Ainsi soit-il

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. Moyia : Ils ont dit que tant que tant que nous n'irons nulle part mais aujourd'hui [bougeant sa main en faisant claquer ses doigts entre eux] je le brise au Nom du Seigneur Jésus ! Reka (l'attirant dans ses bras) : Amen. Moyia : Ils ne peuvent pas me priver de ton amour. [Liant ses mains autour de sa taille et levant la tête vers lui] Tu es ma vie Reka BEKALÉ. Reka (baiser sur le front) : Toi aussi, tu es ma vie. Tu en doutes en quoi ?

Ainsi soit-il Chapitre 1 00

Prologue...

10 ans plus tard...

À peine Reka coupe l'appel que Moyia sort du lit et se met à arpenter la pièce en fulminant.

Reka dépose le téléphone sur la table de nuit. Il regrette maintenant d'avoir activé le haut-parleur. Sa mère n'est pas allée de mains mortes pour cracher son venin. Il voit bien que sa meuf se retient de pleurer.

Moyia : Cette situation... je ne l'ai pas choisie. Je ne suis pas allée l'acheter au supermarché !

Reka (ton doux) : Mo...

Moyia : Elle m'est tombée dessus. [S'arrêtant un moment pour le fixer] D'ailleurs, qui choisit d'être stérile ? Qui ?! Qui demande à être stérile, hum ?!

Reka : Je sais tout ça Mo.

Elle se remet à tourner dans la pièce.

Moyia : Si j'avais eu le choix, j'aurai coché plusieurs fois sur la case "fécondité" et un million de fois sur la case "enfants". [S'arrêtant à nouveau] Comme vous aimez les enfants là, je t'aurais fait tout un village de petits BEKALÉ.

Reka (sortant à son tour du lit) : Je le sais Mo. Ne te laisses pas atteindre par tout ça bae.

Moyia (éclatant en sanglots) : Sauf que c'en est trop ! Je n'ai pas un cœur de pierre non plus. J'ai trop encaissé. [Des larmes de frustration se mettent à ruisseler sur ses joues] Je suis aussi un être humain et l'enfant des gens ! Comment ta mère aurait réagi si on faisait ce qu'elle me fait subir à l'une de ses filles, hein ?

Reka (réduisant la distance entre eux) : Ma puce, sèches tes larmes. Je ne veux plus te voir pleurer pour ce sujet.

Moyia : J'ai trop encaissé Reka !

Elle s'essuie les yeux avec rage.

Reka : J'en suis conscient mais rappelles-toi de tout ce qu'on a traversé. Ce n'est pas...

Moyia (haussant le ton) : J'en ai assez ! Tu m'entends ?! ASSEEEZ ! J'ai trop tendu l'autre joue ! Il y a des limites à tout !

Reka (air peiné) : Je sais.

Moyia : Non.

Reka : Désolé Mo.

Moyia : Il ne suffit pas d'être désolé. [Pointant son téléphone sur le lit] Il faut aussi dire aux tiens que je n'ai pas choisi cette situation. Je n'ai pas choisi de ne pas pouvoir enfanter et je n'ai jamais rien fait, qui aurait pu affecter ma capacité à procréer. Si je mens que le ciel me foudroie ici et maintenant !

Reka (venant se planter devant elle) : Tu n'as pas besoin d'aller aussi loin dans tes propos Mo.

Moyia (reculant d'un pas) : C'est parce que j'en ai ma claque Reka ! [Voix qui se casse] J'en ai plus que marre ! Tu m'entends ?

Reka (voix triste) : Je t'entends très bien mais...

Moyia (ravalant un sanglot) : ...

Reka : ...je ne veux plus que les propos ou les actions des gens te mettent dans cet état.

Moyia : Ils m'ont traitée de tous les noms d'oiseaux pour me rabaisser. [Comptant sur ses doigts] Ils m'ont appelé coq, cabri, ventre vide, femme sans valeur, demi-homme, sirène des eaux, et j'en passe. [Le fixant] Je n'ai jamais rien dit. Tu m'en es témoin. [Recommençant à pleurer] Je n'ai jamais rien fait...

Reka (soufflant en fermant brièvement les yeux) : ...

