L'Amour Après Les Larmes

L'Amour Après Les Larmes

Thalia Frost

5.0
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Chapitres

Six ans. Six longues années que j'avais fui Paris, mon passé, et l'homme qui avait brisé ma vie. Je suis de retour pour une exposition, et là, il réapparaît, Marc Leclerc, charismatique et arrogant comme avant. Il me tend un bracelet, le même qu' il m' avait offert jadis, comme si six ans de silence et de douleur pouvaient s' effacer. Puis il dit : « On pourrait peut-être dîner ce soir. Rattraper le temps perdu. Je suis sûr que tu n' as rien de prévu. » Il ne s'était même pas douté que tout s'était effondré le jour où j'avais découvert que j'étais un simple substitut pour ma propre demi-sœur, Chloé. Le jour où il m'a jetée sous la pluie, ou pire encore, où je me suis effondrée, le ventre vide, dans une flaque de sang, tandis qu'il s'inquiétait pour une simple égratignure sur la main de Chloé. Puis, à l'hôpital, quand il a osé me supplier de donner mon sang pour elle, la femme qui m'avait fait perdre notre bébé. Il a même promis de m'épouser, croyant que je serais toujours la femme naïve qui s' accrochait à ses mensonges. Mais lorsque le médecin a révélé la vérité, que Chloé allait bien, et surtout que Marc avait confondu mon nom avec le sien, mes illusions se sont brisées. Pourquoi me l' a-t-il fait subir et comment a-t-il pu être aussi cruel ? C'est fini. Je lui ai dit : « Le bébé que j' ai perdu, c' était un garçon. Et c' était le tien. Adieu. » J' ai quitté Paris, laissant derrière moi l' ombre d' un passé douloureux. Et maintenant, il est là, essayant de me ramener avec un bracelet et des mots doux. Mais il ne sait pas que j'ai trouvé le bonheur et la paix, loin de lui, avec un autre homme, Antoine, mon mari, et que nous avons un fils, Léo. Il ne sait pas que ce fils que j'ai est un symbole de ma renaissance, pas une preuve de son passé. Et il n'est pas prêt à entendre la vérité cinglante de ma nouvelle vie, une vérité qu'il a lui-même forgée.

Introduction

Six ans. Six longues années que j'avais fui Paris, mon passé, et l'homme qui avait brisé ma vie.

Je suis de retour pour une exposition, et là, il réapparaît, Marc Leclerc, charismatique et arrogant comme avant.

Il me tend un bracelet, le même qu' il m' avait offert jadis, comme si six ans de silence et de douleur pouvaient s' effacer.

Puis il dit : « On pourrait peut-être dîner ce soir. Rattraper le temps perdu. Je suis sûr que tu n' as rien de prévu. »

Il ne s'était même pas douté que tout s'était effondré le jour où j'avais découvert que j'étais un simple substitut pour ma propre demi-sœur, Chloé.

Le jour où il m'a jetée sous la pluie, ou pire encore, où je me suis effondrée, le ventre vide, dans une flaque de sang, tandis qu'il s'inquiétait pour une simple égratignure sur la main de Chloé.

Puis, à l'hôpital, quand il a osé me supplier de donner mon sang pour elle, la femme qui m'avait fait perdre notre bébé.

Il a même promis de m'épouser, croyant que je serais toujours la femme naïve qui s' accrochait à ses mensonges.

Mais lorsque le médecin a révélé la vérité, que Chloé allait bien, et surtout que Marc avait confondu mon nom avec le sien, mes illusions se sont brisées.

Pourquoi me l' a-t-il fait subir et comment a-t-il pu être aussi cruel ?

C'est fini. Je lui ai dit : « Le bébé que j' ai perdu, c' était un garçon. Et c' était le tien. Adieu. »

J' ai quitté Paris, laissant derrière moi l' ombre d' un passé douloureux.

Et maintenant, il est là, essayant de me ramener avec un bracelet et des mots doux.

Mais il ne sait pas que j'ai trouvé le bonheur et la paix, loin de lui, avec un autre homme, Antoine, mon mari, et que nous avons un fils, Léo.

Il ne sait pas que ce fils que j'ai est un symbole de ma renaissance, pas une preuve de son passé.

Et il n'est pas prêt à entendre la vérité cinglante de ma nouvelle vie, une vérité qu'il a lui-même forgée.

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Le téléphone a sonné, strident, brisant le silence pesant de mon appartement. Jeanne Dubois, architecte paysagiste de renom. C'était moi, avant. Maintenant, j'étais juste la sœur de Paul. La sœur d'un criminel, selon eux. Mon petit frère, Paul, dix-neuf ans, broyé et jeté en prison pour une fraude financière qu'il n'avait pas commise. « Mademoiselle Dubois. » La voix du père d'Alexandre de Varenne, l'homme dont le fils avait détruit le mien, résonnait, lourde d'une autorité qui ne tolérait aucune discussion. « Votre frère est jeune, il a fait une erreur. Mon fils aussi. Retirez votre plainte. Faites en sorte que votre frère admette sa seule culpabilité. En échange, je pourrai user de mon influence pour que sa peine soit... clémente. » Une erreur. Il appelait ça une erreur. J'ai crié, supplié, frappé à toutes les portes. La justice m'avait glacée, les avocats s'étaient désistés, j'avais été menacée, mon appartement "visité". Ils m'avaient humiliée, isolée, poussée au bord du gouffre. J'avais échoué. J'étais seule. Puis, une image s'est imposée. Mon père, le jour de son départ pour sa dernière mission. « Prends soin de Paul, Jeanne. Et n'oublie jamais, même dans la nuit la plus noire, une seule petite lumière peut tout changer. » Mes yeux se sont posés sur une vieille malle en bois, celle de mon père, jamais ouverte depuis sa mort. Une nouvelle force, froide et tranchante, a surgi en moi. Ce n'était plus du désespoir. C'était de la rage. Une rage pure. « Allez au diable. » J'ai raccroché. J'ai ouvert la malle de mon père. À l'intérieur, sous des vêtements et des souvenirs, il y avait ce que je cherchais. Un carnet de bord et un paquet de lettres. L'écriture de mon père, des noms, des dates, des lieux. Trafic d'armes, détournements de fonds. Et parmi les noms, celui de la famille de Varenne. Alexandre n'était pas juste un jeune délinquant. Il était l'héritier d'un empire bâti sur la misère et la mort. Mon père n'était pas seulement un médecin. Il était un témoin. Il avait collecté des preuves pendant des années, des preuves capables de faire s'effondrer des fortunes. Sa mort, officiellement un "accident", prenait soudain un sens terrible. Ils ne l'avaient pas seulement tué. Ils avaient essayé de faire taire la vérité avec lui. Mais ils avaient oublié une chose. Ils avaient oublié sa fille. La rage avait laissé place à une détermination glaciale. Ils voulaient une guerre ? Ils allaient l'avoir. Mais pas sur leur terrain.

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