Le goût du désir

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« Baye modou t'aime ma fille et quand tu seras enfin sa femme, tu verras à quel point tu seras comblée de bonheur et d'amour.... » Mayna se remémorait ainsi cette phrase de sa tante, la petite sœur de son père, quelques heures plus tôt. Elle l'avait insulté dans sa tête et n'avait eu qu'une seule envie, c'était l'étriper devant tous ces gens qui étaient venus demander sa main... seulement, elle ne pouvait pas faire grand-chose, car les dés étaient lancés.

Le goût du désir Chapitre 1 01

Chapitre 1

« Baye modou t'aime ma fille et quand tu seras enfin sa femme, tu verras à quel point tu seras comblée de bonheur et d'amour.... »

Mayna se remémorait ainsi cette phrase de sa tante, la petite sœur de son père, quelques heures plus tôt. Elle l'avait insulté dans sa tête et n'avait eu qu'une seule envie, c'était l'étriper devant tous ces gens qui étaient venus demander sa main... seulement, elle ne pouvait pas faire grand-chose, car les dés étaient lancés. Elle aurait pu se rebeller contre son père, faire en sorte de refuser ce mariage mais c'était sans compter avec Pa Kane. Elle n'avait pas tellement le choix en quelque sorte.

Elle était d'habitude une petite révolutionnaire quand une décision lui concernant se prenait sans son aval mais cette fois ci c'était différent. En réalité, son père l'avait appelé il y a de cela quelque semaines et avait parlé avec elle comme il le faisait avec les adultes. Bien sûr, connaissant Pa Kane, tout le monde savait qu'il avait une seule et unique méthode, la chicotte et Mayna le savait fort bien.

Seulement ce jour-là, il était différent, calme et surtout très peu bavard...

Pa Kane : ma fille, assied toi près de moi...

Mayna avait eu peur et ne voulait pas trop s'approcher de lui, mais il l'avait rassuré. Elle alla donc s'assoir sur le banc qu'il lui avait indiqué en face de lui et commença : tu sais, je vois à quel point tu grandis, tu as fait des études très poussées et j'en suis fièr. Même si je ne te le montre pas, sache que dans cette maison, sada et toi faites ma fierté.

En réalité, Mayna avait un grand frère sada qui avait réussi dans les études et avait ouvert une petite entreprise de placement. Ce n'était pas encore quelque chose de fructueux mais c'était quand même passable aux yeux de son père qui criait sur tous les toits que son ainé avait réussi.

Mayna était sa deuxième fille. Elle avait 22 ans et sada en avait 33. Un grand écart car il y avait un autre frère qui est décédé tout juste à sa naissance... les autres mouhsinatou et Bocar avaient respectivement 18ans et 20 ans...

Pa Kane : ... voilà, je vois que tu as maintenant ta licence et quand j'ai vu le fruit des études poussées de ton frère, je me suis dit que toi également tu pourrais y arriver comme lui. Mais tu es une femme ma fille, tu as des devoirs dans la société et 22 ans c'est largement suffisant pour te marier. Tu es même en retard.

Mayna fronça les sourcils. Elle savait que son père était très conservateur mais voyant qu'il ne disait jamais rien sur cette partie de sa vie, elle se mit à croire qu'il ne s'en occuperait jamais. Seulement, elle s'était trompée, pensait elle.

Il continua : voilà, je sais que tu vas faire des objections, je sais aussi que tu risques de ne pas approuver mais je ne te demande pas ton avis. Car depuis que tu es née, je n'ai jamais décidé quelque chose qui soit mauvais pour toi....

Mayna se risqua à ouvrir la bouche : mais papa, nous sommes au 21e siècle je te rappelle.

Il lui lança un regard mortel avant de reprendre : je ne suis pas ton égal Mayna. C'est a moi que tu apprends quel siècle nous sommes ? Tu te fou de moi ???

Mayna : je m'excuse.

Pa Kane : c'est mieux pour toi. J'espère que tu seras docile car j'ai convenu d'un rendez-vous avec baye modou demain soir. Il sera ton mari si Allah le veut. Et n'essaie même pas de refuser, quand ce malheureux incident avec ton cousin s'est passé, j'ai failli te déshériter, c'est grâce à lui si je ne l'ai pas fait. Et si je fais ça c'est pour lui montrer ma gratitude. Sinon je t'aurais déjà chassé ta mère et toi...

Mayna avait cru mal entendre, mais connaissant son père, le mieux qu'elle avait à faire était de ne pas rechigner. Elle avait attendu donc qu'il finisse pour qu'elle parte rejoindre sa mère. Car elle n'était pas tellement convaincue de ce qu'il se passait.