Moyia (le visage inondé de larmes et de morve) : J'ai encaissé les insultes et les railleries en silence. Je ne me suis jamais plainte et tout ça [pointant son torse] par amour pour toi.

Reka : J'en suis conscient Mo.

Moyia : C'est pour toi que je serre les dents depuis toutes ces années.

Reka : Écoutes-moi O'MBOULA.

Leurs regards se soudent puis il pose les mains sur chacune de ses épaules.

Reka : Il s'agit de toi... et de moi. Tu sais ce que tu représentes pour moi. Je m'en bats lek que tu enfantes ou pas. [Levant ses sourcils] Je t'ai choisie toi et personne d'autre. Voici la vérité et c'est tout ce qui doit t'importer. Ne donnes plus du poids à ce qui ne l'en vaut pas la peine, okay ?

Moyia (hochant la tête en reniflant) : ...

Il prend le visage de Moyia entre ses mains et essuie ses larmes avec le bout de ses pouces.

Reka : Nous ne sommes plus à ce niveau. Ceux qui veulent se cramponner à ce truc, n'ont qu'à faire mais ça ne va pas nous empêcher de nous marier.

Moyia (reniflant) : ...

Reka : Seuls nos projets doivent t'importer. [Fronçant légèrement les sourcils] On remet le reste entre les mains de God, okay ?

Moyia : Mais comment on fait ça, quand ils pensent avoir tenu une assemblée avec le même Dieu ?

Reka (voix ferme) : Ça a toujours été toi et moi... et rien ni personne d'autre.

Elle garde le silence pendant plusieurs secondes puis...

Moyia : C'est toi qui as raison.

Reka (un sourire étire ses lèvres) : Voilà.

Moyia : Ils ont longtemps joué avec nos émotions.

Reka (hochant la tête) : ...

Moyia : Ils ont pris un malin plaisir à s'immiscer dans notre histoire.

Reka : Huhum.

Moyia : Ils ont dit que tant que tant que nous n'irons nulle part mais aujourd'hui [bougeant sa main en faisant claquer ses doigts entre eux] je le brise au Nom du Seigneur Jésus !

Reka (l'attirant dans ses bras) : Amen.

Moyia (contre son torse) : Ils ne peuvent pas me priver de ton amour. [Liant ses mains autour de sa taille et levant la tête vers lui] Tu es ma vie Reka BEKALÉ.

Reka (baiser sur le front) : Toi aussi, tu es ma vie. Tu en doutes en quoi ?

Moyia (fermant les yeux avant de les rouvrir) : Non.

Reka : Hum.

Moyia : À ce stade, nous n'avons plus besoin de l'aval de ceux qui n'ont jamais cru en nous et en notre histoire.

Reka (soutenant son regard) : Voilà que tu parles bien.

Moyia : Nous nous aimons, nous allons nous marier et nous serons heureux.

Reka (large sourire) : ...

C'est doucement qu'elle se dégage de son étreinte.

Moyia : Tu es leur fils non ?

Reka : Euh... ouais.

Moyia : Vas donc leur dire, que moi (elle se frappe légèrement la poitrine) Moyia O'MBOULA bientôt BEKALÉ...

Reka renverse sa tête en arrière avant de partir dans un grand éclat de rire.

Reka : Bientôt BEKALÉ ! Hahahahaha O'MBOULA, c'est qui ton dealer ?

Moyia (avec tout le malin et l'arrogance du monde mondial) : En tout cas, je reste là pian. Je ne vais pas bouger. No bouging hein ! No Bouging ! Maintenant si quelqu'un est trop fâché, qu'il vienne me dégager, on va voir.

Fin du prologue

Chapitre 1 : Ma situation

Dix ans plus tôt...

***Moyia Judith O'MBOULA***

C'est la récré. Je suis avec les filles au préau. On discute et se marre lorsqu'un rire tonitruant nous fait toutes tourner la tête vers le rieur.

Moi (levant les yeux au ciel) : Pourquoi ça ne m'étonne pas ?

Soarez : Hum YAPONO que dans la prodada.

Katcia : Toujours à vouloir se faire remarquer, celui-là. C'est comme ça les vilains sont. Tchrrrrr

Axelle (petit rire) : Laissez mon type roh.

