Le cri de la Cagouille

Le cri de la Cagouille

promotion

5.0
avis
53
Vues
27
Chapitres

En cette fin de XVIIIe siècle, à la veille de la terreur, l'horreur sévit déjà en Charente. L'antique domaine seigneurial de La Vallade, où tout semblait figé depuis toujours, s'avère le théâtre de crimes en série. La légende de la Cagouille est née. Ce meurtrier qui laisse des traces de sang visqueuses et effrayantes sur ses victimes est-il un simple fou en cavale ou poursuit-il un but précis ? Les secrets inavouables ensevelis dans la mémoire des propriétaires du domaine en sont-ils la cause ? Le club politique que Guy de Vallade a constitué avec ses amis Amaury des Arnauds et Jehan des Briasses a-t-il un rapport avec ces atrocités ? Il n'est pourtant pas homme à se laisser crouler sous le poids des remords. Il faut agir et sauver le domaine ! À PROPOS DE L'AUTEUR Encouragé par son père, Louis Harpedanne a lu très jeune les œuvres de Francis Jammes. Les romans des XIXe et XXe siècles ont été ses modèles de jeunesse du fait de la diversité des imaginaires et la qualité de l'écriture. Ayant entamé, des années plus tôt, l'écriture du roman Le cri de la Cagouille avec ses deux frères, il a fallu attendre l'heure de la retraite pour que les sirènes de la littérature l'appellent à nouveau. L'aventure ne fait que commencer...

Chapitre 1 No.1

À mes enfants et mes petits-enfants que j'aime tendrement,

À mes parents qui m'ont transmis l'amour de la famille,

À mes ancêtres sans qui je n'existerais pas...

À tous mes descendants qui auront la lourde tâche d'inventer l'avenir sans nier leur passé,

Je dédie ce roman.

Préface

Le 31 décembre 2010, une de mes nièces célébrait son mariage en terre provençale. La réception avait été organisée dans une grange immense, aménagée pour l'occasion. La fête battait son plein, auréolée de mille petits lumignons étincelants pour fêter aussi le passage à la nouvelle année ; j'étais installé à la table de mon frère Patrick, père de la mariée, et de mon autre frère Olivier. Patrick était atteint d'une grave maladie ; celle qui nous rend tous malheureux et impuissants face à l'adversité. Sachant notre frère condamné à plus ou moins brève échéance, nous aurions voulu mieux l'entourer. Hélas ! la vie nous avait obligés à habiter dans trois régions de France différentes.

Quelques couples s'élançaient déjà au rythme des premiers rocks de la soirée lorsqu'Olivier, tout en levant son verre en l'honneur des mariés, lança à notre oreille captive, la proposition d'écrire un roman à trois plumes. Idée lumineuse, car tous trois avions besoin de nous sentir plus proches tout du moins par le cœur ; on créerait ainsi entre nous une sorte de fraternité d'action, un lien volontaire qui viendrait sublimer celui que nous a donné notre sang commun.

Je n'avais personnellement aucune idée arrêtée en tête, ni d'ailleurs une envie d'écrire un roman qui se situerait à une époque ou dans une région particulière. Dans un grand éclat de rire, nous avons pris tous trois le risque de laisser Olivier choisir le sujet !

Et c'est ainsi que Le cri de la Cagouilleest né. Sous la plume d'Olivier, les premiers personnages commençaient à s'animer dans l'ouest de la France sur fond de révolution.

L'exercice se montra plus difficile qu'il n'y paraissait à première vue, car aucune trame n'était construite préalablement, chacun poursuivant le chemin dessiné par l'autre, en tentant de deviner et de respecter scrupuleusement sa pensée... Finalement, le premier chapitre eut raison de notre enthousiasme. Le roman fut rangé dans un coin lumineux de ma mémoire, parmi mes meilleurs souvenirs. Je disais au revoir à ces personnages que j'aimais déjà ; mais je n'arrivais pas à accepter de les voir rejoindre le monde désolé des héros endormis à jamais

Mon activité professionnelle prenait trop de place dans ma vie et faute de temps, j'abandonnais à regret ce beau projet en me jurant de le reprendre à ma retraite.

Mon frère aîné nous a quittés cinq ans plus tard, entouré de l'amour de sa femme et de ses enfants. Beaucoup de larmes coulèrent en ce funeste mois de novembre

Puis l'heure de la retraite sonna pour moi, avec son lot de questions sur le sens et l'utilité de ma vie dorénavant.

L'idée d'écrire m'apparut tout à coup nécessaire : mourir lentement ou renaître par l'écriture devenait LE choix devant lequel je me trouvais... Je cherchais alors un sujet de roman qui serait entièrement de ma composition.

Je commençais donc à écrire une histoire imaginaire se situant sous le Second Empire ; mais je ne pouvais m'empêcher de penser au cri de la Cagouille

Il me manquait cependant une sorte d'étincelle pour secouer la poussière et les larmes qui étaient encore attachées à son premier chapitre.

C'est alors que je fis la connaissance d'une jeune romancière, Florence Tholozan ; elle venait juste de publier un premier roman. Je m'armais d'audace pour lui demander de bien vouloir lire les quelques pages déjà écrites. Elle ne tarda pas à me répondre en des termes enthousiastes et me prodigua des conseils utiles et bienveillants. J'avais enfin ma motivation. C'était en juillet 2020, entouré de mes enfants venus me voir pour les vacances, de leur affection et de leurs encouragements dans ce projet.

