La trahison du fiancé : La vengeance d'une danseuse

La trahison du fiancé : La vengeance d'une danseuse

Calm Spirit

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Mon frère, Hugo, et mon fiancé, Léo, étaient les deux personnes au monde en qui j'avais le plus confiance. Et ce sont eux qui ont détruit ma vie. Ils ont payé des voyous pour m'agresser, me laissant paralysée des jambes et mettant fin à ma carrière de danseuse étoile à l'Opéra Garnier. À l'hôpital, je les ai entendus avouer que tout ça, c'était pour ma cousine jalouse, Chloé. Quand leur culpabilité est devenue trop lourde, ils ont orchestré un scandale public pour salir mon nom, me transformant de victime tragique en monstre de foire. Finalement, ils m'ont laissée pour morte dans l'explosion d'un yacht, choisissant de sauver Chloé à ma place. J'étais la princesse de leur famille, mais ils m'ont sacrifiée sur l'autel de leur pitié pour une menteuse manipulatrice. Mais un mystérieux bienfaiteur m'a offert un marché : un nouveau corps, parfait, et le pouvoir de tous les anéantir. Aujourd'hui, je suis de retour, prétendant être une jumelle perdue de vue et amnésique. Ils pensent avoir une seconde chance. Ils n'ont aucune idée que je suis là pour encaisser une dette.

Chapitre 1

Mon frère, Hugo, et mon fiancé, Léo, étaient les deux personnes au monde en qui j'avais le plus confiance.

Et ce sont eux qui ont détruit ma vie. Ils ont payé des voyous pour m'agresser, me laissant paralysée des jambes et mettant fin à ma carrière de danseuse étoile à l'Opéra Garnier.

À l'hôpital, je les ai entendus avouer que tout ça, c'était pour ma cousine jalouse, Chloé.

Quand leur culpabilité est devenue trop lourde, ils ont orchestré un scandale public pour salir mon nom, me transformant de victime tragique en monstre de foire.

Finalement, ils m'ont laissée pour morte dans l'explosion d'un yacht, choisissant de sauver Chloé à ma place.

J'étais la princesse de leur famille, mais ils m'ont sacrifiée sur l'autel de leur pitié pour une menteuse manipulatrice.

Mais un mystérieux bienfaiteur m'a offert un marché : un nouveau corps, parfait, et le pouvoir de tous les anéantir. Aujourd'hui, je suis de retour, prétendant être une jumelle perdue de vue et amnésique. Ils pensent avoir une seconde chance. Ils n'ont aucune idée que je suis là pour encaisser une dette.

Chapitre 1

Point de vue d'Élise Chevalier :

Mon frère, Hugo, et mon fiancé, Léo, étaient les deux personnes au monde en qui j'avais le plus confiance. Et ce sont eux qui ont détruit ma vie.

La ruelle empestait la bière éventée et le désespoir. Un poing, dur et sans pitié, a percuté ma colonne vertébrale. Le monde s'est fracturé en un kaléidoscope de douleur et de lumière blanche aveuglante. Puis, plus rien.

Je me suis réveillée dans l'odeur stérile de l'antiseptique et le bip rythmé des machines qui étaient devenues la bande-son de mon existence. La première chose que j'ai sentie, c'était ce poids mort à la place de mes jambes. Deux appendices sans vie, qui n'étaient plus les instruments puissants et gracieux qui m'avaient valu une bourse au Conservatoire de Paris et une place à l'Opéra Garnier, mais juste... de la viande.

Mes jambes étaient paralysées. De la taille aux pieds. Pour toujours.

Le médecin, un homme aux yeux fatigués et à la voix sans espoir, m'avait annoncé la nouvelle avec une apathie professionnelle. Lésion de la moelle épinière. Irréversible. Il ne s'est pas arrêté là. Le coup à la tête avait sectionné un nerf. Mon oreille gauche n'était plus qu'une coquille vide, remplie d'un sifflement aigu et constant. Surdité. Permanente. Et puis l'humiliation finale, celle qui a fait que mon âme s'est recroquevillée, prête à mourir : une sonde urinaire. Un tube en plastique et une poche qui seraient mes compagnons constants et humiliants pour le reste de ma vie.