Katcia : Quand tu le vois ouvrir sa large bouche comme ça, c'est qu'il a déjà capté une proie dans les parages.

Soarez : Toi, tu connais.

On se met toutes à rire.

Maxx est avec Yohan. Les inséparables. Je cherche du regard le troisième larron de la bande. Chez eux, c'est "jamais deux sans trois". Si ses deux potes sont là, ce que Reka n'est pas bien loin. On te dit bien, des triplés de mères différentes. Et bingo... Il est assis à l'écart du groupe, sur un gros bloc en béton. Monsieur tire une de ces tronches.

Je l'observe du coin de l'œil, lève discrètement les yeux au ciel avant d'expirer. Axelle qui a suivi mon petit manège, se met à rire tout doucement en me fixant. Je hausse les épaules avant d'aller retrouver mon bébé.

Moi (à sa hauteur) : Recoucou toi !

Reka (regard en biais) : Hum.

Moi (m'asseyant prés de lui) : T'en fais une tête.

Reka (regardant droit devant lui en contractant les mâchoires) : ...

Moi : Qu'est-ce qu'il y a encore ?

Reka : Ce monde est méchant.

Moi : Dis-moi ce qu'il y a.

Reka : ...

Moi : Reka ?

Reka (regardant toujours droit devant lui) : Être adulte, c'est de la merde, en vrai.

Moi (le poussant doucement avec l'épaule) : Waouh ! [Sourire moqueur] Tu as des problèmes existentiels à ton si jeune âge, toi ?

Reka (mine fermée) : ...

Moi (fronçant un peu les sourcils) : Ça a l'air grave didonc. Allez racontes stp.

Reka : ...

Moi : Tu sais que ça fait du bien de se vider ?

Reka : ...

Moi : Hey, c'est si bad* que ça ?

Reka : ...

Moi (la bouche en cœur) : Beubeuh...allez...

Je vérifie qu'il n'y a pas de surveillants dans les parages avant de prendre son visage entre mes mains. Je lui dépose un smack vite fait sur la bouche pour le motiver à parler.

Moi : Pourquoi tu es si vénères, hum ?

Reka : Maman sait pour nous deux.

Moi (m'éloignant de lui) : Hein ? Comment ça ?!

Reka : À cause de la Prof de Math là.

Moi (encore plus surprise) : Mme Vecteur* ?!

Reka : Hmm

Moi (le cœur battant) : Racontes. C'était où et quand mais surtout comment ta mère l'a pris ?

Reka : C'était le samedi passé, à la remise des bulletins.

Moi (accrochée à ses lèvres) : Oui ?

Reka (se passant la main sur le visage) : ....

.

***Reka BEKALÉ***

Deux jours plus tôt, même lieu et presqu'à la même heure...

C'est accompagné de ma mère que j'atteins le bâtiment des secondes scientifiques. Nous prenons les marches d'escaliers parce que ma salle de classe se trouve à l'étage. Il y a du monde. Mme Vecteur nous reçoit avec le sourire. C'est notre professeur de mathématique et en même temps, professeure principale.

Prof de Math (levant ses yeux bleus clairs sur nous) : Ah Mme BEKALÉ, comment allez-vous ?

Maman : Bien et vous Mme NZAMBA ?

La prof de math qu'on a affectueusement surnommé Madame Vecteur, est d'origine yougoslave. Elle est mariée à Mr NZAMBA, médecin militaire gabonais. Cela va faire 15ans qu'elle vit au bled. Elle a même pris l'accent et tout.

PDM : Très bien [posant son regard sur moi] bonjour Reka.

Moi : Bonjour Mme V... euh Madame.

PDM (souriant des yeux) : Prêt à recevoir ton bulletin de notes de ce trimestre ?

Moi : euh... yes.

Maman me regarde une première fois.

Moi : Oui svp Mme NZAMBA.

Maman ramène les yeux vers Mme NZAMBA avec un petit sourire de satisfaction. Cette dernière cherche puis retire mon bulletin de la pile de feuilles devant elle. Elle y jette un coup d'œil avant de braquer à nouveau ses yeux sur moi.

