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Seule survivante

Chapitre 5 05

Nombre de mots : 1812    |    Mis à jour : 05/04/2025

o insistant, se mêlant au bruissement des feuilles et aux murmures incompréhensibles des racines sous ses pieds. C'était une douleur palpable, une urgence qui brisait la tranquillité ap

che, chaque racine savait ex

comme si l'air même de la forêt se changeait en une substance épaisse. Le cri s'intensifia, se déchirant à trav

e, dissimulée par l'ombre des arbres. Elara s'approcha prudemment, ses mouvements fluides, presque furtifs,

e. Un éclat de métal brilla brièvement dans l'obscurité, un refl

ara

ôt, celui qui l'avait aidée lors du massacre de son village. Celui qui semblait être à la fois un allié et un ennemi. Un regard rapide suffit à confirmer sa présence : il était a

ura-t-il, sa voix faible mais réso

ir avant de poser sa main sur la plaie, et immédiatement une chaleur douce se diffusa de ses doigts, s'enfonçant dans la peau de Ricardo. Ses pouvoirs se réveillaient à chaque instant, se renforça

eintée de confusion et d'inquiétude. Il avait dit des choses, des paroles cryptiques qui la hantaient

ceux qui ont du pouvoir, ceux qui portent un fardeau... et toi, Elara, tu portes plus qu'un fardeau. Tu es la clé." Il toussa violemment, sa main se posan

rober sous ses pieds. Elle avait toujours su que la forêt l'appelait, mais cette révélati

une part de magie en elle, mais cette graine qu'elle avait découverte,

là pour te protéger, Elara. Elle est là pour te détruire... ou te tra

e comprenait pas pleinement... tout cela n'était pas juste une bénédiction. C'étai

ssait à la révélation. Elle avait l'impression que chaque arbre, chaque racine, observait cette rencontre. Elle se releva lentement, son regard fixé sur Ricardo. Ell

intenait en vie s'étiolait à chaque instant. "Il y a des secrets dans cette forêt, Elara... des secrets

s oreilles, emportant avec lui les dernières paroles de Ricardo. La forêt l'appel

se dissipa lentement alors qu'elle s'éloignait, une partie d'elle partagée entre l'envie de l'aider et la nécessité de poursuivre sa quête. La forêt, vivante et palp

er une énergie ancienne et toute-puissante. Les racines, épaisses et rugueuses comme des veines de pierre, se tordaient sous ses pieds, offran

e maintenant. Elle sentait la magie s'intensifier à chaque pas, vibrer à travers la terre, remonter dans ses veines. La graine qui dormait en elle était éveillée, pulsant d'une vi

s de retour en arrière. Les paroles de Ricardo résonnaient dans son esprit, lour

ouffle se fit plus court, son cœur battant plus fort à chaque pas. Elle s'arrêta soudainement, ses yeux s'écarquillant en fixant une silhouette sombre se détachant dans l'ombre. Un homme, gr

milier, comme si elle l'avait déjà croisé dans un autre temps, dans un autre rêve. Il sourit lent

it-il d'une voix profonde et rauq

'eux. "Qui êtes-vous ?" sa voix tremblait légèrement, trahissant la surprise qui l'avait secouée. La question

ec la forêt elle-même. "Je suis un messager, comme beaucoup d'autres dans ce monde. Mais celui que tu attends, Elara, est bien plus

er sa confusion. "Je ne compren

quoi la forêt t'a choisie. Mais vois-tu, Elara, la forêt ne choisit pas. Elle t'a simplement trouvée, comme elle a trouvé tant d'autres ava

ement la tête. "Je ne veux pas de ce pouvoir. Je veux jus

victimes d'une guerre bien plus ancienne que tu ne pourrais l'imaginer. Et toi, Elara,

n esprit comme des racines invisibles. "Je... je n'ai pas choisi,"

a forêt, c'est le pouvoir que tu portes. Et ce pouvoir... il ne laissera personne l'ignorer." Il fit une pause, comme pour laisser ses mots s'imprég

ague, et dans un éclat de lumière, il se fondit dans l'o

était cet homme ? Pourquoi lui disait-il cela ? La forêt... la graine... le pouvoir qu'elle portait en elle... chaque instant passé dans cet

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Seule survivante
Seule survivante
“Forêt des Murmures Quelques instants après le massacre Elle ne bougeait plus. Pas un souffle, pas un son. Le silence, elle le tenait comme un bouclier. Comme une arme. Ses genoux repliés sous elle, ses doigts sales enfoncés dans la terre humide. Autour d'elle, la sève suintait des arbres blessés, l'air empestait la cendre et la peur. Elara n'avait que cinq ans, mais son cœur battait comme celui d'une bête traquée. Sous les racines du figuier étrangleur, elle n'était qu'une ombre. Une poussière vivante dans un monde de mort. Et pourtant... elle sentait. Quelque chose grondait sous ses paumes. Pas la terre. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui respirait avec elle. - "Tais-toi...", souffla-t-elle à la voix étrangère dans sa tête. Mais la voix ne se tut pas. Elle frémissait dans la graine contre sa poitrine, battant comme un cœur. "Ils vont te trouver. Tu ne peux pas rester cachée." Des pas. Lents. Lourds. Un guerrier. À quelques mètres seulement. Elara serra les dents, ferma les yeux. Elle voulait qu'il parte. Elle voulait disparaître. Devenir une feuille. Une racine. Une ombre. Et la forêt... l'entendit. Les lianes frémirent. Une vibration étrange se répandit dans le sol, comme un souffle ancien. Le guerrier s'arrêta. - "Il y a quelque chose ici...", grogna-t-il. Une racine sortit de terre et s'enroula doucement autour de sa cheville. Il n'eut pas le temps de réagir. D'un coup sec, elle le tira en arrière. Il hurla. Mais un autre cri - plus ancien, plus sauvage - s'éleva en écho dans les arbres. Les ronces jaillirent. Serrées comme des mâchoires. Tranchantes comme des griffes. Elles s'enroulèrent autour de lui, l'étouffant, l'écrasant, l'avalant. Et Elara... ...regardait. Les yeux grands ouverts. Le visage figé. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne savait pas comment. Mais une chaleur étrange brûlait sa poitrine. La graine. La chose en elle. Elle l'avait protégée. - "Je suis toi, petite louve. Et toi, tu es mon sol." Puis le silence retomba. Plus lourd qu'avant. Plus sacré. Elara posa une main tremblante sur la racine. Elle battait toujours, comme si elle était vivante. Et au loin, dans la nuit encore rouge, la forêt toute entière sembla retenir son souffle.”