Ma carrière, ma vie, mon identité même d'Élise Chevalier, la danseuse, était terminée. Brisée dans une ruelle sombre lors d'une « agression » qui aurait mal tourné.

« Je vais les tuer », avait rugi Hugo, le visage déformé par une rage foudroyante quand il m'a vue pour la première fois. Il a frappé le mur du poing, ses jointures s'ouvrant sous le choc. « Ceux qui ont fait ça, Élise, je te le jure, je les trouverai et je leur ferai payer. »

Léo était plus doux. Il est resté assis à mon chevet pendant des heures, sa main enroulée autour de la mienne, son beau visage marqué par une douleur qui reflétait la mienne. Il me murmurait des promesses d'un avenir, un avenir différent, mais un avenir quand même. Il prendrait soin de moi. Il m'aimerait toujours. Sa dévotion était une petite flamme vacillante dans l'obscurité immense et suffocante de ma nouvelle réalité.

C'est cette flamme de confiance qui a fait que la vérité, quand elle est arrivée, a eu l'effet d'une douche d'essence suivie d'une allumette.

Il était tard. L'hôpital était silencieux, les seuls bruits étant le bourdonnement du respirateur et le doux clapotis de la pluie contre la fenêtre. Je faisais semblant de dormir, l'épuisement trop profond pour un vrai repos. Hugo et Léo étaient dans le couloir, leurs voix basses, des chuchotements que je n'aurais pas dû pouvoir entendre. Mais ma seule bonne oreille, maintenant hypersensible, a capté chaque mot, chaque syllabe accablante.

« Il faut qu'on soit plus prudents », murmura Léo, la voix tendue par l'anxiété. « Elle n'est pas stupide, Hugo. Et si elle faisait le lien ? »

« Elle ne le fera pas », répondit Hugo, d'un ton dédaigneux, confiant. « Elle pense que c'était une agression au hasard. La police n'a aucune piste. On est tranquilles. »

Une terreur froide, visqueuse et huileuse, a commencé à s'infiltrer dans mes veines. J'ai retenu mon souffle, mon cœur un oiseau affolé battant contre mes côtes.

« Tranquilles ? » La voix de Léo s'est brisée. « Regarde-la ! On devait juste lui faire peur, lui faire rater l'audition. Pas... ça. Ses jambes, Hugo. Son oreille... Mon Dieu, la sonde... » Il s'est étouffé sur le mot.

Le monde s'est arrêté. Le bip du moniteur cardiaque, mon propre cœur, la pluie, tout s'est évanoui dans un silence assourdissant.

« C'était un accident », dit Hugo, la voix dure, impatiente. « Les mecs qu'on a engagés se sont emportés. Ce n'est pas notre faute. »

Pas notre faute. Les mots résonnaient dans la caverne de mon crâne.

« Mais si, c'est notre faute ! » insista Léo, sa voix montant. « C'est nous qui avons organisé ça. Nous les avons payés. Pour quoi ? Pour que Chloé ait le rôle ? »

Chloé.

Ma cousine. La douce, fragile, discrète Chloé Dubois. L'orpheline que notre famille avait recueillie, la fille qui vivait dans mon ombre, me regardant toujours avec de grands yeux admiratifs.

« Chloé méritait une chance », la voix d'Hugo était basse, teintée d'une sorte de justification tordue. « Tu sais bien que oui. Élise a tout eu toute sa vie. L'argent, les cours, les opportunités. Un petit contretemps ne l'aurait pas tuée. Ça devait être un bras cassé, une cheville foulée. Assez pour qu'elle rate l'audition, c'est tout. Comment on pouvait savoir qu'ils seraient si violents ? »

Mon esprit vacillait. Les pièces d'un puzzle dont j'ignorais l'existence ont commencé à s'emboîter violemment. Les « menaces » soudaines et anonymes que j'avais reçues avant l'audition. L'insistance d'Hugo pour que je prenne un chemin différent, plus sombre, pour rentrer du studio ce soir-là, pour ma « sécurité ». Leurs visages, un mélange parfait de choc et d'horreur, quand ils m'avaient trouvée à l'hôpital.