PDM : Comment expliques-tu la baisse de tes performances de ce trimestre ?

Maman tourne direct le regard vers moi.

Maman : Hein ?!

Moi (transpirant à l'instant) : Euh...

PDM (son regard amusé passe de maman à moi) : Reka est amoureux.

J'ai cru que le ciel me tombait sur la tête.

Maman (écarquillant les yeux) : Quoi ?! Amoureux mais... attendez amoureux-amoureux ?

PDM (hochant la tête avec un sourire en coin) : Oui et c'est ce qui explique son léger manque de concentration de ce trimestre.

Elle remet mon bulletin de notes à maman alors que je me suis déjà tué dix fois dans ma tête.

Maman plisse les yeux en lisant mon bulletin. Elle prend même le temps de lire les différentes appréciations des professeurs, à haute voix. Voilà aussi ce jaloux de prof de sport qui me traite d'arrogant.

L'enfant de BEKALÉ décale un peu. Une taloche à l'heure là, va détruire tout mon charisme dans ce lycée.

Maman : 11, 01 ce trimestre alors qu'au 1er, tu as eu 13,66 ! [Regard posé sur ma personne] Mme NZAMBA, de qui mon fils est-il amoureux svp ?

Moi (déglutissant) : ...

Mme Vecteur se racle la gorge avant de remonter sa paire de lunettes sur l'arrête de son nez. Et c'est avec tout le goût qu'elle lance.

PDM : De la petite Moyia.

Moi, je ne savais pas que les whites aimaient aussi le kongossa quoi. Tchiééé.

Maman (ramène brusquement son regard sur la PDM) : Mo... attendez... Moyia O'MBOULA ?

J'ai juste envie de me dissoudre.

.

Nous sommes allés faire des courses après le lycée et maman n'a pas arrêté de me taquiner là-dessus tout au long du chemin.

Maman (en conduisant) : Eyeeeeeh [toutes les femmes fangs connaissent ce cri] donc mon bébé est amoureux ngaa ?

Moi (levant les yeux) : Ama'a...

Maman (joyeuse) : Moyia est très belle.

Moi (posant un regard surpris sur elle) : Hein ?

Maman : Bah oui. Elle a un joli teint noir, de petits yeux, un beau corps. Respectueuse avec ça. Petite de taille mais la tienne va compenser.

Moi (levant des yeux vers le plafonnier) : ...

Maman (mettant le clignotant gauche) : Je connais sa mère, pas personnellement mais je sais que c'est une femme bien. Tu sais que je l'ai croisée récemment ?

Moi (encore plus surpris) : Ah oui ?

Maman : Huhum. Elle était accompagnée d'un jeune homme, qui devait être dans la vingtaine...

Moi (expirant en regardant par la vitre de mon côté) : ...

Ça doit être Dymine, le grand-frère de Mo. Il faut dire qu'entre lui et moi, ce n'est pas l'amour fou.

Maman (jetant un coup d'œil par le rétroviseur) : ...et de ses petits-fils. Ils sont très beaux chez eux.

Moi (ramenant mon regard vers elle) : Et alors ?

Maman (sourire en coin) : Et alors, j'aurai de beaux petits-enfants, c'est tout.

Moi (pouffant de rire) : Sérieux ?

Maman (me regardant rapidement) : Bah oui.

Moi : Toi, c'est direct le bureau de tes petits-enfants qui t'intéresse. Tu ne cherches même pas à savoir si elle est croyante, si elle en a dans la tête, si elle est respectueuse, si elle sait cuisiner, si elle va bien prendre soin de moi...

Nous arrivons devant notre portail et elle donné deux coups de klaxon.

Maman (coulant un regard vers moi) : Mon petit doigt me dit que c'est une fille aux bonnes mœurs, bien sous tous rapports et puis je t'ai bien éduqué.

Moi : Hmm.

Maman : Je sais que tu ne t'amouracheras jamais d'une mauvaise fille. [Donnant des petits coups sur le bord du volant à chaque fois] Jamais... jamais... jamais.

Mamidou [notre gardien] ouvre le portail et Clotilde BEKALÉ rentre dans la concession. À peine elle coupe le contact que Martine et Gina, deux de nos employées, apparaissent sur le perron.

