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Seule survivante

Chapitre 2 02

Nombre de mots : 1801    |    Mis à jour : 05/04/2025

le, ce noyau de pouvoir, pulsait toujours, chaque battement résonnant comme un écho lointain au fond de son être. La forêt

lle ne comprenait pas encore. Elle sentait des racines s'enfoncer profondément sous ses pieds, s'entrelacer avec ses propres veines, et un frisson parcourut son corps

lle n'avait pas la force de formuler une pensée claire. Elle se sentait minuscule face

omprendre seule, sans pression extérieure, sans être poussée dans une direction. Mais il était aussi conscient que le temps pressait. Ils n'étaient pas seuls dans ce

Elara, comme si tu étais son sang, comme si tu faisais partie d'elle. Si tu apprends à contrôler ce pouvoir, tu

mblait si irréel, un cauchemar duquel elle ne pouvait pas se réveiller. La graine en elle grandissait à une vitesse qu'elle ne pouvait comprendre, un pou

a lentement. "Il est temps de partir. Le danger n'est

la forêt, bien qu'elle lui conférait une force étrange, était aussi remplie de dangers inconnus. Le

qu'il avait dit : "L'élue de la forêt". Un terme qui la laissait perplexe, comme une étiquette qu'elle n'avait jamais demandée. Pourtant, au fond d'elle, une part

ns ces bois, et il savait qu'Elara, avec ses pouvoirs croissants, devenait une cible. Chaque pas qu'elle faisait la rapprochait du centre même de ce mystère, et chaque mouvement pouvait pr

plus épais. Ricardo s'arrêta devant la porte, la main sur la poignée, et jeta un dernier coup d'œi

Ce que tu veux devenir. Et tu devras le faire vite. Ce n'est pas seul

ie ancienne - tout cela était trop vaste pour qu'elle puisse y comprendre quoique ce soit d'

ux se portèrent vers un coin de la pièce où des symboles étaient gravés dans le bois, des signes qu'elle ne reconnaissa

d de ses entrailles lui murmura que ce n'était que le début. La forêt l

encieuse, les mains accrochées aux bords de son manteau, ses yeux fixés sur les symboles gravés dans le bois. Ils semblaient vibrer, presque vivan

llait à travers les murs. Elle avait appris à connaître cet air épais, celui qui précède l'inattendu. La graine en elle se manifesta une no

jeune fille devait se confronter à ce qu'elle était, à ce qu'elle pourrait devenir. Il avait vu beaucoup de choses, trop peut-être, mais rien n'avait jamais été aussi lourd de cons

secret. Un souffle de vent frais entra, caressant la peau d'Elara, mais elle ne bougea pas. Elle att

. Grande, mince, avec des cheveux sombres qui semblaient se fondre dans l'ombre. Elle s'avança lentement, les

nce

apparition n'était pas un hasard. Elara la regarda intensément, cherchant des réponses dans ce regard calme mais perçant

lacée. "La forêt t'a choisie, comme elle a choisi ceux qui sont venus avant toi. Mais elle n'est pas douce. Elle t'ex

la comprenne, qu'on lui accorde son obéissance. Une frayeur sourde monta en elle à cette idée. Elle n'était qu'une jeune fille, ap

termination. "Je ne sais même pas pourquoi j'ai cette graine. Pourquoi elle

attendait ce moment. Ses yeux brillèrent briève

"Elle t'a choisie, non pas parce que tu le mérites, mais parce qu'elle a vu en toi un potentiel, un pouvoir qui

é courir le long de sa colon

choix, ma chère. Si tu veux comprendre ce pouvoir, si tu veux comprendre pourquoi la forêt t'a marquée, tu devras plonger

tention discrète, comme si chaque mouvement de Chancelle et d'Elara é

intensifient. Faust, Akhenaton, Geovanie... Ils ne cesseront jamais. Et toi, Elara, tu es le cœur

de la forêt, des murmures qui semblaient lui parler directement, l'invitant à comprendre, à acc

n'avait pas encore compris tout ce qu'elle devait faire, mais elle savait que la réponse se trouvait quelqu

d'une voix calme mais ferme. "Mo

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Seule survivante
Seule survivante
“Forêt des Murmures Quelques instants après le massacre Elle ne bougeait plus. Pas un souffle, pas un son. Le silence, elle le tenait comme un bouclier. Comme une arme. Ses genoux repliés sous elle, ses doigts sales enfoncés dans la terre humide. Autour d'elle, la sève suintait des arbres blessés, l'air empestait la cendre et la peur. Elara n'avait que cinq ans, mais son cœur battait comme celui d'une bête traquée. Sous les racines du figuier étrangleur, elle n'était qu'une ombre. Une poussière vivante dans un monde de mort. Et pourtant... elle sentait. Quelque chose grondait sous ses paumes. Pas la terre. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui respirait avec elle. - "Tais-toi...", souffla-t-elle à la voix étrangère dans sa tête. Mais la voix ne se tut pas. Elle frémissait dans la graine contre sa poitrine, battant comme un cœur. "Ils vont te trouver. Tu ne peux pas rester cachée." Des pas. Lents. Lourds. Un guerrier. À quelques mètres seulement. Elara serra les dents, ferma les yeux. Elle voulait qu'il parte. Elle voulait disparaître. Devenir une feuille. Une racine. Une ombre. Et la forêt... l'entendit. Les lianes frémirent. Une vibration étrange se répandit dans le sol, comme un souffle ancien. Le guerrier s'arrêta. - "Il y a quelque chose ici...", grogna-t-il. Une racine sortit de terre et s'enroula doucement autour de sa cheville. Il n'eut pas le temps de réagir. D'un coup sec, elle le tira en arrière. Il hurla. Mais un autre cri - plus ancien, plus sauvage - s'éleva en écho dans les arbres. Les ronces jaillirent. Serrées comme des mâchoires. Tranchantes comme des griffes. Elles s'enroulèrent autour de lui, l'étouffant, l'écrasant, l'avalant. Et Elara... ...regardait. Les yeux grands ouverts. Le visage figé. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne savait pas comment. Mais une chaleur étrange brûlait sa poitrine. La graine. La chose en elle. Elle l'avait protégée. - "Je suis toi, petite louve. Et toi, tu es mon sol." Puis le silence retomba. Plus lourd qu'avant. Plus sacré. Elara posa une main tremblante sur la racine. Elle battait toujours, comme si elle était vivante. Et au loin, dans la nuit encore rouge, la forêt toute entière sembla retenir son souffle.”