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Seule survivante

Seule survivante

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Chapitre 1 01

Nombre de mots : 1683    |    Mis à jour : 05/04/2025

core hantée par la lueur rouge du feu, enveloppait tout d'une brume morbide. Dans cet espace où le vent s'éteignait comme u

nsion bien plus ancienne que ses cinq petites années. Autour d'elle, l'ombre des cendres volantes

s, ses sœurs, tout avait été englouti dans une mer de flammes et de chaos. Seule, elle avait échappé à la fureur. Comment ? Elle ne le savait pas, et pourtant, quelque chose en elle l'ava

is vraiment compris ? La perte était trop immense, trop étrangère. Ses doigts, couverts de terre et de cendre, s'enfonçaient lentement dans

pas réelle, pourtant, Elara savait qu'elle n'était pas seule. La voix, elle la sentait dans chaque frémissement de la forêt, da

e fais pas de bruit, n

ujours aussi oppressant, fut brisé par un bruit de pas lourds. Lentement, le bruit s'intensifia, se rapprochant. Des pas d'hommes, mais pas seulement. Quelque chose d'autre,

figé, mais attentif à chaque mouvement. Elle ne savait pas quoi faire, ne savait même pas si

ver. Tu ne peux p

t, le regard perçant cherchant dans la brume noire. Il savait qu'il n'était pas se

embla une fois encore, plus fort, plus pressant. Elle sentit un choc dans ses paumes, comme une pulsation, une force

acine s'enroula autour de son corps, puis une autre, plus grosse, plus sombre, jaillit pour le maintenir. Une ronce rugueuse jaillit du sol, tranchante, agile, comme une mâch

témoin. Elle n'avait rien fait, mais en elle, quelque chose avait réagi. Ses petites mains se referm

ite louve. Et toi

s'apaiser. Les lianes, les racines, les arbres, tout se calmait comme si la terre elle-même se félicitait d'un acte accompli. Et dan

puissant. Un secret ancien, murmuré au plus profond du sol, bien caché sous la croûte du monde. Et Elara, malgré sa petite taille, savait que la forêt l'avait cho

races de la violence qui venait d'être infligée, mais ses yeux se perdirent rapidement dans le silence imposant de la forêt. L'air semblait différent maintenant, lourd

, un phénomène qui devenait chaque jour plus réel, plus puissant. Elle l'avait d'abord ignorée, pensant que c'était simplement la douleur de la perte qui la marquait. Mais aujourd'hui, après l'événement qui venait de se dérouler, elle comp

à peu, comme si ce massacre n'avait jamais eu lieu. Mais dans ses entrailles, Elara sentait qu'elle était loin d'être une spectatrice passive de ce qui se passait. Ses mains, désormais souillées de terre et de

Elle n'était plus seulement un murmure lointain. C'était comme un so

Tu es ici pour un but, et ce but t'a

'elle entendait cette voix. Mais aujourd'hui, c'était différent. Elle sentait les racines s'enroule

se tourna lentement, une ombre filant derrière elle. Là, un mouvement attira son attent

eur d'étonnement dans ses yeux, une étincelle de reconnaissance qu'Elara ne pouvait ignorer. Il se tenait à quelques mètres d'elle, ses

ais en même temps incertaine. "Tu

était celle d'un témoin d'un phénomène bien plus vaste qu'un simple massacre. Il avait vu la forêt réagir, il avait vu c

une parole n'était nécessaire entre eux. Lui aussi avait vu, lui aussi savait. La forêt, la graine,

evant lui. "Tu as un pouvoir," dit-il d'une voix plus douce cette fois, un mélange de cu

t avec certitude. La forêt avait fait son choix. Elle avait décidé qu'Elara serait son instrument. Et même si la petite fille n'en comprena

"Tu es... l'élue de la forêt," murmura-t-il, comme une révélation. "

de baisser les yeux, le poids de son de

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Seule survivante
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“Forêt des Murmures Quelques instants après le massacre Elle ne bougeait plus. Pas un souffle, pas un son. Le silence, elle le tenait comme un bouclier. Comme une arme. Ses genoux repliés sous elle, ses doigts sales enfoncés dans la terre humide. Autour d'elle, la sève suintait des arbres blessés, l'air empestait la cendre et la peur. Elara n'avait que cinq ans, mais son cœur battait comme celui d'une bête traquée. Sous les racines du figuier étrangleur, elle n'était qu'une ombre. Une poussière vivante dans un monde de mort. Et pourtant... elle sentait. Quelque chose grondait sous ses paumes. Pas la terre. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui respirait avec elle. - "Tais-toi...", souffla-t-elle à la voix étrangère dans sa tête. Mais la voix ne se tut pas. Elle frémissait dans la graine contre sa poitrine, battant comme un cœur. "Ils vont te trouver. Tu ne peux pas rester cachée." Des pas. Lents. Lourds. Un guerrier. À quelques mètres seulement. Elara serra les dents, ferma les yeux. Elle voulait qu'il parte. Elle voulait disparaître. Devenir une feuille. Une racine. Une ombre. Et la forêt... l'entendit. Les lianes frémirent. Une vibration étrange se répandit dans le sol, comme un souffle ancien. Le guerrier s'arrêta. - "Il y a quelque chose ici...", grogna-t-il. Une racine sortit de terre et s'enroula doucement autour de sa cheville. Il n'eut pas le temps de réagir. D'un coup sec, elle le tira en arrière. Il hurla. Mais un autre cri - plus ancien, plus sauvage - s'éleva en écho dans les arbres. Les ronces jaillirent. Serrées comme des mâchoires. Tranchantes comme des griffes. Elles s'enroulèrent autour de lui, l'étouffant, l'écrasant, l'avalant. Et Elara... ...regardait. Les yeux grands ouverts. Le visage figé. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne savait pas comment. Mais une chaleur étrange brûlait sa poitrine. La graine. La chose en elle. Elle l'avait protégée. - "Je suis toi, petite louve. Et toi, tu es mon sol." Puis le silence retomba. Plus lourd qu'avant. Plus sacré. Elara posa une main tremblante sur la racine. Elle battait toujours, comme si elle était vivante. Et au loin, dans la nuit encore rouge, la forêt toute entière sembla retenir son souffle.”