A QUI LE CŒUR DE LA DOMESTIQUE ?

A QUI LE CŒUR DE LA DOMESTIQUE ?

Pierreansty

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Elle est engagée comme domestique. Mais au fil du temps, les frères du même sein tomberont amoureux d'elle. Que lui arriva-t-il au fil du temps ? L'amour, quand il nous enflamme ! 🤔

A QUI LE CŒUR DE LA DOMESTIQUE ? Chapitre 1 CHAPITRE 01

D'un teint d'ambre clair, des yeux de gazelles, d'une bouche trop petite et trop allongée mais d'un modelé déjà net, Régina avait une taille souple, gracile mais sans raideur ni noblesse affectée. La finesse racée de ses poignets n'avait d'égale que la délicatesse de ses chevilles ou semblait courir un perpétuel frémissement. Si les camisoles de Régina n'étaient pas faites de riches étoffes, elles donnaient pourtant à son teint plus d'éclat et de fraîcheur. Sa mère les choisissait de couleur vert d'eau, rose pâle, bleu clair et elle les faisait coudre sans broderies ni dentelles, ni Falbalas.

En fait, Régina était une femme de dix-neuf ans très belle, très jolie et très mignonne. Elle était issue d'une famille bien fortunée. Unique fille de la famille Hotegni, Régina avait trois frères : Anstea, l'aîné de la famille ; Pascal, l'avant et Damien qui était enfin le benjamin. Régina était en effet la cadette de la famille. Denis, ayant tenu sa parole à l'égard de sa femme Célestina, n'avait jamais songé après leur mariage civil, la seconder au détriment d'une autre femme.

Denis était en réalité une personne de bon cœur. Considérant chaque fois sa femme, ce quarantenaire savait ce qui pouvait la rendre heureuse. Et puisqu'il savait aussi les conséquences que courait la polygamie, malgré sa richesse, il n'avait jamais songé mener de cette vie de luxe-là.

Toujours était-il qu'il n'oubliât guère la main forte que lui avait apportée sa femme pendant que tout ne lui était pas encore beau. Et voilà pourquoi, pour lui exprimer sa gratitude, l'homme avait supprimé de sa cervelle toute tentation qui pourrait l'inciter à poser l'acte horrible qu'était la polygamie.

Chaque fois que Dieu lui en offrait l'occasion, Denis ne se lassait de promettre à sa femme Célestina la fidélité éternelle. Pendant que tous ses collègues du boulot couraient après d'autres femmes, Denis n'y songeait même pas.

En fait, Denis était d'une personnalité exemplaire et la mère de ses quatre enfants lui en était toujours reconnaissante. Même à table, lorsqu'ils partageaient le déjeuner ou le dîner en présence des enfants, ils étaient fiers de s'exprimer l'un à l'autre combien l'ombre de l'un valait chère pour l'autre. Et la chose la plus marrante qui faisait rire parfois les enfants était les quelquefois où père et mère se taquinaient pendant le repas.

Odile, la jeune femme domestique de la maison qui, au regard de tous ces scénarii, priait qu'un jour, Dieu puisse lui donner un mari aussi simple comme le maître de la maison et qui pourrait lui donner elle aussi, toutes ces joies.

Parfois, toute désespérée, la jeune femme s'emmurait dans un embarras très critique. Connaissant bien combien sur cinquante hommes, il serait très rare d'en trouver deux hommes de la même catégorie que son maître, la jeune femme se disait intérieurement et désespérément « tous les hommes n'ont et n'auront jamais les mêmes caractères ; à peine sur cent, c'est difficilement on trouverait un seul ».

Et quand cette pensée lui effleurait l'esprit, elle se décourageait et perdait parfois l'espoir de vivre un jour le mariage. Elle se rappelait aussi quelquefois de ses parents où à moindre une petite erreur, son père passait sa mère à tabac. Elle avait combien son père était trop furieux à l'égard de sa mère et combien rien de ce que sa mère faisait n'était apprécié par le père.

L'histoire d'amour des Hotegni impressionnait la jeune domestique qui travaillait pour la famille depuis bientôt six ans.

Odile était une jeune femme pas très élancée. Avec sa taille qui n'était pas aussi trop comparable à celle de Régina, Odile avait vingt-trois ans. Depuis deux ans plus tôt qu'elle a commencé à avoir une belle forme, la poitrine qui prenait de volume et le derrière qui finissait à se faire plus remarquer, Anstea n'arrivait plus à contrôler ses émotions vis-à-vis de la jeune fille. Surtout quand celle-ci se considérait à la maison et portait de simple corsage qui laissait à découvert sa belle poitrine qui pourrait faire baver tout homme qui verrait par malheur les racines de ses seins et le bout pointu de ses mamelons, le jeune garçon n'arrivait pas à se maîtriser.

