Ma poupée
TIT M
s, Firmin, âgé de cinq ans, et Jean, âgé de quatre ans. Cestrois petits garçons n'étoient point méchans ; mai
dit cet homme, pour mettre d'aussi beau fruitsur ma table ; il faut que je les vende. Avec cet argent,j'achèterai une ve
et surtout, de ne point toucheraux poires du bel arbre ; « car, vois-tu, mon fils,dit-il à Charles, si tu en manageois, tu n'aurois pas
e, et à vous des bas et dessouliers » ; et tous les trois allèrent auprès del'arbre. Charles, en voyant les poires, en eut envie :« J'en mangerois bien une, dit-il ; elles doivent êtrebien sucrées ! et toi, Firmin ? – Oh ! non, papa l'adéfendu ! – Bah
s'étoit caché dans un coin du côté du belarbre ; il entendit la conversation de ses enfans, et leur vitman
r, le laboureur r
se regardèrent. « Charles,continua le père, va me chercher le panier qui est dans la sallebasse. » Charles ayant apporté le
rite ; répondit Firmin. – Ce n'estpas la mère Marguerite, dit le laboureur ; elle n'avoit pointd'échelle, et l'arbre est tr
es, en fondant en larmes ! – Puisque tu as été gourmand,reprit Jacques, tu n'auras point de veste ;
rosses poires sans vous en donner ? –Oui, mon papa. – Qu'en d
c que Firmin qui ait craint de me déplaire... Cependant, il fautque je sache quel est celui de vous qui a mangé deux poires :combien as-tu mangé de poires, Charles ? – Je n'en ai mangéqu'une, mon papa. –
e, Charles et Jean qui necraignoient rien, passèrent la main sur le dos du coq ; pourFirmin, il eut tant de peur de l'entendre chanter, qu'il n'y touchapas. « Voyons vos mains, demanda Jacques ? » Tousprésentèrent leurs mains. « C'est Firmin, dit-il, qui a mangéla poire ; il s'est vendu lui-même : vous voyez que samain est blanche, et que celles des autres sont noires ; parceque
e l'âge de votre aîné, lorsque le bonDieu le retira du monde. C'étoit un enfant si doux ! jamais iln'avoit désobéi ! il n'étoit ni gourmand, ni menteur ; ilne pleuroit que lorsqu'il me voyoit malade ! J'ai conservétous ses joujoux, et j'ai fait le serment de ne les donner qu'à unenfant, qui comme lui ne seroit ni gourmand, ni menteur, nidésobéissant. Je voudrais bien qu'un des vôtres méritât ces jolieschoses ; j'aime déjà ces petits à cause de vous. Sans doutevous en êtes bien content ? » Le laboureur secoua latête, et le monsieur soupir
de beaux carrosses, des chevaux, descabriolets, des polichinels, des poupards, des ménages d'argent, etmille autres belles choses qu'ils n'avoient jamais vues de leurvie. Puis des bonbons, des confitures sèches, du sucre d'orge, ettoute sorte de friandises ; car le petit monsieur n'avoitgarde de manger tout ce qu'on lui donnoit, tant on l'accabloit debonbons, de pastilles
ses dujeune seigneur ; ils ne pouvoient penser à autre chose.Cependant leur père ne leur recom
enir le voir avec ses enfans. Ceux-ci, tout joyeux, nemanquèrent pas de visiter les beaux joujoux du petit monsieur.Firmin
, mes petits amis,leur dit-il, recevoir le prix de votre sagesse ; maisauparavant, il faut que je sache ce qu'est devenue une boîte quimanque i
crains les menteurs et les voleurs !ensuite s'adressant à Charles et à Jean : Quant à vous, mespetits enfans, qui avez fait des efforts pour vous corriger, jevous donne tout ce qui est sur cette table ; vous serezhabillés de neuf, et, désormais, je prendroi soin de votre fortune.Vous, Jacques, je vous fais mon fermier : soyez toujourshonnête homme. Jacques, Charles et Jean s'en retournèrent toutjoyeux à leur
si celat'arrive jamais, tu ne seras plus ma petite fille ! Mais à propos, pourquoi donc restois-tu toujours derrière ma bonne ?cela n'est pas bien ! il falloit te prendre par la main pourte faire avancer ; et puis tu as eu de l'humeur, après l'histoire, parce que tu ne vouloi
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