Le cercle vide

Le cercle vide

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Une vie sentimentale compliquée, pleine de tristesse, d'amour, évoquant avant tout la déprime d'un homme profondément seul. Ces écrits marquent de façon indélébile le passage de l'auteur sur cette terre, pour l'éternité. À PROPOS DE L'AUTEUR Nicolas Lambrix a toujours entretenu avec la littérature une relation à la fois intime et oblique afin de découvrir une autre vision du monde.

Chapitre 1 No.1

Oh ! Combien la Providence fut sage quand elle assigna une si courte carrière dans cette vie ! Quel homme put se flatter d'entraîner avec lui quelques souvenirs de sa jeunesse si elle avait été plus prodigue le jour !

Après avoir erré dans un cercle vide sans fin, recherchant des sensations toujours nouvelles, il arriverait seul au terme et, jetant un dernier regard éteint sur la scène obscure et confuse du passé, il y rechercherait inutilement une des émotions de son premier âge : il aurait tout oublié ! Tout !

Jusqu'au premier baiser de sa bien-aimée,

Jusqu'aux cheveux blancs de son père...

Livre premier

Tout est éphémère,

Et le fait de se souvenir

Et l'objet dont on se souvient...

Marc Aurèle

Alep, 1740 ?

Mes aïeux venaient sans doute de Palestine, mais presque personne ne s'en souvenait ; ils s'installèrent à Rawsky vers 1746 en Glacie, région anciennement située en Europe centrale au nord des Carpates, dans les lointains environs de Cracovie.

Krakow, ville polonaise importante dont la bibliothèque est reconnue comme étant une des plus fournies et des plus anciennes. Elle est, probablement, encore dirigée par une cousine de notre famille.

Arrivé dans la contrée, chaque foyer reçut (?) une petite maison construite en bois et quelques ares de terrain de culture. Chaque propriétaire devait payer une redevance qui était, disait mon père, le quart de l'éventuelle récolte. La vie dans ce pays n'était pas folâtre ; l'été y était aussi chaud qu'en Palestine, mais l'hiver était tout simplement intenable. Parfois, racontait-il, la neige atteignait la hauteur de toit et ceux-ci s'effondraient bien souvent ; ce qui amenait dans la maison des proches, des hôtes inattendus. Le ravitaillement, déjà maigre, devenait alors inexistant. Combien sont morts de froid et de faim dans ces pauvres masures ?

Ils avaient tant de fois reproché au rabbin d'avoir choisi un endroit pareil.

Il répondait alors :

- Mais ici, tout est relativement calme et nous ne devons plus redouter les programmes sporadiques qui sévissaient au Moyen-Orient, pour un oui ou pour un non, sous la domination turque.

Il ne savait pas encore qu'en Pologne ou en Russie c'était souvent pire. Ils y étaient... en Galice et faute de moyens financiers, y restèrent longtemps.

Des années passèrent, longues et dures, chacun travaillait tant qu'il pouvait, d'une manière ou d'une autre avec le courage qui était en lui.

Tout le monde sait que de nombreux métiers étaient interdits aux communautés juives, que ce fut par la loi du pays ou par la religion. Sous les Turcs et bien d'autres, ils ne pouvaient travailler la terre, mais en Galicie c'était autorisé et nécessaire. Ce qui leur donna entre autres, force, ampoules et courbatures.

Pourtant, une chose, dans cette partie du monde, était étrange pour les nouveaux venus. Eux qui ne connaissaient que la chandelle, voyaient les gens s'éclairer depuis des temps lointains avec une sorte d'huile noirâtre qui suintait du sol à certains endroits.

Il ne fallut pas longtemps pour que tous, munis de cette petite jarre avec une mèche, s'éclairassent de la même façon. Cette chose qui sortait lentement du sol était du pétrole, mais personne n'avait jamais approfondi ni ébruité la chose.

Ça éclairait, ne coûtait rien, c'était suffisant et tous se contentaient du bienfait.

Loin de tous et de tout, car personne ne venait en visite dans ce trou perdu, ils ne pensaient pas à le commercer.

Un jour pourtant, car tout arrive, vers 1800 un membre du village se rendit à Vienne pour affaires et bien sûr parla de cet étrange évènement. Quelques mois passèrent. On vit arriver un jour des personnages étrangers dans de magnifiques calèches. Des ouvriers qui accompagnaient, ces messieurs très chics, vêtus de belles et chères pelisses, prirent des échantillons ; firent sans doute des analyses et commencèrent à prendre des mesures. Les jours suivants, après d'interminables palabres, surtout avec le rabbin, ils parvinrent à un accord et achetèrent les terrains marqués en payant rubis sur l'ongle.

Jamais tant de pièces d'or n'avaient été en leur possession. Ils étaient tous tellement excités que bien souvent le rabbin doive intervenir pour mettre de l'ordre et ramener le calme. Et c'est ainsi que plusieurs familles, fortune faite bien facilement s'en allèrent à Vienne, entre 1810 et 1820. La plupart s'installèrent dans le quartier réservé aux juifs ; la Judengasse, Marcus Aurelius Strasse et la Ruprecht Platz. Ils eurent à payer aux gens de Charles VI, les droits de sortie et à la ville de Vienne, ceux d'entrée... par personne !

Tous ces paiements diminuèrent sans aucun doute leur pécule, mais ils étaient enfin arrivés dans leur « Patrie » (?) Leur rêve était réalisé, car cette cité réputée était, tout comme Prague d'ailleurs... Le but de tout juif Ashkenase. En vérité, c'était une liberté entière qu'ils désirent... et croyaient, que grâce à l'or ils pouvaient l'acheter. On sait que ce ne fut possible qu'en... 1948 !

Je me demande également pourquoi, à la fin des prières, mon grand-père, et après lui mon père, ajoutaient toujours et sans l'omettre une seule fois... « L'an prochain à Jérusalem ! »... alors qu'il en venait certainement ? Quant au pétrole, ils n'en entendirent plus parler, y en avait-il beaucoup ?

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