Léa : Une Vie Fissurée

Léa : Une Vie Fissurée

Zevian Stone

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Chapitres

La journée de travail s'est terminée tard, l'odeur de friture encore collée à mes cheveux. Mes jambes étaient lourdes, chaque pas un effort. En rentrant dans le petit appartement miteux, mon « père » était affalé sur le canapé, une bouteille de bière vide à la main. Il a levé des yeux injectés de sang. « Tu rentres enfin ? Donne-moi l'argent. » Ma main a serré le maigre salaire dans mon sac. Une ligne de texte étrange est apparue, flottant devant mes yeux : « Pauvre Léa. Elle ne sait même pas que cet homme n'est pas son vrai père. C'est juste un acteur payé pour jouer le rôle du parent abusif. » Mon cœur a raté un battement. Qu'est-ce que ça voulait dire ? D'autres commentaires sont apparus, plus rapides, plus cruels : « Regardez ça. Pendant ce temps, sa vraie famille est en train de dîner dans un restaurant trois étoiles. » Un lien hypertexte brillant a flotté devant mes yeux : Famille Dupont. Chloé. Sœur. Ces mots ont tourné dans ma tête. Mes parents étaient morts, on me l'avait toujours dit. J'ai tapé l'adresse du lien sur mon vieux téléphone. Une vidéo en direct s'est affichée. Une famille attablée dans un décor somptueux. La femme avait mes yeux. L'homme mon nez. Et la jeune fille, Chloé, ma sœur. Mon souffle s'est coupé. Je n'étais pas fille unique. Les commentaires expliquaient : cette vie de misère, mes souffrances, tout était une "expérience sociale". Un "documentaire" pour le spectacle, pour l'argent. Ils m'avaient abandonnée. Pire, ils avaient orchestré ma douleur. Ce n'était pas la malchance. C'était un plan. Leur plan. La douleur était physique. Une oppression terrible. J'ai enfilé ma veste usée. Je me suis juré que leur petit jeu venait de prendre fin.

Introduction

La journée de travail s'est terminée tard, l'odeur de friture encore collée à mes cheveux. Mes jambes étaient lourdes, chaque pas un effort.

En rentrant dans le petit appartement miteux, mon « père » était affalé sur le canapé, une bouteille de bière vide à la main.

Il a levé des yeux injectés de sang. « Tu rentres enfin ? Donne-moi l'argent. »

Ma main a serré le maigre salaire dans mon sac.

Une ligne de texte étrange est apparue, flottant devant mes yeux : « Pauvre Léa. Elle ne sait même pas que cet homme n'est pas son vrai père. C'est juste un acteur payé pour jouer le rôle du parent abusif. »

Mon cœur a raté un battement. Qu'est-ce que ça voulait dire ?

D'autres commentaires sont apparus, plus rapides, plus cruels : « Regardez ça. Pendant ce temps, sa vraie famille est en train de dîner dans un restaurant trois étoiles. »

Un lien hypertexte brillant a flotté devant mes yeux : Famille Dupont. Chloé. Sœur.

Ces mots ont tourné dans ma tête. Mes parents étaient morts, on me l'avait toujours dit.

J'ai tapé l'adresse du lien sur mon vieux téléphone. Une vidéo en direct s'est affichée.

Une famille attablée dans un décor somptueux. La femme avait mes yeux. L'homme mon nez.

Et la jeune fille, Chloé, ma sœur.

Mon souffle s'est coupé. Je n'étais pas fille unique.

Les commentaires expliquaient : cette vie de misère, mes souffrances, tout était une "expérience sociale". Un "documentaire" pour le spectacle, pour l'argent.

Ils m'avaient abandonnée. Pire, ils avaient orchestré ma douleur.

Ce n'était pas la malchance. C'était un plan. Leur plan.

La douleur était physique. Une oppression terrible. J'ai enfilé ma veste usée.

Je me suis juré que leur petit jeu venait de prendre fin.

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