Carl est un jeune étudiant solitaire qui à peur des femmes et qui n'a jamais connu l'amour. Au tout début de l'année scolaire Carl tombait sous le charme de Alexandra l'une des plus belles femmes de sa promotion mais n'arrivait pas à prendre son courage à deux mains pour lui déclarer son amour car il estimait qu'il n'était pas assez bien pour elle. Au cours de l'année, lors d'une exposé,il se retrouvait en binôme avec Alexandra. Un rêve qui devient réalité pour Carl qui était tout timide et qui perdait les mots. Carl est un étudiant très brillant ,qui avait une capacité à vite assimilé les cours donc il proposa à Alexandra de l'aider dans certaines matières. Un soir après les cours Carl reçoit la visite de Alexandra chez lui pour une révision. Ils en ont profité pour mieux faire connaissance et il se trouvait qu'ils ont plusieurs points en commun. Se soir là les deux ont découvert une attirance l'un pour l'autre et l'inattendu c'était produits. La soirée qui devrait être une soirée d'étude c'était transformer en une soirée de chaleur,une soirée de pure passion.
Carl ajusta nerveusement les bretelles de son sac à dos en pénétrant dans l'amphithéâtre. La salle était immense, remplie d'étudiants bavardant avec excitation. C'était le premier jour de l'année universitaire, et malgré les éclats de rire et les salutations qui fusaient de toutes parts, il se sentait terriblement seul. Il chercha un siège à l'écart, évitant soigneusement les groupes déjà formés.
Il n'avait jamais été à l'aise dans la foule. Depuis son plus jeune âge, il s'était toujours senti un peu en décalage, préférant la compagnie des livres à celle des autres. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas les gens, mais il ne savait simplement pas comment interagir avec eux sans ressentir cette gêne insupportable qui lui faisait perdre tous ses moyens.
Il s'installa enfin sur un banc, posant son sac à côté de lui comme pour marquer son territoire. Il jeta un coup d'œil autour de lui, observant les visages inconnus qui allaient sans doute devenir ses camarades de classe pour l'année à venir. Son regard se perdit un instant dans la foule, jusqu'à ce qu'il la voie.
Alexandra.
Son cœur rata un battement. Elle venait d'entrer dans la salle, et instantanément, il eut l'impression que tout autour de lui devenait flou. Il ne savait pas si c'était la lumière du matin qui illuminait ses cheveux bruns, ou si c'était simplement son imagination qui la sublimait, mais elle paraissait irréelle. Elle portait un jean moulant et un haut blanc simple, mais sur elle, tout semblait élégant, naturel, parfait.
Carl détourna aussitôt les yeux, une vague de chaleur lui montant aux joues. Il ne pouvait pas la regarder trop longtemps sans se sentir ridicule. Bien sûr qu'une fille comme elle n'avait rien à voir avec lui. Elle appartenait à un monde où les interactions sociales étaient simples, où les rires fusaient sans effort. Il l'avait déjà vue l'an dernier dans quelques cours, toujours entourée d'amis, toujours souriante et pleine d'assurance.
Elle traversa l'amphithéâtre en saluant plusieurs personnes au passage, avant de s'asseoir non loin de lui, mais suffisamment pour qu'il ne risque pas un contact direct. Il sentit son cœur battre plus vite malgré lui. Pourquoi fallait-il qu'elle soit là, dans son champ de vision ?
Il se mordit la lèvre, tentant de se concentrer sur son ordinateur qu'il venait d'allumer. Il n'était pas venu ici pour rêver, il était venu pour étudier, pour réussir. Mais c'était plus fort que lui. Il voulait la regarder, la détailler, comprendre pourquoi elle exerçait sur lui une telle fascination.
La voix du professeur interrompit brutalement ses pensées :
- Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau semestre !
Carl se redressa légèrement, s'efforçant de se focaliser sur ce qui se disait. Pourtant, chaque fois qu'Alexandra bougeait, chaque fois qu'elle parlait à quelqu'un près d'elle, son attention vacillait.
Le cours débuta et il fit de son mieux pour prendre des notes. Il était bon dans ce qu'il faisait, il le savait. Étudier avait toujours été son refuge, son domaine d'excellence. Les concepts abordés lui semblaient familiers et il les assimilait rapidement. Pourtant, aujourd'hui, pour la première fois, il se sentait distrait.
Après une bonne heure de cours, une pause fut annoncée. Les étudiants se levèrent, certains s'étirant, d'autres engageant des discussions animées. Carl, lui, resta assis, jetant un regard rapide autour de lui. Il aurait aimé être du genre à aller spontanément vers les autres, à discuter sans craindre de dire quelque chose de stupide.
Alors qu'il rangeait machinalement son stylo, un groupe d'étudiants s'arrêta près de lui. Et parmi eux, Alexandra.
- Alors, tu penses quoi du prof ? demanda une voix féminine.
Carl releva timidement la tête et son cœur rata un nouveau battement. Alexandra parlait à une de ses amies, mais elle était si proche qu'il pouvait presque sentir son parfum.
- Il a l'air sympa, mais un peu strict, répondit Alexandra en haussant les épaules. On verra bien.
Son rire léger résonna et Carl sentit une vague de frustration le traverser. Pourquoi était-il incapable d'intervenir, de participer à une conversation aussi banale ?
Il baissa les yeux, espérant que personne ne remarquerait sa gêne. Mais le destin en décida autrement.
- Hé, salut, je peux m'asseoir ?
Carl releva brusquement la tête. Alexandra le regardait, un sourire aux lèvres.
Il ouvrit la bouche, incapable de produire un son immédiatement. Il se força à respirer, priant pour ne pas rougir comme un idiot.
- Euh... oui, bien sûr.