Nous les laissons décharger les courses alors que maman et moi, prenons la porte d'entrée en continuant notre conversation jusqu'à la cuisine.

Maman (les yeux brillants) : Mon bébé est amoureux o atire zame !

Moi (me lavant les mains) : Hum.

Dominique (ma grande-sœur, entrant dans la cuisine) : Qui est amoureux ?

Maya (ma pointue de petite-sœur, la suivant de près) : Qui est piqué ici ?

Moi (tchipant en m'essuyant les mains avec un torchon propre) : ...

Maman (sourire plus large) : Votre frère gué

Dominique et Maya (en même temps) : Il est amoureux de qui ?

Maman (tranquillement tranquille) : De Moyia.

Je lève les yeux au plafond.

Dominique : Ama'a, je l'avais dit ici non ? Vous vous rappelez que j'avais dit ça ici non ?

Maya (avant de lancer son petit rire de margouillat) : Oui, je m'en rappelle.

Elle regarde rapidement dans ma direction avant de détourner les yeux. C'est la seule qui savait pour Mo et moi. Elles sont même très copines.

Dominique : Ewoh donc j'étais dans la révélation hein ?

Maman (ton moqueur) : Hum prophétesse Dodo.

Maya (éclatant de rire) : Carrément prophétesse. Kongosseuse oui.

Moi (tchipant encore) : ...

C'est en silence que je me suis pris une part de tarte aux pommes ainsi qu'un verre de jus, pendant que maman et ses filles, faisaient des messes basses juste à coté. Elles gloussaient, me jetaient des regards moqueurs. Lorsque j'ai fini de me servir, c'est sans demander mon reste que je suis sorti de la cuisine avec mon assiette et mon verre dans les mains. J'ai monté les marches jusqu'au premier.

J'atteins la porte de ma chambre que j'ouvre et claque bien fort derrière moi, en les entendant s'esclaffer.

.

***Moyia Judith O'MBOULA***

Retour au présent...

Moi (me retenant de rire) : Et connaissant tes sœurs, j'imagine que ce week-end a dû être un supplice pour toi.

Reka (soupirant) : Si ce n'était que ça.

Moi (léger sourire) : Il y a eu quoi d'autre ?

Reka (coup d'œil furtif) : Il s'agit de ta tante Titille.

Moi (fronçant les sourcils) : Ma tante Titille ?!

Reka : Oui.

Moi (incompréhension totale) : Mais que vient-elle chercher ici ?

Reka (regard fuyant) : Elle a passé la nuit du vendredi à samedi à la maison.

Une explication s'impose.

Alors, Titille est la femme du petit-frère du mari de ma mère. C'est long je sais [sourire]. C'est la belle-sœur de mon beau-père, ma tante par alliance quoi. Elle a fait la connaissance des BEKALÉ lors de ses études en France, il y a plusieurs années de cela. Elle y suivait une formation en kinésithérapie alors que Mme BEKALÉ, la mère de Reka, accompagnait son mari qui était en diplomatie.

Titille faisait des petits boulots pour arrondir ses fins du mois. Elle est tombée sur ce couple et leur a tout de suite proposé ses services. Ils l'ont engagée comme nounou à mi-temps. Elle a gardé Dominique et Reka, qui n'était qu'un bébé à l'époque. Mme BEKALÉ et elle, sont devenues très amies par la suite et, ont gardés des liens très étroits en rentrant au pays.

Reka (me sortant de mes pensées) : Comme papa était absent et le mari de Titille aussi, elles en ont profité pour se faire une soirée "vieux films".

Moi : Oui et ?

Reka (mal à l'aise) : Je suis descendu tard dans la nuit pour me rendre en cuisine.

Je l'écoute.

Reka : J'ai entendu du bruit provenant de la salle de cinoche. Je suis donc allé jeter un coup d'œil et j'ai trouvé maman et Titille, devant un film en noir et blanc.

Moi : Huhum.

Reka : Je les ai un peu chahutées là dessus. Elles m'ont répondu que c'était pour se rappeler le bon vieux temps.

Moi : ...

Reka : C'est alors que maman a repris à me chambrer en lui racontant ce que tu sais déjà, à savoir que toi et moi nanani nanana.