Odile était en réalité le genre de jeune fille que les hommes admireraient. Et Anstea lui éprouvait des sentiments. Son seul défaut était le fait que parfois, il n'avait pas le courage de lui avouer face à face combien il était tombé amoureux d'elle.

Quelquefois quand la jeunette quittait les salles de toilettes pour sa chambre, Anstea avait toujours quelque chose à lui demander tout simplement pour mieux contempler son corps frais qui revenait fraîchement des salles de bain.

Parfois, une voix venait l'embrouiller tout en lui chuchotant que la pauvre domestique n'était ni de son genre ni de sa classe. Parfois allait jusqu'à lui dire que tomber amoureux d'une telle fille, c'était de foutre la honte à sa famille.

Sinon Pascal, lui aussi, avait le regard sur la même domestique et personne ne le savait et ils étaient tous quittes.

Sinon franchement, Odile n'était moche. Elle avait du charme. Son teint et sa taille svelte lui donnaient une très belle légende qui pourrait être comparable à une métisse déesse. Pascal, en l'observant tout simplement, songeait être dans un lit prenant du plaisir avec elle.

Mais toujours était-il que ses frères lui soient encombrants. Pendant que Pascal envoyait peut-être la jeune fille dans sa chambre, histoire de lui arranger ses documents ou lui plier ses habits, c'était en ce moment qu'Anstea l'envoyait lui faire autre chose.

La famille Hotegni vivait heureuse. Seule Régina, l'unique fille de la famille ne vivait pas indépendamment tels ses frères. Puisqu'elle était une jeune qui ne manquait pas de charme, son père la surveillait de près.

Pour sa sécurité, Anatole le jeune chauffeur emmenait et ramenait Régina de l'école. Dans la maison toute entière, Régina était la seule personne qui regrettait d'être conçue de son père sinon tout le reste s'enorgueillissait.

Elle se voulait plutôt la mort et d'être réincarnée dans une autre famille que de vivre dans cette famille qu'elle trouvait d'encombrant. Chaque fois, surtout lorsqu'elle se rappelle combien ses copines viennent lui parler de leur liberté chez elles là-bas, Régina en pleurait. Pour elle, il lui fallait une toute petite liberté que de chaque fois l'enfermer dans un enclos telle une vache.

Elle pleurait tout le temps car, bien qu'elle soit inscrite dans un internat, elle comparait le mode de vie de ses condisciples au sien et en regrettait ; parfois, elle regrettait pour le fait que son créateur fasse d'elle une femme.

Parfois, en classe, même ses professeurs n'arrivaient pas à comprendre le but de ses pleurs. De même que ses copines. Même à la maison, c'est la même chose. Malgré les milles et une question que lui adressait sa mère, jamais Régina n'osait dire la vraie raison qui se cachait derrière ses larmes. Cet état de chose inquiétait parfois la mère. Toujours était-il que Denis ne soit pas à la maison pour vivre la scène.

Ce matin, Régina avait l'air pâle comme d'habitude. Rien de ce que lui disait sa mère ne la rendait heureuse. Celestina, pétrifiée de l'air inquiet de sa fille, s'approcha d'elle et tenta de à l'aventurier.

– Ma fille, pourquoi depuis ton retour des toilettes, tu n'as que la mine serrée ? Que se passe-t-il ? Je suis ta mère, en parle-moi je t'en prie.

– Rien maman, répondit-elle automatiquement comme si elle s'attendait déjà à une telle question qui allait venir de sa mère ou de quelqu'un d'autre exceptée la mère.

– Mais, t'attendais-tu déjà à ma question ?

– Maman, s'il vous plaît, je ne suis de mauvais poil ce matin et moi-même je ne sais pourquoi.

-– ce cas, essaie de te relaxer ! Mais Anatole t'attend déjà dans la cour pour démarrer la voiture.

– D'accord, maman, je vais partir, à ce soir.

– Bonne journée à toi, ma chérie !

– Merci maman.

Régina s'empara de son sac à dos puis, quelques minutes plus tard, rejoignit Anatole qui avait déjà fini d'épousseter les pneus de la Ranger il y a quelques minutes.

– M. Anatole, nous pouvons maintenant partir.

– S'il vous plaît mademoiselle Régina, s'écriait Odile qui courait du salon, vous avez oublié votre téléphone.

– Non, je n'ai pas l'envie de le porter sur moi puisque ça ne me servira à rien aujourd'hui.

– D'accord, excusez-moi.

– C'est inutile de te faire excuser pour de choses banales.

Odile se retourna dans la pièce pendant que le véhicule faisait une intermittente reverse et longeait le pavé.

Dans le véhicule comme d'habitude, un silence lourd interposait chauffeur et fille du patron ; nul n'adressait mot à l'autre.

Au bout de quelques minutes, la Ranger finit par atterrir le seuil de la devanture du portail de l'école de la jeune lycéenne.

– S'il te plaît Anatole, fit tristement Régina, je t'en prie, ne tarde pas à revenir me chercher le soir, d'accord ?

