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Ma Luna brisée

Ma Luna brisée

"Arrêtez. Arrête, s'il te plaît". Je sanglote alors que le fouet s'abat sur mon dos une fois de plus. "Les mots de mon bourreau sont interrompus par un grognement féroce. Je sens une autre silhouette masculine dans la pièce sombre, mais je n'arrive pas à distinguer un mot de ce qu'il crie. La douleur brûlante et fulgurante que je ressens est trop forte. Un craquement écœurant se fait entendre et quelque chose tombe sur le sol de pierre froide. Les chaînes autour de mes poignets et de mes chevilles sont brisées, ainsi que le collier métallique serré autour de mon cou. "Mate", grogne mon sauveteur en me prenant doucement dans ses bras. Charlotte Beck a été torturée et maltraitée par la meute des Pierres Rouges depuis qu'elle a eu huit ans. Elle ne sait pas pourquoi ils la détestent ni comment elle a fini à un rang inférieur à celui des Omegas ; personne n'a même pris la peine de l'étiqueter en tant qu'esclave. Tout ce que Charlotte sait, c'est que sa meute ne ressent sûrement pas la même chose pour elle. Trouver un compagnon est un rêve qui a été jeté par la fenêtre il y a longtemps ; toutes les violences verbales l'ont amenée à croire qu'elle n'en méritait pas un. Ce n'est que lorsqu'elle tente de s'échapper à nouveau qu'elle réalise qu'elle a une chance de vivre une vie meilleure, une vie où les abus ne sont pas quotidiens. Xander Reynolds, Alpha de la meute Lunar Shadow, la retrouve lorsqu'elle est emmenée dans ses cellules en tant que prisonnière intruse. Connu comme l'Alpha le plus fort du continent, il fait tout ce qu'il peut pour protéger sa compagne. Le seul problème, c'est qu'elle est trop marquée émotionnellement pour qu'il le laisse faire. Sa réputation sombre et violente est la seule chose que Charlotte connaisse de lui. Les souvenirs de leur enfance ensemble ont été chassés de son esprit. Traumatisée et angoissée, elle a du mal à faire tomber ses murs. Sa vraie maison est avec un homme dont elle ne se souvient pas et un frère dont elle aimerait se souvenir. Xander peut-il faire en sorte que sa compagne l'aime ? Ou Charlotte laissera-t-elle son passé les séparer ?
Les noces du destin

Les noces du destin

Prologue : Dans la pénombre de la vieille demeure Smith, le silence pesant semblait s'étendre, presque palpable. La grande table du dîner brillait encore des éclats des couverts en argent et des verres de cristal, témoins d'une soirée ponctuée de murmures et de regards en coin. Au centre de ce tableau familial, Edward Smith, patriarche et chef de la lignée, trônait en silence, le regard sombre fixé sur les visages de ses fils et petits-enfants. L'annonce de la visite inattendue de la famille Anthony avait laissé un goût amer dans l'air. Cette famille déchue, autrefois proche alliée, venait réclamer l'application d'un accord de mariage ancien, comme une dette oubliée, qu'Edward espérait ne jamais voir resurgir. En observant ses petites-filles, Stellah et Stacey, qui tentaient de défendre leur avenir, il ne pouvait s'empêcher de ressentir un mélange de frustration et de désarroi. Leur révolte était prévisible, légitime même, mais l'accord ancestral était inéluctable. C'est alors que la tension monta d'un cran, lorsque Richard, son fils cadet, désigna froidement Sandra, la plus jeune petite-fille, pour honorer ce mariage imposé. Sandra, la fille d'Andrew, celle que tous avaient dénigrée en silence, celle dont l'existence dans la famille n'était que tolérée. Son retour après dix-huit ans d'absence n'avait fait qu'amplifier le mépris à son égard, comme si elle représentait à elle seule les erreurs et les hontes de la lignée. Les regards se tournèrent vers Sandra. Cette dernière, d'un calme glacial, écouta les injures et le mépris qui fusaient de toute part. Les reproches, les mots cruels de ses grands-parents et oncles pleuvaient, tentant de la réduire à l'ombre qu'ils s'étaient évertués à voir en elle. Mais au milieu de cette tempête, elle se leva, silencieuse, et marcha lentement vers eux. Son visage impassible cachait une détermination que nul n'avait anticipée. - Je vais épouser Levy Anthony, déclara-t-elle d'une voix implacable, coupant court à toutes les protestations. L'effet fut immédiat : la pièce entière plongea dans un silence choqué. Et dans ce calme soudain, Sandra posa ses conditions, son regard défiant la famille entière. Elle avait accepté, oui, mais elle n'était pas sans armes. Les mots froids de Sandra firent frémir l'assemblée, rappelant à chacun l'ultimatum inscrit dans l'accord ancestral : si une des petites-filles refusait de s'unir aux Anthony, la fortune des Smith s'évanouirait dans des œuvres de charité, anéantissant la vie de privilèges à laquelle ils étaient accrochés. Ce soir-là, la maison des Smith fut témoin d'une scène qui changerait le cours de son héritage, où un simple accord allait sceller les destins et révéler l'inflexible volonté d'une jeune femme longtemps rejetée, mais qui allait, contre toute attente, renverser les règles de cette famille.
Le Lys Noir du Secret

