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L'Amour Après Les Larmes

L'Amour Après Les Larmes

Six ans. Six longues années que j'avais fui Paris, mon passé, et l'homme qui avait brisé ma vie. Je suis de retour pour une exposition, et là, il réapparaît, Marc Leclerc, charismatique et arrogant comme avant. Il me tend un bracelet, le même qu' il m' avait offert jadis, comme si six ans de silence et de douleur pouvaient s' effacer. Puis il dit : « On pourrait peut-être dîner ce soir. Rattraper le temps perdu. Je suis sûr que tu n' as rien de prévu. » Il ne s'était même pas douté que tout s'était effondré le jour où j'avais découvert que j'étais un simple substitut pour ma propre demi-sœur, Chloé. Le jour où il m'a jetée sous la pluie, ou pire encore, où je me suis effondrée, le ventre vide, dans une flaque de sang, tandis qu'il s'inquiétait pour une simple égratignure sur la main de Chloé. Puis, à l'hôpital, quand il a osé me supplier de donner mon sang pour elle, la femme qui m'avait fait perdre notre bébé. Il a même promis de m'épouser, croyant que je serais toujours la femme naïve qui s' accrochait à ses mensonges. Mais lorsque le médecin a révélé la vérité, que Chloé allait bien, et surtout que Marc avait confondu mon nom avec le sien, mes illusions se sont brisées. Pourquoi me l' a-t-il fait subir et comment a-t-il pu être aussi cruel ? C'est fini. Je lui ai dit : « Le bébé que j' ai perdu, c' était un garçon. Et c' était le tien. Adieu. » J' ai quitté Paris, laissant derrière moi l' ombre d' un passé douloureux. Et maintenant, il est là, essayant de me ramener avec un bracelet et des mots doux. Mais il ne sait pas que j'ai trouvé le bonheur et la paix, loin de lui, avec un autre homme, Antoine, mon mari, et que nous avons un fils, Léo. Il ne sait pas que ce fils que j'ai est un symbole de ma renaissance, pas une preuve de son passé. Et il n'est pas prêt à entendre la vérité cinglante de ma nouvelle vie, une vérité qu'il a lui-même forgée.
Neuf Ans, Puis le Néant

Neuf Ans, Puis le Néant

Neuf ans. Neuf ans que je prenais soin de Chloé, que je travaillais sans relâche pour son avenir. À 24 ans, avec son diplôme et un poste en entreprise, j'avais enfin l'impression que la vie nous souriait, qu'un nouvel appartement allait sceller notre bonheur. Mais un soir, alors que je rangeais nos cartons, elle a laissé tomber les mots qui ont fait s'écrouler mon monde : « Lucas, divorçons. » Elle a répété, imperturbable, que notre relation n' était qu' une « association de survie », que j'étais désormais obsolète pour sa nouvelle vie. Le choc fut si violent que mes mains se sont mises à trembler. Elle a sorti les papiers du divorce, insistante, pressée par un « dîner d'affaires » qui m'empêchait de lui préparer son dernier repas. « Tout est clair. Regarde-nous, Lucas. Je suis cadre dans une grande boîte, et toi, tu es... Toi. » Chaque mot était un coup de poignard. Puis, j'ai découvert la paire de mocassins italiens, taille 42, qui n'était pas pour moi, mais pour Marc, le collègue avec qui elle me trompait depuis des semaines. Elle a nié, avant d'exploser : « Il n'y a jamais eu d'amour entre nous ! Tu ne comprends pas ça ? Il n'y avait RIEN ! » Ce mot a anéanti les 3285 jours que j' avais passés à ses côtés. Mais dans cette fracture, une résolution nouvelle est née. Contre toute attente, j'ai décroché mon téléphone, et j'ai demandé à mes parents, ceux que j'avais rejetés pour Chloé, de venir me chercher. C'était la fin de l'illusion.
Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?

Dilemme : Mon bonheur ou celui de ma mère ?

PROLOGUE « Mon fils n'envie personne dans ta vie. Ne sois pas pressé. Je sais que c'est difficile de trouver du boulot actuellement dans ce pays mais tôt ou tard ça viendra. N'échange jamais ta dignité, ton éducation, ta foi pour quoi que ce soit. Surtout ne vend jamais ta dignité pour l'argent. Aies toujours confiance en toi et dis toi tant que y'a la vie, il y'a toujours l'espoir ». Les propos de ma mère quand j'venais de terminer mes études. Je m'appelle Chérif (nom d'emprunt bien sur). J'ai la trentaine et j'suis un V.A.U.C (Victime des Années à l'Université pour Chômer). Ma mère n'a ménagé aucun effort pour ma réussite. Elle est une brave dame et elle n'a jamais cessé de m'encourager. Malheureusement, un bon travail tarde à venir. J'ai collectionné des stages les uns après les autres sans être embauché. Le pire, c'est la maman qui me donnait le transport. Ne pouvant plus accepter que maman ne vit que pour moi avec son âge avancé, j'ai arrêté les stages et j'faisais de petits boulots. J'me suis lancé dans la vente du café Touba dans le coin du quartier en premier temps avant d'ajouter des beignets. La place était occupée aussi par d'autres vendeuses, y'avait Mère Nabou (vendeuse de Tiéré "Couscous", Mère Bator (vendeuse d'arachide "Guerté khott"). Une complicité s'est liée entre nous. Nous étions comme une famille. J'ai fini par faire la connaissance de Néné la fille de Mère Nabou. Une jeune fille bien éduquée, gentille, calme et posée. Avec le temps, j'suis tombé amoureux d'elle pour différentes raisons que j'évoquerai dans l'histoire. Au fil du temps, j'ai rencontré Diary, une fille qui est tombée en panne avec sa voiture devant notre lieu de travail tard dans la nuit. J'ai aidé à dépanner en appelant le mécanicien du quartier qui était un ami à moi. Elle était contente et nous avions échangé nos contacts. Avec le temps, elle est devenue proche de moi et me donnait de temps en temps un coup de main. Cette connaissance allait bouleverser ma vie paisible et simple que j'avais auparavant. Elle a fait changer le discours de maman. « Tu ne peux pas et tu ne dois pas rendre nul les efforts consentis durant des années dans la maison de ton père. J'ai sacrifié ma vie pour vous et il est temps que vous me rendez l'ascenseur. Tu ne peux pas rejeter cette belle opportunité qui vient à nous. J'vais voir si tu tiens vraiment à mon bonheur ou tu vas imposer ton égoïsme ». Tels sont les propos de ma mère à mon encontre. L'argent, encore l'argent, toujours l'argent, il a encore fait des dégâts. « Quand l'argent parle parfois la raison se tait pour l'écouter ». Bref, vous aurez les détails. Merci à Nandité d'avoir accepté de partager mon histoire.