Elle s'assit à côté de lui, croisant ses jambes avec une aisance naturelle.
- Tu t'appelles Carl, c'est ça ?
Il hocha la tête, abasourdi qu'elle connaisse son prénom.
- On était déjà dans quelques cours ensemble l'année dernière, je me souviens, ajouta-t-elle en sortant son téléphone.
Carl sentit une étrange sensation l'envahir. Alexandra se souvenait de lui ? Lui qui pensait être invisible...
- Tu es toujours super concentré en cours, ça se voit que tu es sérieux, continua-t-elle en souriant.
Il haussa timidement les épaules.
- J'essaie juste de suivre, répondit-il, sa voix légèrement tremblante.
Elle rit doucement, puis le regarda avec un air amusé.
- Moi, j'ai parfois du mal à rester concentrée. Je crois que j'ai déjà perdu le fil du cours...
Carl ne put s'empêcher de sourire. C'était la première fois qu'il échangeait avec elle, et pourtant, il avait l'impression que le monde venait de s'ouvrir à lui d'une manière nouvelle.
Il se promit de ne pas gâcher cette opportunité.Chaque matin, Carl arrivait en avance à l'université. Il s'installait à son habituelle place dans l'amphithéâtre, un peu à l'écart, juste assez pour voir sans être vu. Son rituel était toujours le même : allumer son ordinateur, sortir son carnet de notes et, inévitablement, attendre qu'elle entre.
Alexandra.
Elle arrivait presque toujours à la dernière minute, accompagnée de quelques amis, son sourire illuminant la pièce bien avant qu'elle ne prononce un mot. Elle riait souvent, un rire clair et naturel, sans la moindre retenue. Carl se demandait ce que cela faisait, d'être aussi libre, aussi spontané.
Il l'observait en silence, s'efforçant de ne pas se faire remarquer. Il savait que c'était ridicule, qu'il n'avait aucune chance avec elle, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Alexandra dégageait une énergie qui le captivait, une sorte de magnétisme auquel il était incapable de résister.
Un jour, alors qu'il feuilletait distraitement ses notes, il entendit son nom.
- Carl ?
Son cœur s'emballa. Il releva la tête brusquement et son regard croisa celui d'Alexandra. Elle était à quelques mètres de lui, en train de discuter avec ses amis, et elle venait de prononcer son prénom.
Mais ce n'était pas à lui qu'elle parlait.
Un autre Carl, un grand blond au sourire éclatant, venait de répondre avec enthousiasme.
Carl sentit un poids s'abattre sur son estomac. Bien sûr. Quelle idiote illusion avait-il nourrie, ne serait-ce qu'une seconde, en pensant qu'elle s'adressait à lui ?
Il détourna les yeux, se plongeant dans son écran comme si sa vie en dépendait.
- Arrête d'être aussi dramatique, murmura-t-il pour lui-même.
Mais au fond, il savait qu'il ne pouvait pas lutter contre cette douleur sourde qui grandissait en lui.
Alexandra appartenait à un autre monde. Un monde où les gens se parlaient naturellement, où les relations se tissaient sans effort. Un monde où il n'avait pas sa place.
À la pause, il sortit de l'amphithéâtre plus tôt que d'habitude. Il avait besoin de prendre l'air. Dans la cour de l'université, il trouva un banc tranquille et s'y installa, regardant distraitement les étudiants passer devant lui.
Quelques minutes plus tard, un éclat de rire le fit lever la tête.
Alexandra était là, entourée d'un petit groupe. Elle parlait avec animation, gesticulant légèrement en racontant une anecdote. Son énergie était contagieuse, et tous ceux qui l'entouraient semblaient happés par sa présence.
Carl sentit un pincement au cœur. Il ne pouvait pas lui en vouloir d'être comme elle était. Elle n'avait jamais rien fait pour l'exclure. C'était lui qui se mettait des barrières, lui qui refusait de tenter quoi que ce soit.
- Tu devrais aller lui parler.
Carl sursauta. Il ne s'était pas rendu compte qu'un autre étudiant s'était assis à côté de lui. Un garçon qu'il connaissait à peine, avec qui il avait eu quelques cours l'année précédente.
- Quoi ? bredouilla-t-il.
- Alexandra. Tu passes ton temps à la regarder. Tu devrais aller lui parler.
Carl se crispa.
- Je ne la regarde pas.
L'autre haussa un sourcil, amusé.
- Bien sûr que si. Et honnêtement, tu devrais tenter ta chance. Elle est sympa, tu sais.
Carl secoua la tête, un sourire amer aux lèvres.
- Tu plaisantes ? Regarde-la. Elle est...
Il chercha ses mots.
- Elle est Alexandra. Et moi, je suis juste Carl.
L'autre garçon haussa les épaules.
- Et alors ? Ça ne veut rien dire.
Carl poussa un soupir.
- Ça veut tout dire.
L'autre ne répondit rien, se contentant de hausser les épaules avant de se lever.
- Si tu le dis. Mais à force d'attendre, quelqu'un d'autre le fera à ta place.
Carl le regarda s'éloigner, un poids supplémentaire s'ajoutant à celui qu'il portait déjà.
Il jeta un dernier regard vers Alexandra.
Elle riait encore, insouciante.
Et lui, il n'était qu'un spectateur.Le professeur se tenait devant l'amphithéâtre, une liasse de feuilles à la main, et balayait la salle du regard avec un sourire énigmatique. Carl sentit une tension familière s'installer en lui. Il y avait toujours quelque chose d'inquiétant dans cette expression, cette lueur dans les yeux des professeurs lorsqu'ils s'apprêtaient à annoncer un projet ou une évaluation.
- Comme vous le savez, commença l'enseignant d'une voix posée, nous allons approfondir le sujet de cette semaine à travers un exposé en binôme.
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