Le Lys Noir du Secret

Le flash de mon téléphone a illuminé "Le Salon Secret", un groupe Telegram grouillant de photos volées de femmes. Mon cœur, déjà lourd de dégoût, a failli s'arrêter lorsqu'une nouvelle image est apparue, accompagnée d'une légende glaçante : "Nouvelle acquisition : la muse d'un artiste, pure et intouchable !" Le masque vénitien ne cachait pas l'évidence : cette broche en forme de lys, offerte à ma femme Juliette pour notre anniversaire de mariage, était épinglée sur sa nuisette de soie noire. Mes doigts tremblants ont zoomé. Ce grain de beauté juste au-dessus de sa lèvre… C'était elle. Juliette. Ma Juliette, la discrète curatrice d'art, était exposée comme un vulgaire objet. Les commentaires obscènes ont commencé à affluer, chaque mot un coup de poing. "Magnifique. Combien pour une nuit ?" Mon monde s'est effondré sous le poids de cette trahison inimaginable. Au même instant, un message d'elle est apparu : "Je vais devoir rester tard à la galerie. Ne m'attends pas. Je t'aime." Ces mots, d'ordinaire si doux, brûlaient désormais. Le doute me rongeait. Pourquoi ? Comment était-ce possible ? Étais-je aveugle ? J'ai engagé un détective. Les photos reçues ont brisé le peu qui restait de mon cœur : Juliette riant avec cet homme, "KFowler", entrant avec lui dans un hôtel de luxe. Puis, le choc ultime : ce même KFowler n'était autre que l'utilisateur qui avait posté les photos de ma femme. Elle n'était pas une victime, mais une complice de sa propre humiliation. La fureur m'a envahi en temps que je lisais un message de "Le Baron", le cerveau du réseau : "La prochaine fois, je veux une expérience plus... complète. Drogue-la. Je veux qu'elle soit totalement soumise." Et la réponse de KFowler : "J'organise un 'vernissage privé' dans un hôtel ce soir." La trahison se transformait en danger mortel. Animé d'une rage impuissante, j'ai couru pour la sauver, mais c'est là que j'ai été assommé par KFowler, le frère de Juliette, pour mieux protéger... leur plan de vengeance !
Chloé, l'Ombre Toxique

Chloé, l'Ombre Toxique

La soirée annuelle de Lambert Construction battait son plein, et je me tenais en retrait, observant mon mari, Jean-Luc, dans son élément, le roi de sa cour. Dans ma poche, le "Bleu de France", un timbre précieux légué par mon grand-père résistant, fragment de notre histoire et symbole de courage, me rassurait. J'étais prête à lui offrir, en secret, mes projets paysagers novateurs, prouvant ma valeur au-delà de mon rôle d'épouse discrète. Soudain, mon cœur se glaça : Jean-Luc s'approcha de Chloé, sa jeune stagiaire aux allures fragiles, et lui offrit une petite boîte. À l'intérieur, je reconnus le "Bleu de France", le même timbre que je lui avais montré, partageant l'histoire sacrée de mon grand-père. Chloé, d'un geste délibéré, planta une épingle au centre, déchirant le papier ancien, puis, feignant la maladresse, renversa du champagne dessus, souillant à jamais mon héritage. Jean-Luc me saisit, me traitant d'hystérique, balayant la valeur sentimentale du timbre, tandis qu'il consolait Chloé, sa voix pleine de tendresse pour cette manipulatrice. Ma douleur était indicible, mais sa sentence résonna : "Ce n'est qu'une vieille babiole sans valeur… une antiquité poussiéreuse d'un vieil homme qui jouait les héros." Les mots m'anéantissaient : il n'avait pas seulement détruit ma fierté, il avait souillé la mémoire de l'homme que je respectais le plus, l'accusant de "jouer les héros". Il partit avec elle, me laissant à genoux, mon héritage en ruine entre les mains, sous les regards curieux des invités. La nuit suivante, il ne rentra pas, et un appel révéla l'horrible vérité : Chloé répondait depuis son téléphone, se moquant du "timbre ridicule." Puis, la demande la plus monstrueuse : Jean-Luc, en toute arrogance, m'ordonna de donner mon sang à Chloé, prétendument malade, afin de lui sauver la vie. Il m'attendait dans le parking, sa rage explosive, ses mains brutales sur mon bras, sa gifle retentissant dans le silence, la dernière illusion de notre mariage brisée. Kidnappée, droguée dans sa Porsche, j'avais manqué ma présentation cruciale pour les "Jardins Suspendus", mon espoir d'indépendance, volé. À mon réveil à l'hôpital, le pansement sur mon bras confirma l'horreur : ils avaient pris mon sang de force. Chloé entra, radieuse, la parure de diamants que Jean-Luc m'avait refusée à son poignet, se pavanant avec une fausse sollicitude. Ma rage froide devint glaciale. Quand Jean-Luc éclata de fureur contre moi, tandis que Chloé simulait une chute pour l'accuser, mon regard tomba sur son téléphone. Il y affichait le collier que j'avais dessiné pour notre anniversaire, maintenant commandé pour Chloé avec leurs initiales entrelacées et des diamants roses. Cette dernière trahison, intime et personnelle, fut le coup de grâce : avant l'évanouissement, une résolution naquit. Il voulait la guerre, et je serai son champ de bataille, transformant mes projets volés en ses armes.