Mon Ex, Ma Patronne

Mon Ex, Ma Patronne

Thalia Frost

5.0
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Chapitres

J'étais architecte, marié depuis cinq ans à Éléonore. Je veillais sur son père, gravement malade, à l'hôpital. C'était notre anniversaire de mariage, mais ma femme célébrait avec un autre homme. Elle organisait une fête somptueuse pour Antoine, son amour de jeunesse, à Bordeaux. La couverture de Paris Match hurlait la vérité : Éléonore radieuse, dans les bras d'Antoine. Mon beau-père, convalescent d'une opération à cœur ouvert, a vu la photo. La douleur dans ses yeux, non chirurgicale, fut saisissante. Il m'a tendu un chèque : « Julien, quitte-la. Fais-le pour toi. Tu es meilleur qu'elle. » Elle, mon épouse, croyait cette humiliation publique n'être qu'une énième tentative pour attirer son attention. Elle a même osé me demander de cuisiner pour elle et son amant. Son arrogance démesurée m'était insupportable. Mais pour la première fois, son drame ne m'atteignait plus ; seule subsistait une clarté glaciale. La permission de son père fut la force dont j'avais besoin. Dès l'hôpital, j'ai appelé mon avocat. Ce divorce pour faute, citant son adultère public, n'était pas un jeu. C'était la vraie fin, et elle ne l'avait pas vu venir.

Introduction

J'étais architecte, marié depuis cinq ans à Éléonore.

Je veillais sur son père, gravement malade, à l'hôpital.

C'était notre anniversaire de mariage, mais ma femme célébrait avec un autre homme.

Elle organisait une fête somptueuse pour Antoine, son amour de jeunesse, à Bordeaux.

La couverture de Paris Match hurlait la vérité : Éléonore radieuse, dans les bras d'Antoine.

Mon beau-père, convalescent d'une opération à cœur ouvert, a vu la photo.

La douleur dans ses yeux, non chirurgicale, fut saisissante.

Il m'a tendu un chèque : « Julien, quitte-la. Fais-le pour toi. Tu es meilleur qu'elle. »

Elle, mon épouse, croyait cette humiliation publique n'être qu'une énième tentative pour attirer son attention.

Elle a même osé me demander de cuisiner pour elle et son amant.

Son arrogance démesurée m'était insupportable.

Mais pour la première fois, son drame ne m'atteignait plus ; seule subsistait une clarté glaciale.

La permission de son père fut la force dont j'avais besoin.

Dès l'hôpital, j'ai appelé mon avocat.

Ce divorce pour faute, citant son adultère public, n'était pas un jeu.

C'était la vraie fin, et elle ne l'avait pas vu venir.

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Six ans. Six longues années que j'avais fui Paris, mon passé, et l'homme qui avait brisé ma vie. Je suis de retour pour une exposition, et là, il réapparaît, Marc Leclerc, charismatique et arrogant comme avant. Il me tend un bracelet, le même qu' il m' avait offert jadis, comme si six ans de silence et de douleur pouvaient s' effacer. Puis il dit : « On pourrait peut-être dîner ce soir. Rattraper le temps perdu. Je suis sûr que tu n' as rien de prévu. » Il ne s'était même pas douté que tout s'était effondré le jour où j'avais découvert que j'étais un simple substitut pour ma propre demi-sœur, Chloé. Le jour où il m'a jetée sous la pluie, ou pire encore, où je me suis effondrée, le ventre vide, dans une flaque de sang, tandis qu'il s'inquiétait pour une simple égratignure sur la main de Chloé. Puis, à l'hôpital, quand il a osé me supplier de donner mon sang pour elle, la femme qui m'avait fait perdre notre bébé. Il a même promis de m'épouser, croyant que je serais toujours la femme naïve qui s' accrochait à ses mensonges. Mais lorsque le médecin a révélé la vérité, que Chloé allait bien, et surtout que Marc avait confondu mon nom avec le sien, mes illusions se sont brisées. Pourquoi me l' a-t-il fait subir et comment a-t-il pu être aussi cruel ? C'est fini. Je lui ai dit : « Le bébé que j' ai perdu, c' était un garçon. Et c' était le tien. Adieu. » J' ai quitté Paris, laissant derrière moi l' ombre d' un passé douloureux. Et maintenant, il est là, essayant de me ramener avec un bracelet et des mots doux. Mais il ne sait pas que j'ai trouvé le bonheur et la paix, loin de lui, avec un autre homme, Antoine, mon mari, et que nous avons un fils, Léo. Il ne sait pas que ce fils que j'ai est un symbole de ma renaissance, pas une preuve de son passé. Et il n'est pas prêt à entendre la vérité cinglante de ma nouvelle vie, une vérité qu'il a lui-même forgée.

