L'Amant dans le Frigo

L'Amant dans le Frigo

Felix Drake

5.0
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Je n'aurais jamais dû ouvrir ce congélateur. Ce soir-là, tout était normal ; ma femme, Chloé, était en retard et j'avais faim. J'y ai trouvé une petite boîte blanche dissimulée, qui contenait un flacon avec une étiquette : «Chloé Leclerc» et «Marc Dupont», suivi de «Embryon - J5». Marc Dupont, son ancien professeur de danse, celui qu'elle prétendait détester. Le mot «embryon» m'a coupé le souffle. Chloé est arrivée, son sourire s'est figé en voyant la boîte dans ma main. «Qu'est-ce que tu fais avec ça ?» a-t-elle murmuré, avant de me l'arracher, le visage blême de terreur. «Tu n'avais pas le droit ! Tu fouilles dans mes affaires maintenant ?» Son accusation violente a confirmé mes craintes, ce n'était pas un simple objet. J'ai tenté de garder mon calme, mais mon cœur battait à tout rompre. «Qu'est-ce que c'est, Chloé ?» Elle a détourné le regard, incapable de me faire face. «Ça ne te regarde pas. C'est personnel.» Elle a remis la boîte au fond du congélateur, s'efforçant de paraître indignée. «Après toutes ces années, tu ne me fais pas confiance ?» L'ironie m'a fait ravaler une rage amère. «Je voulais juste des glaçons», ai-je répondu d' une voix morte. «Le dîner est prêt ?» Elle était décontenancée par mon calme glaçant. Elle est partie, me laissant seul ; notre mariage venait de mourir, là, dans ma cuisine. J'ai repensé à Marc Dupont, à toutes les fois où Chloé se plaignait de lui, et à mon aveugle confiance. J'avais refusé une promotion, payé ses cours, tout pour son bonheur. Puis l'horrible vérité m'a frappé : c'était moi qui l'avais poussée à continuer les cours, j'avais encouragé sa liaision. J'étais l'architecte de ma propre destruction. J'avais payé pour que ma femme me trompe, et conservé l'embryon de son amant dans notre congélateur. Il fallait que je sache, il fallait que je voie. Le lendemain, je l'ai suivie jusqu'au studio de danse. Puis Marc Dupont est sorti, me jetant un regard narquois. Quelques minutes plus tard, Chloé l'a rejoint. Mon cœur s'est arrêté. Elle est allée droit sur lui, et il l'a embrassée, un baiser long et passionné. Ils sont partis ensemble, comme le couple le plus normal du monde. J'ai senti la rage monter en moi ; tout ce qu'elle m'avait dit n'était que mensonges. Je les ai trouvés dans un café, et j'ai écouté leurs voix brisées. «...fatiguée de faire semblant», disait Chloé. «Antoine a vu la boîte hier.» Mon sang s'est glacé. Marc a répondu : «C'est un brave type, un peu naïf. Il va gober ce que tu lui diras.» Puis Chloé a ricané : «Tu sais le plus drôle ? C'est lui qui m'a poussée à rester dans ton cours.» Ils se moquaient de ma gentillesse, de mon amour. Je n'en pouvais plus, les larmes coulaient sur mon visage. Je devais agir.

Introduction

Je n'aurais jamais dû ouvrir ce congélateur.

Ce soir-là, tout était normal ; ma femme, Chloé, était en retard et j'avais faim.

J'y ai trouvé une petite boîte blanche dissimulée, qui contenait un flacon avec une étiquette : «Chloé Leclerc» et «Marc Dupont», suivi de «Embryon - J5».

Marc Dupont, son ancien professeur de danse, celui qu'elle prétendait détester.

Le mot «embryon» m'a coupé le souffle.

Chloé est arrivée, son sourire s'est figé en voyant la boîte dans ma main.

«Qu'est-ce que tu fais avec ça ?» a-t-elle murmuré, avant de me l'arracher, le visage blême de terreur.

«Tu n'avais pas le droit ! Tu fouilles dans mes affaires maintenant ?»

Son accusation violente a confirmé mes craintes, ce n'était pas un simple objet.

J'ai tenté de garder mon calme, mais mon cœur battait à tout rompre.

«Qu'est-ce que c'est, Chloé ?»

Elle a détourné le regard, incapable de me faire face.

«Ça ne te regarde pas. C'est personnel.»

Elle a remis la boîte au fond du congélateur, s'efforçant de paraître indignée.

«Après toutes ces années, tu ne me fais pas confiance ?»

L'ironie m'a fait ravaler une rage amère.

«Je voulais juste des glaçons», ai-je répondu d' une voix morte. «Le dîner est prêt ?»

Elle était décontenancée par mon calme glaçant.

Elle est partie, me laissant seul ; notre mariage venait de mourir, là, dans ma cuisine.

J'ai repensé à Marc Dupont, à toutes les fois où Chloé se plaignait de lui, et à mon aveugle confiance.

J'avais refusé une promotion, payé ses cours, tout pour son bonheur.

Puis l'horrible vérité m'a frappé : c'était moi qui l'avais poussée à continuer les cours, j'avais encouragé sa liaision.

J'étais l'architecte de ma propre destruction.

J'avais payé pour que ma femme me trompe, et conservé l'embryon de son amant dans notre congélateur.

Il fallait que je sache, il fallait que je voie.

Le lendemain, je l'ai suivie jusqu'au studio de danse.

Puis Marc Dupont est sorti, me jetant un regard narquois.

Quelques minutes plus tard, Chloé l'a rejoint.

Mon cœur s'est arrêté.

Elle est allée droit sur lui, et il l'a embrassée, un baiser long et passionné.

Ils sont partis ensemble, comme le couple le plus normal du monde.

J'ai senti la rage monter en moi ; tout ce qu'elle m'avait dit n'était que mensonges.

Je les ai trouvés dans un café, et j'ai écouté leurs voix brisées.

«...fatiguée de faire semblant», disait Chloé. «Antoine a vu la boîte hier.»

Mon sang s'est glacé.

Marc a répondu : «C'est un brave type, un peu naïf. Il va gober ce que tu lui diras.»

Puis Chloé a ricané : «Tu sais le plus drôle ? C'est lui qui m'a poussée à rester dans ton cours.»

Ils se moquaient de ma gentillesse, de mon amour.

Je n'en pouvais plus, les larmes coulaient sur mon visage.

Je devais agir.

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