Deux mois plus tard, alors que je me trouvais à nouveau seul face à moi-même, je m'obligeais, pour éviter de sombrer dans l'inactivité, à allumer mon ordinateur. Je commençais mes premières recherches sur cette Révolution fondatrice du nouvel ordre social en France et sur les terribles soulèvements qu'elle avait provoqué dans le bocage vendéen. Au-delà du contexte général et du caractère propre à chaque personnage, je voulais faire ressortir des traits communs à toute l'humanité, quels que soient l'époque et le lieu. Les émotions du XXIesiècle doivent bien ressembler à celles éprouvées au dix-huitième. Cette universalité me rapprochait aussi de mes propres ancêtres comme de mes contemporains vivant sous d'autres cieux.

Mes enfants m'avaient fait promettre de leur faire lire ce que j'écrivais au fur et à mesure, à la façon d'un feuilleton à suspense. Leur amour filial se manifesta alors par des encouragements qui m'étaient précieux. Puis à la suite d'une heureuse rencontre avec Alix Partam qui était alors sur le point de faire éditer son deuxième roman, je trouvais un second souffle. Sa gentillesse, son amitié et ses recommandations m'ont aidé à prendre de l'assurance sur ce chemin épineux de la création. Ma traversée du désert, semée d'embûches, me parut alors nécessaire et acceptable.

La lueur de l'oasis tant espérée allait finalement éclairer la fin de mon ouvrage : Marie-Christine Mancini, une amie très chère, que je sais exigeante sur la langue, accepta de lire un des chapitres. Je ne méritais sans doute pas tous les compliments qu'elle me fit, mais ils m'allèrent droit au cœur. L'amitié a cette belle caractéristique de forcer le trait...

Enfin, Édith Triaud, une amie d'enfance qui m'a soutenu dans mes difficultés et mes modestes espoirs littéraires m'invita un jour à déjeuner en compagnie d'amis communs, Patrick et Marie-Louise Lezongar. Marie-Louise a passé de nombreuses années dans l'édition. Elle m'a généreusement proposé d'effectuer le travail de relecture, si ingrat mais tellement nécessaire. Je lui en suis infiniment reconnaissant.

À mes frères Patrick et Olivier, à mes enfants, à Florence, Alix, Marie-Christine, Édith, Marie-Louise et Patrick, je veux manifester ici ma gratitude et mon immense affection.

Belmont, le 29 mai 2021

Continuer

Autres livres par promotion

Voir plus

Inspirés de vos vus

Enceinte du milliardaire, je détruis ceux qui m'ont trahie

Enceinte du milliardaire, je détruis ceux qui m'ont trahie

Moon
5.0

Pendant cinq ans, j'ai joué le rôle de l'épouse trophée de Julien Vianney, souriant docilement à ses côtés lors des galas pendant qu'il volait mes brevets pour bâtir son empire biotech. Tout a basculé le soir de notre anniversaire, quand j'ai découvert qu'il me trompait avec Écarlate de Versailles et qu'il me considérait comme une simple « poule aux œufs d'or » à garder dans l'ombre. Julien m'a jetée à la rue comme un déchet, gelant mes comptes et me traitant de moins que rien, tandis que sa mère m'humiliait devant toute la haute société. J'ai alors compris que la mort de mes parents n'était pas un accident, mais un meurtre orchestré par les Vianney pour s'emparer de mes recherches. Comment avais-je pu cacher mon génie et mon identité secrète d'artiste, « La Tisseuse d'Étoiles », pour un homme qui n'aimait que mon code source ? La haine a remplacé la soumission, une fureur froide nourrie par la trahison la plus abjecte. J'ai alors repris mon nom, le Dr Évelyne Lépine, et j'ai rejoint Aristide de Beaumanoir, le rival le plus féroce de mon ex-mari. Désormais enceinte de l'héritier Beaumanoir, je ne vais pas seulement divorcer : je vais démanteler l'empire de Julien, molécule par molécule, jusqu'à ce qu'il pourrisse dans une cellule de haute sécurité. La révolution commence maintenant. L'architecte est de retour, et elle a soif de justice. Personne ne touche à ce qui m'appartient.

Ma sœur m'a volé mon compagnon, et je l'ai laissé faire

Ma sœur m'a volé mon compagnon, et je l'ai laissé faire

PageProfit Studio
5.0

« Ma sœur menace de prendre mon compagnon. Et je la laisse le garder. » Née sans louve, Séraphina est la honte de sa meute-jusqu'à ce qu'une nuit d'ivresse la laisse enceinte et mariée à Kieran, l'Alpha impitoyable qui n'a jamais voulu d'elle. Mais leur mariage d'une décennie n'était pas un conte de fées. Pendant dix ans, elle a enduré l'humiliation : pas de titre de Luna. Pas de marque de lien. Seulement des draps froids et des regards encore plus glacials. Lorsque sa sœur parfaite est revenue, Kieran a demandé le divorce le soir même. Et sa famille était ravie de voir son mariage brisé. Séraphina n'a pas combattu mais est partie en silence. Cependant, lorsque le danger a frappé, des vérités choquantes ont émergé : ☽ Cette nuit-là n'était pas un accident ☽ Son « défaut » est en réalité un don rare ☽ Et maintenant, chaque Alpha-inclus son ex-mari-voudra la revendiquer Tant pis, elle en a assez d'être possédée. *** Le grondement de Kieran vibrait à travers mes os alors qu'il me plaquait contre le mur. Sa chaleur transperçait les épaisseurs de tissu. « Tu penses que partir est aussi simple, Séraphina ? » Ses dents effleurèrent la peau intacte de ma gorge. « Tu es à moi. » Une paume brûlante glissa le long de ma cuisse. « Personne d'autre ne te touchera jamais. » « Tu as eu dix ans pour me revendiquer, Alpha. » Je découvris mes dents en un sourire. « C'est drôle comme tu te rappelles que je suis à toi... seulement quand je m'éloigne. »

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre