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Sa plaisanterie cruelle, mon cœur brisé

Sa plaisanterie cruelle, mon cœur brisé

J'ai tout fait pour Damien, mon meilleur ami d'enfance. Sa promesse – « Retrouve la ligne, Léna, et je t'emmène au bal de promo » – était la seule chose qui comptait. Je me suis affamée, j'ai couru jusqu'à l'épuisement, tout ça pour l'avenir qu'il faisait miroiter devant moi. Mais le jour de son anniversaire, le gâteau que j'avais préparé à la main, j'ai surpris la vérité. La promesse n'était qu'une blague cruelle. Pour lui et sa vraie petite amie, Gigi, je n'étais qu'une « grosse truie » dont les tentatives désespérées pour l'impressionner étaient « hilarantes à regarder ». Ils ne se sont pas arrêtés là. Ils m'ont fait accuser de harcèlement, et Damien a publiquement nié avoir jamais tenu à moi. Il a ensuite fait révoquer ma bourse d'excellence pour Sciences Po avec un rapport malveillant et a laissé Gigi placarder mes lettres d'amour les plus intimes dans tout le lycée. Je suis devenue une paria, une « garce manipulatrice et complètement tarée ». Le garçon que j'avais aimé toute ma vie, celui qui était censé être mon protecteur, avait orchestré ma destruction totale et absolue juste pour s'amuser. Pourtant, il s'attendait toujours à ce que je le suive à la fac. Alors, quand il m'a appelée le jour de la rentrée, vibrant d'excitation pour notre avenir commun, je l'ai laissé divaguer sur nos projets. Puis, j'ai calmement brisé son fantasme. « Je ne suis pas là, Damien. »
La Vengeance Aigre-douce de la Femme Délaissée

La Vengeance Aigre-douce de la Femme Délaissée

J'étais l'épouse parfaite pour mon mari producteur, Adrien, supportant sa froideur et ses infidélités pour une seule raison : sa promesse de publier le précieux catalogue de chansons de mon défunt père. Puis, lors d'une soirée mondaine bondée, je l'ai vu embrasser sa maîtresse, la starlette Désirée, à la vue de tous. L'humiliation m'a fait m'effondrer, et je me suis réveillée dans un lit d'hôpital face à une vérité choquante : j'étais enceinte. Adrien a utilisé notre enfant à naître comme une laisse, jouant le rôle d'un mari dévoué tout en continuant secrètement sa liaison. Sa maîtresse est devenue plus audacieuse, s'introduisant chez nous après m'avoir narguée avec des photos d'eux à Tokyo. « Ce bébé n'est qu'un obstacle de plus », a-t-elle murmuré, les yeux remplis de haine, en se jetant sur moi. Dans la lutte, elle m'a poussée dans notre grand escalier. La chute fut un enchaînement de chocs sourds et d'une douleur aiguë et fulgurante. J'ai perdu mon enfant. La seule chose qui me liait encore à lui avait disparu, volée par sa cruauté et sa jalousie. Les années de ses mensonges et de ma souffrance silencieuse se sont cristallisées en un unique et glacial objectif. Quand Adrien s'est agenouillé près de mon lit d'hôpital, sanglotant et implorant mon pardon, je n'ai rien ressenti. J'ai simplement pris le téléphone et appelé mon avocat. « Je veux le divorce », ai-je dit, ma voix glaciale. « Et je vais tout reprendre. »
La prison dorée du mari obsessionnel

