de l'employée est la conséquence d'une chute fatale du toit du centre hospitalier. Ainsi se programme le destin funeste d'une, de deux, puis de trois femmes condamnées successivement à disparaître par la volonté de quelque chose qui échappe à l'entendement. Expérimentant le hasard malgré eux, un enseignant, un journaliste et sa sœur chercheront à percer ces mystères auxquels s'ajouteront un écrivain célèbre et un cadavre datant des années 80. Du nord au sud de la France, cette affaire de patience accouchera d'une vérité comme une erreur aussi accidentelle qu'imprévue... À PROPOS DE L'AUTEUR Enseignant dans un établissement scolaire breton, Emmanuel Cosini s'est lancé dans l'écriture de Le cas Kleiner quand se sont établies dans sa tête toutes les articulations du récit. Le résultat de son travail est le suivant : le genre policier peut évidemment servir d'alibi pour explorer des territoires de la pensée plus ou moins étrangers à l'intrigue.

Le cas Kleiner Chapitre 1 No.1

Ne déduisons rien, dit le baron, la réalité est toujours plus riche et plus imprévisible que nos déductions.

Leonardo Sciascia, À chacun son dû

Chapitre 1État des lieux

Joseph, celui qui voulait

« Chute mortelle du toit de la clinique Saint-Antoine. L'équipe de nuit de la police de Douai a découvert à 3 heures 30 ce matin le corps sans vie d'une infirmière au pied du centre hospitalier. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs nous autorisent à penser que la mort de l'employée, en poste depuis dix ans, est la conséquence d'une chute fatale des terrasses de l'hôpital. » lavoixdunord.fr16/11/2009, 5 h 45.

La dépêche que je venais de poster était conforme aux recommandations : à partir du fichier audio qu'il m'avait expédié sur la messagerie habituelle, Simon me priait au téléphone de publier avant 6 heures un texte de moins de 75 mots. Aux informations sonores qui avaient giclé à mon réveil dans mon cerveau au ralenti, j'avais répondu par un premier jet sur la table de ma cuisine. Après une dernière écoute, j'étais passé à la rédaction : en respectant la frontière entre ce que nous savions et ce que nous n'allions pas tarder à apprendre. En 75 mots. Pas plus.

Deux ans plus tôt, la Voix du Nord cherchait dans mon quartier un correspondant et j'avais candidaté pour relayer l'actualité de mon environnement. En vrac, l'ouverture d'un magasin, la programmation culturelle de la Maison diocésaine comme du Centre islamique, l'avancée des projets d'urbanisation sur les berges, le ressenti des riverains. Parfois ça occupait deux heures de ma semaine. Parfois rien du tout. Et puis le Journal me proposa d'intégrer l'équipe de leur site web, toujours à titre bénévole. Ma nouvelle tâche n'exigeait plus de déplacement. Depuis que je travaillais pour le site, mon contact se limitait à une personne seulement, Simon, un peu plus âgé que moi et journaliste à plein-temps. Quand il prit connaissance de ma contribution sur la version numérique, Simon déposa un dimanche sur ma boîte mail un message qui m'invitait à me présenter à son bureau dans la semaine, entre treize et quinze heures. Dégagé de toute contrainte le lundi après-midi, je m'y étais rendu le jour même pour notre première rencontre.

- Joseph, ne changez rien à vos qualités de synthèse, et ne changez rien dans la forme. Jamais de conditionnel.

Pendant l'entretien, j'avais appris que le site était rafraîchi dix fois par jour et jusqu'à vingt fois si l'actualité l'imposait. Pour ce faire, trois salariés de la Voix du Nord flanqués d'une dizaine de bénévoles s'employaient pour que les articles publiés dans le journal soient visibles sept jours sur sept sur la version numérique. En plus de permettre aux lecteurs de suivre la primeur des infos moyennant un abonnement, le site profitait d'un avantage crucial par rapport au support papier : l'immédiateté des nouvelles retranscrites en temps quasi réel. Et ce fut moi que Simon choisit ce matin-là pour rédiger les premières lignes de cette affaire.

« Tout le monde n'a pas les mêmes capacités, mais tout le monde en a. » Ce que j'énonçai dans ma classe deux heures plus tard fit écho dans ma tête, à ma première inspection huit ans plus tôt. Avec la bienveillance de rigueur, imparable.

Après la sonnerie de la récréation de 10 heures, les élèves quittèrent la salle un à un. Seul dans la pièce, je jetai un œil sur mon téléphone et j'y découvris un SMS laconique de Simon.

- Je te dérange ?

- Pas du tout, Joseph. Tu fais bien de m'appeler.

- Je suppose que tu tenais à me remercier pour mon travail.

- Pas seulement. Pour faire court j'ai besoin d'un avis extérieur. On peut se voir en fin de journée ?

- Il y a du nouveau sur le site ?

- Fais-moi savoir l'heure qui t'arrange. À la Caravelle, ça te va ?

Et il raccrocha.

Simon restait le même. Dès la sortie d'une info, il agissait comme s'il se sentait surveillé. À propos de la disparition d'une femme en avril dernier, j'avais essayé de lui soutirer quelques renseignements. En réponse, son attitude avait épousé sa double personnalité : Simon se savait journaliste mais aussi détenteur d'informations à caractère confidentiel. En témoignait le café « La Caravelle » qui d'entre tous les habitants de la ville n'était connu absolument de personne.

À midi, je rejoignis le réfectoire. En posant mon plateau, je ressentis dans mes coudes une douleur simultanée. Comme je n'avais pas su dissimuler ma gêne, une de mes collègues m'interrogea du regard avant de s'étendre sur une description du mal du bras. De ses articulations aux niveaux inflammatoires, traumatiques et tendineux. Au terme de son monologue, je la rassurai en concluant sur la question que je prendrais les dispositions nécessaires.

La conversation dévia ensuite sur un autre sujet de nature médicale : l'accident de l'infirmière. D'après les récentes sources sur le site du Journal, elle s'appelait Geneviève. Âgée de cinquante-deux ans, elle avait cherché à franchir la barrière de sécurité sur les terrasses de l'hôpital. Avant de sauter dans le vide pour finir sa chute dans l'obscurité totale, au pied de l'entrée principale du bâtiment. L'arrivée de deux collègues à notre table m'empêcha d'obtenir plus de détails.

Après un crochet par la Maison de la Presse pour récupérer une revue que je m'interdisais de recevoir à meilleur coût par abonnement, je retrouvais comme chaque lundi vers 14 heures mon appartement où je vis depuis trois ans. On s'était trouvés à la faveur d'une annonce sur Internet. On avait fait connaissance et on s'était choisis. Moi, parce que j'étais un résident calme, célibataire, avec une profession stable. Lui, parce qu'il était idéalement situé au cœur de la ville dans une rue dont tous les commerces fermaient après 19 heures 30.

Dans ma boîte aux lettres m'attendait la Voix du Nord. Je perdais tout scrupule à l'idée de recevoir gratuitement le quotidien le plus vendu de la région. Au motif que je contribuais moi aussi à son enrichissement. Et ce sans aucune rémunération.

Simon n'avait pas eu le temps de publier son article dans l'édition du jour, mais la lecture des nouvelles sur le site me confirma ce que j'avais appris à la cantine. Me renseignant un peu mieux sur la victime : née à Dunkerque, sans enfant, corporate aux dires de son chef de service. Bref. Pour moi rien ne justifiait a priori l'aide extérieure que réclamait Simon.

« 18H30, Caravelle ? » Message envoyé.

« Entendu. » Message reçu sur mon portable cinq minutes plus tard.

Il faisait doux dehors. Je longeais les berges, quelques voitures filaient sur le macadam. À un feu rouge, tandis que je traversais la chaussée, le conducteur d'une voiture me défia du regard. J'étais sûr qu'on ne se connaissait pas. Ce sont des choses qui arrivent je me dis.

J'essayais de comprendre les intentions de Simon à l'approche de notre rendez-vous. Qu'est-ce que je pouvais lui raconter ? Je n'avais pas été présent sur les lieux, et je ne connaissais aucun élément supplémentaire à ceux relatés sur le site. Ce que Simon voulait c'était juste un avis, un regard extérieur. Après une dépêche qu'il m'avait commandée le matin même, c'était la première fois que Simon me sollicitait sur une affaire à peine entamée. Je mettais un terme à mon raisonnement en me disant que s'il avait besoin de mon soutien, il allait forcément être obligé de m'apprendre quelque chose.

En entrant dans le café, je l'aperçus en train de parler dans son téléphone, assis à une table près de la cheminée. Je me servis au comptoir, et je m'installai en face de lui. Il avait rangé son portable et jetait un œil dans son carnet.

Il m'expliqua qu'il était perplexe. Au sujet de la mort de l'infirmière. Sur place, il avait assisté à une première reconstitution des événements dirigée par le lieutenant Willmots missionné par le Commissariat central. Eux deux se connaissaient bien. Ils avaient essuyé les bancs de l'université Lille II aux mêmes années.

- J'avais envie de te voir parce que je me pose des questions.

- Des questions ou une seule ?

- Joseph on ne joue pas là. Et aujourd'hui j'ai pas l'esprit aussi délié que toi.

- C'est possible. Ma nuit a été plus réparatrice que la tienne. Peux-tu en venir à la question qui te revient le plus en tête ?

- Pour Willmots il s'agit d'un suicide. Affaire classée

- Simon, ce que tu dis est un fait.

- Un fait oui, mais je ne le sens pas. J'espère ne pas regretter ce que je vais te raconter.

Six mois plus tôt, je lui avais demandé, peut-être un peu sèchement, s'il ne s'était pas trompé de camp. Si au lieu de chercher à devenir l'un des journalistes les plus en vue de la Voix du Nord, se disait-il en se rasant le matin, il n'aurait pas pu faire un haut fonctionnaire de la police, redouté et influent, ce à quoi il m'avait répondu sur le même ton que son cas pouvait se rapporter au mien, compte tenu de ma situation professionnelle qui me laissait un temps large et disponible pour laisser vagabonder mon imagination. « Et ce temps dont je te parle, je tiens à le garder aussi ! » avait-il conclu en éteignant sa cigarette qu'il avait fixée en souriant.

- Résumons ! dit Simon son verre de bière à la main. Geneviève l'infirmière en question monte les escaliers en pleine nuit jusqu'au toit de la clinique où elle travaille depuis dix ans. Elle enjambe de son plein gré la barrière de sécurité et chute de quinze mètres en connaissance de cause.

J'approuvai d'un signe de tête.

- Pour moi, ça ne colle pas avec un suicide.

- Avec les éléments que je sais, qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- La première question à se poser, Joseph, c'est le motif de sa présence sur le toit.

- Les raisons peuvent être multiples. Des témoins en haut ?

- Aucun.

- Une pause cigarette ?

- Elle ne fumait pas.

- Un coup de fil qu'elle aurait voulu donner ?

- Son téléphone est resté dans sa voiture.

- Une envie soudaine de sortir pour prendre l'air ?

- D'accord. Mais pourquoi là-haut ?

- Et pourquoi pas ?

- Parce que c'est interdit, Joseph. Willmots l'a lu dans le règlement.

- Simon, tu respectes le règlement en t'autorisant à fumer du matin au soir dans ton bureau ? La victime était-elle la seule du personnel à vouloir s'isoler un moment sur le toit ? La police y a certainement trouvé des mégots qui prouvent que j'ai raison non ?

- Je vois que tu suis.

- Dis-moi plutôt ce qui ne colle pas.

Simon s'approcha de moi après avoir évalué l'intervalle qui le séparait des autres clients.

- Tu conviendras donc comme moi que quelqu'un de la clinique peut avoir envie de profiter illégalement du panorama. Pour se détendre après des heures de travail intensif.

- De toute évidence, oui.

- C'est là où ça coince Joseph. Peux-tu m'expliquer la présence d'une femme avec des envies de se supprimer sur le toit de son lieu de travail en pleine nuit, alors qu'elle est supposée être en congé depuis cinq jours ?

Je tournai la tête comme un besoin urgent de dégourdir mon cou en même temps que toutes les autres articulations de mon corps. Sur le mur à droite, le papier peint décoloré qui ne devait pas donner moins d'éclat par rapport à sa teinte d'origine. Et puis, en contrepoint de la situation visuelle devant moi, la musique jusque-là imperceptible sortit de l'enceinte jusque dans mes oreilles. Et me renvoya à ce que Simon venait de me dire. Qui justifiait l'aide extérieure qu'il avait réclamée.

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“Tragédie mortelle à l'hôpital Saint-Antoine : l'équipe de nuit de la police de Douai vient de découvrir le corps sans vie d'une infirmière au pied du bâtiment central. Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs indiquent que la mort de l'employée est la conséquence d'une chute fatale du toit du centre hospitalier. Ainsi se programme le destin funeste d'une, de deux, puis de trois femmes condamnées successivement à disparaître par la volonté de quelque chose qui échappe à l'entendement. Expérimentant le hasard malgré eux, un enseignant, un journaliste et sa sœur chercheront à percer ces mystères auxquels s'ajouteront un écrivain célèbre et un cadavre datant des années 80. Du nord au sud de la France, cette affaire de patience accouchera d'une vérité comme une erreur aussi accidentelle qu'imprévue... À PROPOS DE L'AUTEUR Enseignant dans un établissement scolaire breton, Emmanuel Cosini s'est lancé dans l'écriture de Le cas Kleiner quand se sont établies dans sa tête toutes les articulations du récit. Le résultat de son travail est le suivant : le genre policier peut évidemment servir d'alibi pour explorer des territoires de la pensée plus ou moins étrangers à l'intrigue.”
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