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Moderne

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Le téléphone a sonné, strident, brisant le silence pesant de mon appartement. Jeanne Dubois, architecte paysagiste de renom. C'était moi, avant. Maintenant, j'étais juste la sœur de Paul. La sœur d'un criminel, selon eux. Mon petit frère, Paul, dix-neuf ans, broyé et jeté en prison pour une fraude financière qu'il n'avait pas commise. « Mademoiselle Dubois. » La voix du père d'Alexandre de Varenne, l'homme dont le fils avait détruit le mien, résonnait, lourde d'une autorité qui ne tolérait aucune discussion. « Votre frère est jeune, il a fait une erreur. Mon fils aussi. Retirez votre plainte. Faites en sorte que votre frère admette sa seule culpabilité. En échange, je pourrai user de mon influence pour que sa peine soit... clémente. » Une erreur. Il appelait ça une erreur. J'ai crié, supplié, frappé à toutes les portes. La justice m'avait glacée, les avocats s'étaient désistés, j'avais été menacée, mon appartement "visité". Ils m'avaient humiliée, isolée, poussée au bord du gouffre. J'avais échoué. J'étais seule. Puis, une image s'est imposée. Mon père, le jour de son départ pour sa dernière mission. « Prends soin de Paul, Jeanne. Et n'oublie jamais, même dans la nuit la plus noire, une seule petite lumière peut tout changer. » Mes yeux se sont posés sur une vieille malle en bois, celle de mon père, jamais ouverte depuis sa mort. Une nouvelle force, froide et tranchante, a surgi en moi. Ce n'était plus du désespoir. C'était de la rage. Une rage pure. « Allez au diable. » J'ai raccroché. J'ai ouvert la malle de mon père. À l'intérieur, sous des vêtements et des souvenirs, il y avait ce que je cherchais. Un carnet de bord et un paquet de lettres. L'écriture de mon père, des noms, des dates, des lieux. Trafic d'armes, détournements de fonds. Et parmi les noms, celui de la famille de Varenne. Alexandre n'était pas juste un jeune délinquant. Il était l'héritier d'un empire bâti sur la misère et la mort. Mon père n'était pas seulement un médecin. Il était un témoin. Il avait collecté des preuves pendant des années, des preuves capables de faire s'effondrer des fortunes. Sa mort, officiellement un "accident", prenait soudain un sens terrible. Ils ne l'avaient pas seulement tué. Ils avaient essayé de faire taire la vérité avec lui. Mais ils avaient oublié une chose. Ils avaient oublié sa fille. La rage avait laissé place à une détermination glaciale. Ils voulaient une guerre ? Ils allaient l'avoir. Mais pas sur leur terrain.

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Horreur

5.0

La fumée m'étouffait, une douleur déchirante me vrillait les poumons alors que ma maison s'embrasait, consumant toute ma vie. Mon bras saignait, là où le couteau s'était enfoncé, mais la douleur physique n'était rien comparée à l'agonie de mon cœur. À travers les flammes, j'avais vu Marc, mon mari, s'effondrer dans la neige, avalé par la tempête alors qu'il cherchait de l'aide. Puis ma petite Léa, trois ans à peine, jetée par la fenêtre parce qu'elle pleurait trop. Et Chloé, ma fille adoptive, celle que j' avais arrachée à un orphelinat misérable et élevée comme ma propre chair, riait. Elle riait aux côtés de ses parents biologiques, ces vautours que j'avais stupidement accueillis dans ma maison pour la rassurer. Leurs rires se mêlaient au crépitement des flammes, un son horrible qui scellait mon destin. « C'est ta faute ! Tu nous as piégés ici ! » hurlait Chloé, le visage déformé par la haine. Ils ignoraient que leur minable village de vignerons avait été le premier enseveli, que je leur avais sauvé la vie. Une vie qu'ils utilisaient maintenant pour détruire la mienne. Dans l'obscurité glaciale de la cave, là où je m'étais retrouvée poussée, « Crève de faim, sale riche », j'avais ma dernière décision. J'ai mis le feu à ma propre maison, à mon propre tombeau, emportant tout avec moi. La chaleur est devenue insupportable, puis plus rien. Je me suis réveillée en sursaut, le corps trempé de sueur. J'étais dans mon lit, dans ma chambre parisienne, les draps frais contre ma peau. Pas de fumée, pas de sang, pas de cris. Juste le silence feutré. Dehors, le ciel était d'un blanc laiteux, et la radio annonçait une vague de froid sans précédent. Puis la porte de ma chambre s'est ouverte. Chloé est entrée, un plateau de petit-déjeuner à la main. « Maman, tu es réveillée ? Je t'ai apporté ton café. » Ses mots. Les mêmes mots. La même intonation faussement innocente. « Il fait si froid dehors. Je m'inquiète pour mes parents. » Mon sang s'est glacé. Elle voulait aller les voir, ou les faire venir. Je l'ai regardée, et je n'ai plus vu ma fille. J'ai vu le monstre qui avait ri pendant que mon mari mourait et que Léa gisait dans la neige. La fille à qui j'avais tout donné, tout offert. "S'il te plaît, maman. Je serai prudente. Ou alors… peut-être qu'on pourrait les faire venir ici ? Juste le temps que la vague de froid passe. On a tellement de place." Son corps contre le mien était une profanation. J'ai respiré profondément. « Bien sûr, ma chérie. C'est une excellente idée. » Au fond de ma cave, les bidons d'essence attendaient. Cette fois, ce ne serait pas mon tombeau, mais celui des autres.