Seulement, mère Fanta était tout sauf le contraire de Pa Kane, en réalité, ils avaient la même opinion. Elle était donc enthousiaste à l'idée que sa fille allait épouser l'un des plus riches entrepreneurs de la ville.

Mayna : mais yaye* (maman), qu'est ce qu'il se passe dans cette famille ? Vous voulez me faire du mariage forcé ??? Vous êtes conscient que c'est puni par la loi sénégalaise.

Mère Fanta éclata de rire : mariage forcé à une femme de 22 ans ????? Mon œil. Ecoute ma fille, tu connais notre situation, ton frère sada s'en sort à peine avec son entreprise. Il y a aussi ton père qui est à la retraite depuis plus de 10 ans. Et personnellement, j'aimerai te voir faire quelque chose de ta vie. Baye modou est un bon parti. C'est un homme bien et il est très attaché à ton père. Je t'en supplie Mayna, pour une fois dans ta vie, ne fait pas d'histoire. Accepte et fait moi plaisir. C'est la seule chose que je te demande...

Mayna : mais maman il a 4 femmes et il est deux fois plus âgé que moi...

Mère Fanta : ton père est trois fois plus âgé que moi et quand on s'est marié, c'est le jour de nos noces que je l'ai vu pour la première fois donc ne me sort pas tes excuses bidons.

Mayna savait que sa mère en avait fini avec cette discussion. Elle se résigna. Bien sûr, elle considérait ça comme un mariage forcé mais mère Fanta le voyait autrement. Seulement Mayna ne pouvait pas s'imaginer être la femme de cet homme, non tout sauf ça pensa-t-elle.

Cependant, Pa Kane était vraiment décidé à donner sa fille en mariage. Tout etait allé très vite et quand baye modou avait été mis au courant, il avait aussitôt envoyé ses parents pour la date et pour qu'il puisse donner la dote aux parents de Mayna. Bien sûr, quand il avait voulu rencontrer cette dernière, elle avait complètement refusé disant qu'elle n'était pas d'accord avec ce mariage.

Sada avait été mis au courant beaucoup plus tard. Il avait tempêté contre ses parents qui n'en avaient cure de ce qu'il pouvait penser. Pa Kane l'avait même menacé de lui trouver une femme de force afin qu'il puisse enfin se caser. Il avait donc incité Mayna à la révolte mais, à la veille de la deuxième rencontre avec la famille de baye modou, mère Fanta appela sa fille...

Mayna : yaye avant que tu ne dises quoi que ce soit, je voudrais te dire que je ne veux pas de ce mariage et je me suiciderai si vous insistez à me donner à ce type...

Mère Fanta : assied toi ma fille.

Mayna était méfiante quand sa mère était si doucereuse. Elle s'assit à côté du lit et la fixa. Mère Fanta commença : écoute Mayna tu as le choix bien sûr, si tu ne veux pas de ce mariage, dis le moi encore une fois et je fais tout annuler. Tu as le droit de choisir aussi... mais avant de dire quelque chose écoute moi. Mayna depuis que tu es née, je n'ai pas eu de répit entre vendre et acheter pour vous faire nourrir. La retraite de ton père est venue tout aggraver. Regarde mes pieds ??? Mon arthrite me tue chaque jour encore plus. Mes reins me font mal et je n'arrête pas de faire des crises d'asthme sans compter mon diabète. Pourtant Mayna je me lève tous les jours pour chercher de quoi vous nourrir....

Mayna baissa la tête, sa mère venait de marquer un point. Elle continua quand même : on ne te demande pas grand-chose. Il a trois femmes et tu seras la 4e, donc la plus choyée. Fait juste en sorte de construire une vie avec lui et d'être heureuse. Le reste, Dieu s'en chargera. Mais actuellement, tu es ma seule issue pour sortir de cette précarité dans laquelle nous sommes depuis des années....

Quand elle avait terminé son discours, mayna avait versé une larme. Elle résistait rarement aux paroles de sa mère et savait à quel point elle souffrait pour leur apporter de quoi se nourrir. Elle savait ainsi que son mariage avec baye modou allait beaucoup changer même si elle savait que jamais de sa vie, elle ne l'aimera... elle soupira puis lui prit la main : ne t'inquiète pas yaye, je vais accepter alors...

C'est ainsi que le lendemain, toute la famille était réuni pour recevoir la dote. Pa Kane était plus heureux que jamais car baye modou les avait donné 2millions de FCFA. Il avait reçu l'argent et avait sauté de joie tout en tarissant d'éloge son futur beau fils. Sa tante paternelle prit aussi la parole et là, toute son hypocrisie apparaissait devant Mayna. A présent, le mariage était prévu pour la semaine qui suivait....

.

.

.

Henriette cria presque : mais Mayna qu'est ce qui te prend ????

Mayna : ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà... je ne pouvais rien faire, j'étais dos au mur et ma mère à raison.

Henriette : mais Mayna ta mère est juste une femme qui a besoin d'avoir un gendre riche... pourquoi tu as cédé ???

Mayna : tu te souviens de cette tentative de viol de mon cousin quand on était gamine ??? Depuis ce jour-là, toute ma famille me traite de dévergondé et ....

Henriette la coupa : et tu penses que te marier avec cet homme va leur prouver le contraire ???

Mayna : je pense que je devrais faire plaisir à ma mère Henriette c'est tout...

Henriette était juste bouche bée devant cette nouvelle que sa meilleure amie venait lui annoncer. Elles étaient amies depuis le primaire mais ce qu'elle a toujours su c'était que Mayna était tout sauf docile. Mais elle connaissait également la mère de cette dernière une femme cupide et intéressée qui était prête à tout pour arriver à sa fin quitte à forcer sa fille a se marier avec un homme qui pouvait être son pere.

Elle se retourna vers elle et vit à cet instant une fille vulnérable. Elle était son amie et pour elle, c'était à elle de la réconforter un tant soit peu. Elle s'approcha d'elle : écoute Mayna, c'est vrai que c'est une surprise pour moi, mais sache que je suis là et je vais t'aider à surmonter ça...

Mayna sourit désespérément : rire comment surmonter ça. Me marier avec un homme de plus de 50 ans, qui de surcroit a déjà trois femme.

Henriette : essayons de voir le côté positif es choses. Tu auras tout ce que tu désires en tant que femme. Tu seras surement beaucoup plus choyée que les autres, et aussi tu ne le verras pas souvent car il sera occupé avec les autres... et sans oublier que tu vas gouter au truc... hahahahahh

Mayna lui jeta le seul oreiller qui était dans la chambre d'Henriette, la faisant rire aux éclats. : Henriette, la seule chose que j'avais toujours voulu c'était de le faire avec l'homme que j'aime...

Henriette : on n'a pas toujours ce qu'on veut ma belle. Ne t'inquiète pas, tu va-t'en sortir après tout, baye modou n'est pas si répugnant que ça, en plus il est très propre.

Mayna : oui j'ai remarqué.

Elle ne savait pas pourquoi Mayna acceptait ce mariage sans montrer son désapprobation. Elle comprenait le fait que ses parents soient conservateurs certes mais elle ne pouvait pas concevoir un mariage arrangé à cette époque-là. Seulement, elle croyait avoir une petite idée. En effet, il y a de cela quelques années, Mayna avait été victime d'une tentative de viol d'un de ses cousins. Cette histoire avait beaucoup perturbé son amie et son père lui avait fait porter le chapeau lui disant qu'elle était une dévergondée sans scrupule. Seulement Henriette trouvait que ce n'était pas une raison suffisance pour accepter ce mariage quand même.

Elle réfléchit un instant puis pensa à mère Fanta. Elle savait que cette dernière avait une forte influence sur sa fille. En réalité, elle avait toujours été témoin de la manière dont cette femme s'y mettait pour manipuler sa fille et la pavaner partout... bien sûr, elle est sa mère, mais Henriette avait toujours trouvé mère Fanta très matérialiste sur les bords. Et pour couronner le tout, Mayna ferait tout pour que sa mère soit fiere d'elle ...

Elle soupira car malgré toutes ces réflexions, Henriette savait qu'elle n'y pouvait absolument rien. Ce mariage allait avoir lieu qu'elle le veuille ou pas.

Les jours qui avaient suivi, tout se passa très vite. C'était tellement rapide que Mayna n'arrivait plus à suivre. Sa mère voulait qu'elle fasse un très grand mariage et son père aussi était partant. Ils avaient tous les deux préparé une très grande cérémonie réunissant tous les riches de la ville. Le mot était lancé et tout le monde savait à présent que la pétillante Mayna Kane allait bientôt devenir la 4e femme du riche entrepreneur baye modou drame.

A suivre...

Continuer

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Le goût du désir Le goût du désir IBIZAR Romance
“« Baye modou t'aime ma fille et quand tu seras enfin sa femme, tu verras à quel point tu seras comblée de bonheur et d'amour.... » Mayna se remémorait ainsi cette phrase de sa tante, la petite sœur de son père, quelques heures plus tôt. Elle l'avait insulté dans sa tête et n'avait eu qu'une seule envie, c'était l'étriper devant tous ces gens qui étaient venus demander sa main... seulement, elle ne pouvait pas faire grand-chose, car les dés étaient lancés.”
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