– C'est d'accord ! Je viendrai à temps, c'est promis ; répondit l'autre.

– Mais Anatole, pendant combien de temps te fredonnerai-je le même refrain ? Je t'ai déjà interdit plusieurs fois d'arrêter de me vouvoyer. Où ne sais-tu pas que tu es plus âgé que moi ?

– Mlle Régina, peu importe ce que vous diriez, vous êtes ma patronne et quoi que vous fassiez, je vous dois le respect. Je suis tenu à vous respecter afin de conserver mon job.

– Mr Anatole, supprime cette idée enfantine de ta de ta tête. Ecoute-moi, peu importe les fortunes d'une personne riche, n'oublie pas qu'il aura toujours besoin de l'aide du pauvre. L'aide du pauvre dans la vie d'un riche est très indispensable, retiens-le. A partir de maintenant, sache que le fait de me tutoyer ne diminuera rien de ton salaire ni de la conservation de ton job tel tu le prétends. Tu es un beau gars, mignon et battant. Donc, même si tu perdais ta place dans ma famille, tu trouverais mieux ailleurs et qui te serait même...

– S'il vous plaît mademoiselle Régina, coupa-t-il, arrêtez de vous faire ces idées. Je n'aimerais pas que vous abordiez un thème traitant ce sujet de perte d'emploi parce que...

– Parce que quoi ? Un dernier avertissement, à partir d'aujourd'hui, apprends à me tutoyer car, j'ai le pouvoir de te faire perdre ton job si tu ne sais pas faire. Je peux te créer un petit ennui et ouf, tu seras raflé du terrain.

A ces mots, Anatole détacha son regard de l'adresse de son interlocutrice et se plongea dans un stress.

– Je sais bien que tu ne voudrais pas perdre ton job. Alors tu as intérêt à m'obéir sinon...

– Ce me sera un peu difficile, croyez-moi.

– Anatole, n'oublie pas que c'est toi qui me retiens encore sur la pelouse du portail, alors, épouse ma décision pour que le jeu soit clos.

– D'accord, comme c'est ce que tu veux, je te tutoierai dorénavant.

– Merci, à ce soir !

– D'accord.

Anatole redémarra la voiture et un moment plus tard, s'éclipsa des lieux. Régina ne se tint pas longtemps avant de pénétrer dans la cour du lycée.

***

Assise en face de la télévision, Monique ne cessait une seconde de jeter de petits clins d'œil sur le cadran de l'horloge qui se tenait au chevet de l'écran plasma sur lequel les dessins animés faisaient leur jeu.

– Mais qu'est-ce qui ne va pas ? se demanda-t-elle, tout bas ; pourquoi jusqu'à l'heure-là, mon mari ne revient pas encore ?

Dérangée dans l'âme et dans tout le corps, la jeune femme se leva de son canapé et se mit à faire le tour d'air de la pièce.

– Est-ce toujours le travail qui l'occupe jusqu'à cette heure ?

Dans ses lamentations, la jeune femme dirigea son regard une fois encore vers la pendule murale.

– Voilà qu'il s'en va être zéro heure ; où lui est-il arrivé quelque chose ?

Elle s'approcha de la table de la salle d'à manger, saisit une fois encore son téléphone, y composa quelques chiffres et lança un appel. Au bout de quelques secondes, Monique se désola.

– Mon Dieu, jusque-là son numéro ne passe pas, se dit-elle, déséquilibrée.

Monique ne cessait à se lamenter. Le non-retour de son époux à la maison l'attristait. Embrouillée, elle ne savait qui appeler au secours. Elle se posait des questions mais hélas, il n'y avait personne dans la salle pour lui répondre.

Au fait, Monique était une jeune femme qui, après son mariage depuis quelques années soit quatre, n'a pas eu la chance de concevoir. Et, jour comme de nuit, voyant comment son mari se comporte à son gars, la jeune mariée ne cesse de pleurer.

Elle pleurait tous les jours. Parfois, au bout de ces larmes qui lui coulaient involontairement des yeux, elle se demandait à son Dieu créateur pourquoi il évitait la honte à certains couples en leur donnant aussi tôt d'enfants et en privait certains de ce miracle ?

-Seigneur, pourquoi donnes-tu gratuitement et fortuitement de grossesse à certains jeunes couples qui ne sont pas encore prêts pour en assumer les responsabilités et nous qui sommes déjà prêts, tu nous mets de la honte ? demandait-elle parfois à Dieu.

Cette nuit-là, après avoir longuement pleuré comme d'habitude, une idée lui effleura l'esprit et lui fit savoir que ce n'étaient pas ses larmes qui résoudraient sa situation. Elle s'essuya rapidement le visage et alla s'asseoir afin de mieux tracer son plan, le plan de ces milliers images qui déambulaient dans la mémoire de sa tête.

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