Moi (voix mal assurée) : Et ?

Reka : Mo, ce que Titille a sorti lorsqu'elle a su qu'il s'agissait de toi [se passant la main sur le visage] ça m'a juste scié.

Moi (fronçant les sourcils) : Qu'a-t-elle dit ?

Reka : ....

Moi : Qu'a-t-elle dit Rek ?

Reka : Euh...

Pour une raison que j'ignore, mon cœur a commencé à pomper le sang très vite et mes mains sont devenues toutes moites.

Reka : Promets-moi que tu ne vas pas t'emporter.

Moi : Tu sais que je sais encaisser, toi aussi [rire jaune].

Reka (hésitant) : Alors... elle a... demandé à maman de...de...de tout faire pour...pour stopper notre [déglutissant] notre relation maintenant car tu es...tu serais...tu...

Moi (cachant ma nervosité derrière un sourire) : Car je suis quoi ?

Reka : Mo... euh... je...

Moyia (serrant les dents) : Car je suis quoi ?

Reka (petite voix) : sté-rile.

Il a baissé la tête juste après avoir prononcé ce mot, comme s'il s'agissait d'une insulte. Moi, j'ai eu le tournis sur place mais je suis parvenue à dissimuler mon trouble derrière un sourire de façade.

Moi : Laisses-moi récapituler. Titille a demandé à ta mère de faire stopper notre relation maintenant parce que je serais stérile. C'est bien ça ?

Reka (tête toujours baissée) : oui

Moi : ...

Reka (relevant la tête et cherchant mon regard) : Dis quelque chose Mo.

Moi : ...

[Sonnerie marquant la fin de la récré]

Reka : C'est tellement méchant. Mais qui raconte ce genre de choses sur une gamine de 15 ans ? Pff ! Elle ne sait pas combien elle a baissé dans mon estime. En plus, ce n'est pas comme si on allait se marier demain. Ce qu'elle a fait, est si petit. Je te dis que...

Je n'entendais plus ce qu'il racontait. C'est comme un automate que je me suis levée. J'ai enfoui mes mains dans les poches de ma jupe, tellement elles tremblaient. Et avant de tourner les talons...

Moi (avec un sourire fake) : C'est pas grave.

Reka (m'emboitant le pas) : Mo, attends-moi stp.

Je suis allée récupérer mes effets en classe. En me voyant avec mon sac à l'épaule, les filles m'ont demandé ce qui n'allait pas. Reka leur a dit "je ne sais quoi" alors que je m'éloignais, avec la tête baissée. J'ai demandé et obtenu la permission de rentrer chez moi. Ça se voyait que j'étais mal donc impossible pour moi de suivre le reste des cours.

Reka m'a accompagnée jusqu'à l'extérieur du lycée. Il est retourné en classe après m'avoir mis dans un taxi pour chez moi.

Moi, c'est Moyia Judith O'MBOULA. 15ans, élève en classe de 2nde S dans un lycée de la place. Mes parents Néhémie N'TCHALLY et Alexander O'MBOULA, se sont séparés quand j'avais 4ans. Je suis la benjamine du côté de ma mère, et la seule fille de mon père, Je suis gabonaise avec une origine au Congo Kinshasa d'où je tire mon nom.

Je suis la petite-amie de Reka BEKALÉ depuis quelques mois et j'ai ma bande d'amis constituée de la fofolle Katcia MBOUMBA, la douce Axelle NZIENGUI, l'intrépide Soarez NGUEMA NDONG, le tombeur de ces dames, j'ai cité Maxx YAPONO OTOUNGA et le doux mais aussi amer, Yohan ANGUILLET DIOP. Nous sommes plus que des amis, nous sommes une famille. Vous aurez le temps de connaître l'histoire de tout un chacun.

Arrivée chez moi, j'ai salué vite fait, ma mère et la dame de ménage que j'ai trouvées à la terrasse avant de tracer dans la maison puis dans ma chambre où je me suis enfermée à double tours.

J'ai mis ma zik à fond en envoyant mon sac, valser. Il a atterri sur mon petit bureau. J'ai presque arraché l'uniforme du lycée de mon corps et c'est en sous-vêtements que j'ai glissé sous la couette. C'est seulement là, à l'abri de tout et de tous, que j'ai laissé libre cours à ma peine.

