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Seule survivante

Chapitre 3 03

Nombre de mots : 1633    |    Mis à jour : 05/04/2025

le temps pourrait dissiper. Elle s'éloigna doucement d'Elara, s'approchant de la fenêtre de la cabane pour observer

e tu cherches n'est pas seulement une réponse, Elara. Tu vas réveiller des forces que même les plus anc

de la prêtresse, cherchant à capter toute l'intensité

que chaque pas que tu fais te rapproche de

ait près de la cheminée, l'expression de son visage dure comme la pierre, mais ses yeux restaient tendus, so

nt. "Tu dis que tu es prête à faire face à tout cela. Mais les forêts ne se laiss

e reste ici, à attendre, alors je laisserai la forêt me dévorer de l'intérieur. Peut-être que j'a

se. Une promesse de pouvoir, de savoir. Mais elle prend aussi ce qu'e

air semblait plus froid, plus mordant. La forêt elle-même semblait être en attente, comme un spectre invisible aux frontière

ure qu'elle s'approchait de la porte. "Je dois comprendre. Vous m'av

on épaule, un geste d'une douceur étrange pour quelqu'un d'aussi dur et distant. "Va. Mais sache ceci, Elara : la forêt ne se co

lus longtemps. C'était son propre combat, et il ne pouvait pas intervenir. Il y avait des mom

le, vaste, sombre, imprévisible. Les arbres semblaient se courber vers elle, comme une mer de silhouettes qui chuchotaien

sans plus de réflexion, elle fit un pas en avant, franchissant la lim

t éteints, comme si la forêt avait absorbé tous les sons, les faisant disparaître dans son propre souffle. Les racines

sse fraîche sous ses pieds nus. Autour d'elle, l'obscurité était presque totale, sauf pour les éclats de

. Elle se figea, tendant l'oreille. Mais il n

, leurs troncs pleins de secrets qu'ils n'étaient pas prêts à partager. Chaque souffle qu'elle prenait semblait plus lourd que le précédent.

r le temps, semblaient lui parler directement dans son esprit, chuchotant des mots qu'elle ne comprenait pas entièrement. Parfois, e

mme si elles savaient ce qu'elle était. Chaque bruissement, chaque vibration du sol la poussait plus

s qu'elles semblaient traverser le monde entier, une lumière étrange et phosphorescente flottait. Une lueur vacillante, d'un vert surnat

se, ses muscles se raidissant au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de la lumière. Un souffle lourd

paroles décousues, des avertissements, des promesses. "N'entre pas plus loin", lui disait une voix

pas ignorer. Elle n'était pas simplement là par hasard. La forêt l'avait choisie, et maintenant, elle res

'elle touchait une racine qui semblait pulser sous ses doigts. C'était comme si la terre elle-même réagissait à son contact. La lumière vert

t, et une voix, plus forte que toutes les autre

se libérer, s'étirer dans des directions qu'elle n'avait jamais imaginées. Des visions défilèrent devant ses yeux clos, des visions d

bes, comme pour la guider, l'ancrer à cet endroit. Un bourdonnement doux, presque musical, commença

it pas seule. Une silhouette, floue et indistincte, se tenait devant elle, grandiose, une présence imposante et menaçante à la fo

une voix rauque et déformée. "Tu es liée à moi. À nous.

se crispaient autour des racines qui l'avaient enserrée, et elle sentit une douleur lancinante s'emparer de son corps. La lumière s'intensifia

tout s

es racines se retirèrent lentement, et la lumière verte s'éteignit, ne laissant derrière elle que l'ob

ir qui l'avait envahie était maintenant comme une brume qui flottait autour d'elle. La forêt l'avai

réservait, mais elle savait une chose :

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Seule survivante
“Forêt des Murmures Quelques instants après le massacre Elle ne bougeait plus. Pas un souffle, pas un son. Le silence, elle le tenait comme un bouclier. Comme une arme. Ses genoux repliés sous elle, ses doigts sales enfoncés dans la terre humide. Autour d'elle, la sève suintait des arbres blessés, l'air empestait la cendre et la peur. Elara n'avait que cinq ans, mais son cœur battait comme celui d'une bête traquée. Sous les racines du figuier étrangleur, elle n'était qu'une ombre. Une poussière vivante dans un monde de mort. Et pourtant... elle sentait. Quelque chose grondait sous ses paumes. Pas la terre. Quelque chose de plus profond. Quelque chose qui respirait avec elle. - "Tais-toi...", souffla-t-elle à la voix étrangère dans sa tête. Mais la voix ne se tut pas. Elle frémissait dans la graine contre sa poitrine, battant comme un cœur. "Ils vont te trouver. Tu ne peux pas rester cachée." Des pas. Lents. Lourds. Un guerrier. À quelques mètres seulement. Elara serra les dents, ferma les yeux. Elle voulait qu'il parte. Elle voulait disparaître. Devenir une feuille. Une racine. Une ombre. Et la forêt... l'entendit. Les lianes frémirent. Une vibration étrange se répandit dans le sol, comme un souffle ancien. Le guerrier s'arrêta. - "Il y a quelque chose ici...", grogna-t-il. Une racine sortit de terre et s'enroula doucement autour de sa cheville. Il n'eut pas le temps de réagir. D'un coup sec, elle le tira en arrière. Il hurla. Mais un autre cri - plus ancien, plus sauvage - s'éleva en écho dans les arbres. Les ronces jaillirent. Serrées comme des mâchoires. Tranchantes comme des griffes. Elles s'enroulèrent autour de lui, l'étouffant, l'écrasant, l'avalant. Et Elara... ...regardait. Les yeux grands ouverts. Le visage figé. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne savait pas comment. Mais une chaleur étrange brûlait sa poitrine. La graine. La chose en elle. Elle l'avait protégée. - "Je suis toi, petite louve. Et toi, tu es mon sol." Puis le silence retomba. Plus lourd qu'avant. Plus sacré. Elara posa une main tremblante sur la racine. Elle battait toujours, comme si elle était vivante. Et au loin, dans la nuit encore rouge, la forêt toute entière sembla retenir son souffle.”