Tout ça n'était qu'une comédie. Une performance magnifiquement orchestrée.

« Et nous alors ? » La voix de Léo n'était plus qu'un murmure, chargée d'une apitoiement sur soi qui me retournait l'estomac. « Je l'aime, Hugo. J'allais l'épouser. »

« Et tu le peux toujours », dit Hugo doucement. « Mais notre loyauté, Léo, a toujours été l'un envers l'autre d'abord. Tu es mon frère, pas le sien. On a fait ça pour Chloé. Pour notre famille. »

Le souffle que je retenais s'est échappé dans un hoquet silencieux et rauque. Ma vision s'est brouillée. Les deux hommes que j'aimais plus que ma propre vie. Mon grand frère protecteur, qui m'avait appris à faire du vélo et promis de frapper n'importe quel garçon qui me briserait le cœur. Mon fiancé dévoué, qui avait été mon premier amour, mon partenaire, mon avenir.

Ils m'avaient servie sur un plateau. M'avaient sacrifiée. Pour Chloé.

J'ai essayé de crier, de hurler, de m'arracher de ce lit pour les affronter. Mais aucun son n'est sorti. Ma gorge était un nœud de chagrin et de trahison, si serré qu'il m'étouffait. Mon corps, une prison de chair et d'os, refusait d'obéir.

Tout ce que je pouvais faire, c'était rester là, tremblante, alors que le flot glacial de leur confession déferlait sur moi, éteignant les dernières braises d'espoir.

Je me suis souvenue d'eux me disant que j'étais la princesse de la famille Chevalier, une fleur cultivée sous serre, trop délicate et naïve pour le monde réel. Ils avaient juré de me protéger de tout.

Je n'avais juste jamais imaginé que c'était d'eux dont j'avais besoin d'être protégée.

Chloé est arrivée chez nous quand j'avais quatorze ans, une gamine aux yeux remplis de larmes, serrant un ours en peluche usé. Ses parents, ma tante et mon oncle, étaient morts dans un accident de voiture. Mon cœur s'était brisé pour elle. Je lui ai donné mes vêtements, ma chambre, mon amitié. Je l'ai traitée comme la sœur que je n'avais jamais eue.

Mais de petites choses ont commencé à se produire. Un vase de prix « accidentellement » renversé, Chloé en prenant la responsabilité en larmes tout en insinuant subtilement que je l'avais distraite. Mes chaussons de danse disparaissant mystérieusement juste avant une compétition, pour être retrouvés à la poubelle, Chloé suggérant qu'une rivale jalouse était à blâmer. Mon journal intime, rempli de mes angoisses d'adolescente, laissé ouvert sur la table du salon pour que mes parents le lisent, Chloé prétendant l'avoir trouvé comme ça et essayant de « protéger mon intimité ».

À chaque fois, Hugo et Léo se précipitaient à ses côtés. « Elle a tellement souffert, Élise », disaient-ils. « Sois un peu plus compréhensive. » « Ne sois pas si dure avec elle, elle est fragile. »

J'ai commencé à douter de moi. Étais-je trop égoïste ? Trop privilégiée ? J'ai redoublé d'efforts. J'ai donné plus. Quand Chloé a montré un intérêt passager pour la danse, j'ai passé des heures à la coacher, partageant les secrets pour lesquels j'avais saigné. Mais son talent était médiocre, son esprit manquait de flamme. Pourtant, elle a commencé à obtenir des opportunités qui auraient dû être les miennes. Un solo pour lequel j'étais parfaite lui a été donné, le directeur mentionnant vaguement la nécessité de « donner une chance aux autres ».

Je pensais que je devenais folle. Je pensais que je n'étais pas assez bonne.

Maintenant, allongée dans ce lit d'hôpital, la vérité était une lumière aveuglante et atroce. Ce n'était pas moi. Ça n'avait jamais été moi. Mon talent n'était pas un don ; c'était un obstacle. Mon succès n'était pas une bénédiction ; c'était une menace pour l'ambition pathétique de Chloé.

Je n'étais pas leur princesse. J'étais un tremplin. Un sacrifice sur l'autel de leur pitié mal placée et de la jalousie purulente de Chloé.