C'était la 1ère fois que l'on parlait de "MA SITUATION" hors du cadre familial. Et ça faisait mal. Je me demandais quel serait dorénavant le regard de Reka sur moi. Je ne lui en avais jamais parlé. Et sa mère alors ? C'est sûr qu'elle suivra le conseil de Titille. Mon Dieu et ses sœurs ?!

Moi (éclatant en sanglot) : Ah quelle chienne de vie.

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Brûlée par lui, elle renaît en étoile

Just Fishn'

Je me suis réveillée dans une ambulance, l'odeur âcre de la fumée et de ma propre peau brûlée emplissant mes narines. L'ambulancier tentait désespérément de joindre mon mari, Julien-Marie, pour obtenir une autorisation médicale. Mais sur le petit écran de contrôle de l'ambulance, les informations en direct diffusaient une réalité brutale : mon mari n'était pas inquiet. Il était à Los Angeles, à des milliers de kilomètres, protégeant tendrement son « amie » Sereine des flashs des paparazzis, pendant que je manquais de mourir dans l'incendie de notre penthouse. Quand j'ai enfin réussi à l'avoir au téléphone, il a menti sans ciller. Il a prétendu être en réunion d'affaires urgente, alors que j'entendais distinctement la voix de Sereine se plaindre du service de leur hôtel en arrière-plan. Il a balayé mon traumatisme d'un revers de main, qualifiant l'incendie qui a failli me tuer de simple « accident de cuisine » dû à ma prétendue maladresse. Il pensait que j'étais piégée. Il me voyait comme une épouse trophée sans le sou, une femme docile qui devait le remercier pour chaque miette de sa fortune. Ce qu'il ignorait, c'est que je n'étais pas seulement sa femme décorative. J'étais « L'Architecte », le prête-plume le plus recherché et le plus riche d'Hollywood, cachant une fortune de vingt-quatre millions d'euros sur un compte secret. J'ai arraché ma perfusion, ignoré la douleur de mes brûlures et quitté l'hôpital sans me retourner. Le lendemain, il a reçu un virement de vingt millions d'euros avec pour seul libellé : « Remboursement pour 3 ans de gîte et de couvert. Nous sommes quittes. » Geneviève de Vancy est morte dans les flammes. C'est maintenant à l'actrice qu'il a tenté d'étouffer d'entrer en scène.

SA PROIE, SA MALÉDICTION

SA PROIE, SA MALÉDICTION

Viviene

Avertissement sur le contenu : Cette histoire contient des thèmes matures et un contenu explicite destiné à un public adulte (18+). La discrétion du lecteur est conseillée. Elle inclut des éléments tels que des dynamiques BDSM, un contenu sexuel explicite, des relations familiales toxiques, de la violence occasionnelle et un langage fort. Ce n'est pas une romance douce. C'est intense, brut et désordonné, et explore le côté sombre du désir. ***** « Enlève ta robe, Meadow. » « Pourquoi ? » « Parce que ton ex regarde », a-t-il dit en se penchant dans son siège. « Et je veux qu'il voit ce qu'il a perdu. » ••••*••••*••••* Meadow Russell était censée se marier avec l'amour de sa vie à Las Vegas. Au lieu de cela, elle est entrée et a surpris sa sœur jumelle sur son fiancé. Un verre au bar s'est transformé en dix. Une erreur en état d'ivresse est devenue réalité. Et l'offre d'un inconnu s'est transformée en un contrat qu'elle a signé avec des mains tremblantes et une bague en diamant. Alaric Ashford est un démon en costume sur mesure. PDG milliardaire, impitoyable et possessif. Un homme né dans une dynastie bâtie sur le sang et l'acier. Il souffre également d'une condition neurologique : il est insensible à toute sensation. Ni les objets, ni la douleur, ni même le contact humain. Jusqu'à ce que Meadow le touche, et qu'il ressente tout. Et maintenant, il la possède. Sur papier et dans son lit. Elle veut qu'il la consume. Prendre ce que personne d'autre n'a osé. Il veut le contrôle, l'obéissance... la vengeance. Mais ce qui commence comme une transaction se transforme lentement en quelque chose que Meadow n'avait jamais vu venir. Obsession, secrets qui n'auraient jamais dû refaire surface, et une douleur du passé qui menace de tout briser. Alaric ne partage pas ce qui est à lui. Ni son entreprise. Ni sa femme. Et certainement pas sa vengeance.