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Je fixe mon écran, le curseur clignote sur l'option "Valider", prêt à sceller mon avenir à Lyon avec Chloé, comme nous l'avions toujours rêvé, mais mon cœur est lourd. Puis, des commentaires fluorescents apparaissent devant mes yeux, flottant dans ma chambre : "Le protagoniste est si cruel ! Il ne voit pas la souffrance de l'héroïne ?", "Team Chloé pour toujours !". Depuis la mort de mon père, pompier volontaire décédé en sauvant la famille de Chloé, ces voix m'accablent, me traitant de « profiteur », me condamnant sans connaître ma peine, surtout après qu' elle m' a poussé et blessé lors d' un concert, me laissant seul à l' hôpital pour sa nouvelle obsession, Yanis. Elle ignore les rumeurs qui me brisent, oublie l'anniversaire de la mort de mon père, et me demande de quitter ma propre chambre pour ce Yanis qu'elle protège aveuglément, prétendant que c'est "pour mon bien". Comment puis-je être le monstre quand mon monde s'écroule autour de moi, quand celle que j'aimais piétine mon âme pour un manipulateur, faisant de moi le coupable aux yeux de tous ? Mais ce n'est pas tout. Quand Yanis pousse et enferme la petite Manon, l'unique lumière dans ce cauchemar, et que Chloé me jette en pâture à l'opinion publique pour protéger son "héros", la trahison est consommée. Je ramasse mes dernières forces, prends la main de Manon et m'enfuis, coupant les ponts avec cette prison dorée. C'est fait. Je ne reviendrai jamais.

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« Ma sœur menace de prendre mon compagnon. Et je la laisse le garder. » Née sans louve, Séraphina est la honte de sa meute-jusqu'à ce qu'une nuit d'ivresse la laisse enceinte et mariée à Kieran, l'Alpha impitoyable qui n'a jamais voulu d'elle. Mais leur mariage d'une décennie n'était pas un conte de fées. Pendant dix ans, elle a enduré l'humiliation : pas de titre de Luna. Pas de marque de lien. Seulement des draps froids et des regards encore plus glacials. Lorsque sa sœur parfaite est revenue, Kieran a demandé le divorce le soir même. Et sa famille était ravie de voir son mariage brisé. Séraphina n'a pas combattu mais est partie en silence. Cependant, lorsque le danger a frappé, des vérités choquantes ont émergé : ☽ Cette nuit-là n'était pas un accident ☽ Son « défaut » est en réalité un don rare ☽ Et maintenant, chaque Alpha-inclus son ex-mari-voudra la revendiquer Tant pis, elle en a assez d'être possédée. *** Le grondement de Kieran vibrait à travers mes os alors qu'il me plaquait contre le mur. Sa chaleur transperçait les épaisseurs de tissu. « Tu penses que partir est aussi simple, Séraphina ? » Ses dents effleurèrent la peau intacte de ma gorge. « Tu es à moi. » Une paume brûlante glissa le long de ma cuisse. « Personne d'autre ne te touchera jamais. » « Tu as eu dix ans pour me revendiquer, Alpha. » Je découvris mes dents en un sourire. « C'est drôle comme tu te rappelles que je suis à toi... seulement quand je m'éloigne. »

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