Qu'est-ce que l'amour ? Qu'est-ce que la famille ? Les mots étaient vides de sens, des coquilles creuses.

Le monde à l'extérieur de ma fenêtre était sombre et humide. Les lumières de Paris se brouillaient à travers mes larmes. Il ne restait rien. Pas d'avenir. Pas d'espoir. Juste un corps brisé et un cœur en miettes. La télécommande de la pompe à morphine était sur la table de chevet. Une pression, puis une autre, et encore une autre. Ce serait si facile de simplement lâcher prise, de dériver vers un sommeil indolore et permanent.

Ma main tremblait en l'attrapant. Mes doigts ont effleuré le bouton en plastique froid.

La fin.

Juste au moment où mon pouce allait appuyer, mon téléphone, oublié sur la table, a vibré. Un numéro que je ne reconnaissais pas. Je l'ai ignoré. Il a vibré à nouveau. Et encore. Une pointe d'agacement a percé le brouillard du désespoir. Avec un soupir, je l'ai pris.

« Allô ? » Ma voix était un croassement.

Une voix d'homme, douce comme du velours et froide comme l'acier, a répondu. « Élise Chevalier. Je suis heureux de vous avoir. Je craignais d'arriver trop tard. »

« Qui est-ce ? » ai-je demandé, la voix plate. « Si vous êtes un journaliste, je n'ai rien à dire. »

« Je ne suis pas un journaliste », a-t-il dit. Une pause. « Disons que je suis un... bienfaiteur. Je vous appelle pour vous proposer un marché. »

J'ai failli rire. Un son amer, brisé. « Un marché ? Que pourriez-vous bien m'offrir ? Un remède à la paralysie permanente ? Les numéros gagnants du Loto ? »

« En fait », a poursuivi la voix, imperturbable, « oui. Le meilleur traitement médical au monde. Une thérapie expérimentale de régénération nerveuse dans une clinique privée en Suisse. Une technologie avec une décennie d'avance sur tout ce que vous trouverez dans un hôpital public. »

Mon cœur, que je croyais incapable de ressentir quoi que ce soit, a eu un sursaut douloureux.

« Et ce n'est pas tout », a-t-il continué. « Je peux vous offrir les ressources pour autre chose. Quelque chose que je soupçonne que vous désirez encore plus que la capacité de remarcher. »

Je suis restée silencieuse, les jointures blanches à force de serrer le téléphone.

« La vengeance, Mademoiselle Chevalier », a-t-il dit, sa voix baissant jusqu'à un murmure conspirateur. « Je peux vous donner le pouvoir de détruire les gens qui vous ont fait ça. Votre frère. Votre fiancé. Les dynasties Chevalier et Moreau tout entières. Je fournirai les moyens. Vous serez l'instrument. »

Mon souffle s'est coupé. C'était impossible. Une blague. Une farce cruelle et malade.

« Pourquoi ? » ai-je chuchoté. « Pourquoi feriez-vous ça pour moi ? »

« Disons simplement que votre famille et moi avons une histoire longue et compliquée », a-t-il répondu. « L'ennemi de mon ennemi est mon ami. Mais plus que ça, je vous ai vue danser une fois, Mademoiselle Chevalier. Au gala du Palais Garnier. Vous étiez magnifique. Un talent comme le vôtre ne devrait pas être éteint. Il devrait être forgé. Un phénix ne naît pas du confort. Il naît du feu. »

J'ai regardé la télécommande de la morphine dans mon autre main. Le bouton qui promettait l'oubli. Le téléphone qui promettait une fin différente.

Un choix.

Une seule larme a tracé un chemin sur ma joue. « Qu'est-ce que je dois faire ? »

La voix à l'autre bout du fil était dépourvue de chaleur, mais elle contenait la promesse la plus séduisante du monde.

« Vivre », a-t-il dit.

Et à cet instant, le désir de mort a été consumé par un feu nouveau, dévorant.

J'ai laissé la télécommande tomber de ma main.

Ma réponse fut un murmure, mais c'était le son le plus fort que j'aie jamais produit.

« Oui. »

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