La prison dorée du mari obsessionnel

Après trois ans passés dans l'ombre, à être son secret inavouable, j'avais enfin eu droit au mariage de conte de fées dont j'avais toujours rêvé. Mon mari, Gabriel Delacroix, s'était enfin libéré de l'emprise toxique de sa famille. Il m'avait choisie, moi. Enceinte de ses jumeaux, j'avais traversé la France en avion pour lui faire une surprise lors de son voyage d'affaires. Je ne m'attendais pas à surprendre une conversation avec son meilleur ami. — Elle est trop gentille, disait-il d'une voix détachée. C'est comme un chewing-gum qui a perdu toute sa saveur. Ses mots ont pulvérisé mon monde. L'homme qui s'était agenouillé à mes pieds, les larmes aux yeux, en me promettant l'éternité, ne voyait en moi qu'une commodité fade et sans intérêt. La trahison était si absolue, si cruelle, que je me suis rendue à l'hôpital le lendemain même. J'ai mis fin à ma grossesse. Quand il l'a découvert, son amour s'est mué en une obsession sombre et terrifiante. Il m'a enfermée dans notre penthouse, prisonnière d'une cage dorée. — Je pourrais te donner quelque chose, chuchotait-il, les yeux brillant d'une lueur effrayante. Quelque chose pour t'aider à oublier. Pour te rendre heureuse à nouveau. Il prévoyait de me droguer, d'effacer ma mémoire et ma douleur, pour faire de moi sa poupée parfaite et souriante pour l'éternité. Mais il m'avait sous-estimée. J'avais mon propre plan.
La femme qu'il a voulu effacer

La femme qu'il a voulu effacer

Mon médecin m'a annoncé qu'il me restait deux semaines avant qu'un hématome cérébral n'efface tous mes souvenirs. J'ai appelé mon mari, Grégoire, mon roc, désespérée, cherchant son réconfort. Il m'a raccroché au nez. Un SMS a suivi : « Viens à la Galerie Aurore. Maintenant. » Là-bas, j'ai été droguée, déshabillée, et exposée sur un piédestal rotatif, transformée en installation artistique vivante pour sa maîtresse, Béryl. Il regardait depuis la foule, souriant, et l'a embrassée pendant que le public applaudissait mon humiliation. Quand j'ai découvert que j'étais enceinte, il a caché l'échographie. Puis, pour le prochain « concept artistique » de Béryl, il a envoyé ses hommes me traîner à l'hôpital et m'a forcée à avorter de notre enfant. Il a exposé le corps de notre bébé dans la galerie. Après avoir été enlevée par des hommes engagés par Béryl, je l'ai appelé une dernière fois, le suppliant de me sauver la vie alors qu'ils me tenaient au-dessus d'une falaise. Il était avec elle. « Arrête ce cirque », a-t-il dit, exaspéré, avant de raccrocher. Ils ont coupé la corde, et j'ai plongé dans la mer glaciale. Mais je ne suis pas morte. Je me suis réveillée à Florence, sans mémoire, avec un nouveau nom, et un homme bienveillant nommé Côme qui m'a soignée jusqu'à mon rétablissement. Deux ans plus tard, je suis revenue à Paris au bras de Côme, prête pour notre fête de fiançailles. Et je l'ai vu dans la foule, les yeux écarquillés d'incrédulité. « Adelia ? » a-t-il murmuré, son visage un masque d'espoir et d'horreur. « C'est vraiment toi ? »
L'Orpheline Oubliée, l'Héritière Retrouvée

L'Orpheline Oubliée, l'Héritière Retrouvée

J'étais Amélie, l'orpheline qui avait enfin trouvé sa place dans une famille aisée et l'amour en Louis, mon fiancé, ma lumière. Mon stage de rêve et mon mémoire de fin d'études étaient les piliers de mon avenir. Mais l'arrivée de Chloé, la « vraie » fille retrouvée des Dubois, a tout bouleversé : Louis n'a cessé de me demander de sacrifier mes rêves pour elle, du stage à ma dignité. J'ai été abandonnée malade pour qu'il s'occupe de son rhume imaginaire, mes parents adoptifs m'ont traitée de « substitut » inutile, et Chloé a orchestré ma chute publique à une fête, me forçant à une humiliation abjecte. Le pire est arrivé quand ma thèse, fruit de mes nuits blanches, fut volée et attribuée à Chloé, me valant une accusation publique de plagiat et un renvoi de l'université sous les regards méprisants de tous. Pire encore, mon père adoptif m'a giflée devant les caméras, me reniant publiquement, et Louis a laissé faire, complice silencieux de ma destruction. Comment des personnes que j'aimais pouvaient-elles me détruire si froidement, avec une telle cruauté machiavélique ? Désespérée, au bord du précipice sur le Pont des Arts, j'ai enfin compris : mon passé était un poison. J'ai jeté mon téléphone dans la Seine, scellant la fin de ma vie d'Amélie l'orpheline, pour entamer ma quête d'un nom, d'une liberté, et d'une vengeance.
La symphonie brisée