Une nuit avec mon patron milliardaire

Une nuit avec mon patron milliardaire

Thalia Emberlyn

La douleur martelait mes tempes, mais ce n'est pas la migraine qui m'a terrifiée. C'est la sensation de la soie sous mes doigts et l'odeur de santal froid qui n'appartenait pas à mon petit appartement de Brooklyn. En me tournant, mon cœur s'est arrêté. L'homme endormi à côté de moi n'était pas un inconnu. C'était Lazare Le Nôtre. Mon patron. Le PDG froid et intouchable qui pouvait briser ma carrière d'un claquement de doigts. Je pensais que c'était la fin. Mais quand il s'est réveillé, il ne m'a pas virée. Il m'a tendu une boîte Chanel et m'a annoncé froidement : « Un scandale ruinerait l'action. Un mariage la stabiliserait. Épousez-moi, Océane. » J'ai ri nerveusement. J'ai refusé. J'ai crié que j'avais un copain, Vauvert, que j'aimais depuis trois ans. Que cette nuit était une erreur. Mais quelques heures plus tard, la réalité m'a frappée plus fort que la gueule de bois. En traquant la localisation de mon téléphone, j'ai découvert la vérité. Vauvert ne dormait pas quand je l'appelais en panique. Il n'était pas en voyage d'affaires. Il était dans le lit de ma soi-disant "meilleure amie", Élie. Pendant que je culpabilisais d'avoir couché avec mon patron, ils se moquaient de moi. J'étais l'assistante invisible, la fille naïve qui servait de marchepied à leur ego. J'ai regardé la robe émeraude hors de prix que Lazare m'avait envoyée. J'ai pensé à la puissance qu'il m'offrait sur un plateau d'argent. J'ai séché mes larmes. J'ai enfilé la robe. Ce soir, je ne suis plus l'assistante docile. Je suis entrée au gala au bras du diable, et quand j'ai vu le visage décomposé de mon ex en train de nous regarder, j'ai murmuré à mon nouveau fiancé : « Embrassez-moi. »

Mariage éclair avec le père de ma meilleure amie

Mariage éclair avec le père de ma meilleure amie

Kai Rivers

Je tenais ma flûte à champagne si fort qu'elle menaçait d'éclater entre mes doigts. Anselme Lombre, mon tuteur et l'homme qui contrôlait mon héritage volé, venait d'annoncer ses fiançailles avec Claudine, la fille qui me harcelait depuis le lycée. Humiliée, trempée par un serveur maladroit et sous les rires de la haute société qui me voyait comme un « cas social », j'ai fui vers la bibliothèque, le seul endroit où je pouvais respirer. Je pensais être seule, mais une ombre immense a bloqué la sortie. C'était Dallier Lefebvre. Le PDG le plus redouté de la ville, un homme de glace, et surtout... le père de ma meilleure amie. Il m'a tendu un mouchoir en soie, et dans un élan de désespoir éthylique, cherchant n'importe quel bouclier contre Anselme, j'ai commis l'irréparable. « Épousez-moi », ai-je supplié, pensant qu'il allait me chasser ou appeler la sécurité. Mais il n'a pas ri. Il a ouvert un coffre-fort caché derrière un tableau, en a sorti un contrat de mariage et m'a tendu un stylo avec un calme terrifiant. « Signez », a-t-il ordonné. Le lendemain, je me suis réveillée dans son penthouse avec une carte noire illimitée et une alliance au doigt. Et quand Anselme a essayé de me menacer pour que je revienne, il a découvert que ses comptes étaient gelés et son entreprise en chute libre. Je pensais avoir signé un simple accord de protection, mais en découvrant la roseraie qu'il cultivait secrètement pour moi depuis des années, j'ai compris que je n'étais pas une proie. J'étais la reine qu'il attendait depuis toujours.

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