La symphonie brisée

La dernière note du concerto s'est éteinte, laissant place au tonnerre d'applaudissements qui secouait la Philharmonie. J'étais Camille Dubois, la nouvelle prodige du piano, au sommet de ma gloire. C'était le début de ma chute. Quelques mois plus tard, lors du Concours Chopin, mes doigts se sont figés, produisant une cacophonie infâme. Le public a hué, les juges m'ont regardée avec pitié, puis dégoût, m'accusant de fraude. Mon petit ami, Antoine, et ma meilleure amie, Léa, ont volé ma place sur scène. Leur performance, autrefois médiocre, était soudainement divine : c'était mon jeu, mon âme, qui sortait de leurs doigts. Ils ont gagné, j'ai tout perdu : ma carrière, ma réputation, ma raison. Déclarée folle, on m'a internée, le monde de la musique m'a oubliée. Ma première vie s'est terminée dans le silence d'une chambre blanche, hantée par une musique que je ne pouvais plus jouer. Comment mon talent, ma passion, avaient-ils pu s'échapper ainsi ? Pourquoi m'avaient-ils trahie de la sorte ? Une douleur fulgurante m'a tirée d'un abîme de ténèbres. J'ai ouvert les yeux, la lumière crue d'un néon m'a aveuglée. J'étais à l'infirmerie de mon conservatoire, plus jeune, plus faible. Antoine est entré, son visage inquiet, mais une autre voix a résonné dans ma tête, froide et calculatrice : "[Enfin. J'espère que sa chute ne va pas endommager le système. On est si près du but.]" J'ai figé. Je pouvais entendre leurs pensées. Ce n'était pas un délire, ce n'était pas ma folie. C'était la vérité : mon talent était siphonné par un "système", pour leur profit. J'avais une seconde chance. Et cette fois, je n'allais pas être la victime. J'allais être leur cauchemar.
Renaître pour mon Fils

Renaître pour mon Fils

À la mairie, ma voix est calme, ferme, alors que je prononce les mots : « Je veux divorcer. » Pourtant, une douleur familière me serre le cœur : le souvenir de ma vie passée, où mon fils, Léo, est mort de faim, de maladie, de négligence. Après lui, je suis morte de chagrin. Je savais ce qui allait arriver : l'emprise de Sophie, la descente aux enfers. Étienne, mon mari, capitaine de gendarmerie respecté, a juré de ne rien nous faire manquer, à Léo et à moi. Mais ses promesses se sont évaporées, étouffées par la culpabilité qu'il ressentait pour Sophie, la veuve de son frère. Les allocations de Léo finissaient dans la poche de Sophie, les jouets pour Chloé, alors que Léo portait des vêtements usés. La gifle qu'Étienne a infligée à Léo en public, aveuglé par les mensonges de Sophie, a scellé notre destin. Le souvenir le plus atroce : la fois où Sophie a forcé Léo à subir des tests douloureux, pour le seul bénéfice de sa propre fille, l'affaiblissant dangereusement. Cette fois, les choses seraient différentes. Je portais ce fardeau, cette terrible prescience de l'avenir. Je savais ce qui nous attendait si je restais avec lui : la mort certaine de mon enfant. La panique montait, la même qui m'avait étranglée sur mon lit d'hôpital après la première perte de Léo. Comment pouvais-je laisser cela arriver encore ? Puis, une seconde chance m' a été offerte, une opportunité inouïe. Pour sauver mon fils. J' ai pris sa petite main. « Léo, mon chéri, on va faire un pari. » « Si papa, quand il rentre, vient nous voir en premier, maman ne divorcera pas. » Je savais que c' était un pari perdu d' avance. Mais Léo devait le voir pour lui-même, et ma détermination à le sauver devait être absolue. Quand Étienne est rentré, il a tourné les talons vers la maison de Sophie, sans même un regard pour nous, son panier de courses à la main. Léo a laissé tomber son dessin, une larme silencieuse coulant sur sa joue, confirmant l'amère vérité. Le pari était, comme prévu, perdu. Ma colère est devenue froide et tranchante, ma résolution inébranlable. Je devais partir. Pour Léo, je devais le sauver à tout prix. Peu importe les sacrifices.