La femme des églises

La femme des églises

promotion

5.0
avis
203
Vues
28
Chapitres

Dès son jeune âge, Lucie désire devenir une artiste. Tous les soirs, elle se rend à l'atelier de son père avec ses frères et sœurs pour apprendre à bricoler. Issue d'une famille peu fortunée, elle devra se battre avec acharnement afin de réaliser son rêve. Sur son chemin, Lucie rencontrera l'homme de sa vie qui l'accompagnera dans cette voie. Animée par une passion débordante de créer, elle découvrira un médium qui la mènera au succès... À PROPOS DE L'AUTEURE Impliquée dans des activités culturelles depuis son enfance, Lucie Blanchette mène une carrière en arts visuels. Avec La femme des églises, elle nous livre son histoire, son vécu artistique, et réalise ainsi l'un de ses nombreux rêves.

Chapitre 1 No.1

Quand un rêve devient réalité !

Parfois, on fait des projets sans y donner suite, on y pense et on y repense sans cesse jusqu'à ce qu'on décide de les réaliser.

C'est ce qui se produisit avec mon intention d'écrire un livre sur ma vie et ma carrière artistique.

Je pourrais commencer en disant :

- J'avais cinq ans et je désirais être une artiste.

Je crois que nous naissons avec cette passion de créer, cette soif d'explorer

Chapitre 1

Le métier que mon père exerçait contribua à assouvir ma passion. Notre famille comptait six enfants et deux autres de son premier mariage ; nous les côtoyions de temps en temps. Nous ne roulions pas sur l'or mais étions guidés par de très bons parents.

Tous les jours, au retour des classes, nous nous retrouvions dans la boutique de notre paternel et commencions nos chefs-d'œuvre. Nous utilisions les retailles du précieux bois ainsi que les marteaux et clous. Mais attention, pas n'importe quel clou car les petits coûtaient très chers. Comme des abeilles, assidus et habiles, travaillant sur nos projets, nous maraudions autour de lui. En revanche, pour notre sécurité, nous devions éviter les endroits interdits dans la boutique.

Je me souviens encore d'avoir construit une cabane d'oiseau ; je n'en ai pas de photo mais je pourrais la dessiner facilement compte tenu du travail exigé. D'une hauteur de trois pieds, ayant une forme circulaire et un toit en cône, elle prit plus d'un mois à bâtir. Avec enthousiasme, chaque jour, je retournais à l'atelier afin de terminer ce contrat.

Mon frère Réal, le cadet de la famille, se spécialisait dans la construction d'avions et d'hélicoptères. Tous les soirs après le repas, plusieurs gamins venaient voir les nombreuses tentatives afin de faire décoller ses inventions. Déterminé, il y parvint sous les applaudissements des spectateurs.

Mon autre frère, Edmond, plus âgé que nous, s'amusait à transformer les bicyclettes. Il récupérait différents morceaux ou pièces auprès de ses amis. Travaillant tous les jours sur son projet, il finit par réussir à mettre en marche un tandem. Tous les jeunes désiraient faire une promenade avec lui sur ce truc bizarre. Moi la première, même si je le craignais. Je ne montai qu'une fois car en tournant, ma jambe frotta sur le gravier et je me retrouvai avec une vilaine éraflure.

Quant à ma sœur Rose, étant très ingénieuse, elle performait dans la transformation du mobilier et des murs. Cela améliorait grandement notre modeste chez-nous. Rien ne lui résistait et elle parvenait à tout modifier sous le regard étonné de nos parents.

La tête pleine de nouveaux projets, chaque soir, nous nous retrouvions. Notre chef acceptait patiemment de partager un coin de son atelier, car tout cela demeurait les seules choses que nous pouvions faire. Mais lorsque notre chef rangeait ses outils, nettoyait l'établi et enlevait son tablier, nous savions que la journée se terminait. Il mettait le cadenas sur la porte et tous ensemble nous le suivions pour le repas.

Ma sœur Jeanne, l'aînée, partageait avec notre mère les responsabilités familiales. Elles ne manquaient pas de travail ; la préparation de la nourriture et les tâches quotidiennes demandaient beaucoup de leur temps. Elles l'accomplissaient dans la bonne humeur malgré le peu d'installations dans notre foyer.

Rachel, la plus jeune des filles, suivait et taquinait les autres jusqu'au jour où elle découvrit sa passion. Elle aimait bien, lorsqu'on travaillait, partir avec un de nos morceaux ou avec le marteau. Elle se sauvait en courant très vite autour de la maison. Aussitôt que nous la repérions, nous partions derrière cette petite blondinette. Cela nous permettait de faire de l'exercice car après deux ou trois tours, on réussissait à la rattraper essoufflés et riants.

Pendant la saison estivale, nos loisirs différaient. Les filles jouaient ensemble et les garçons les espionnaient. Je me souviens que nous aimions nous cacher et découper de gracieux personnages dans les catalogues. Comme notre mère nous interdisait l'usage des ciseaux, et cela pour notre bien, nous grimpions au grenier de la boutique. Notre père y remisait une traîne qui servait pendant la saison hivernale.

Avec l'aide de nos sœurs aînées, Rachel et moi nous retrouvions bien assises pour notre bricolage préféré. Nous collions ces magnifiques personnages sur du carton rigide que nous découpions avec précautions. Nous nous amusions à les faire parler et danser.

Lors des journées ensoleillées, nous devenions des dames. La construction d'une maison devint notre priorité. Sur un gros cran derrière chez nous, le contrat débuta. Nous récupérions et transportions des planches et tout ce qui pouvait nous servir de la boutique jusqu'à notre refuge.

Comme mobilier, nous disposions d'une immense roche servant de table ainsi que de bûches de bois qui nous servaient de sièges. En après-midi, comme dans la haute société, nous nous rendions visite pour prendre le thé. Mais ledit thé, j'en ai oublié la recette et je crois que c'est mieux ainsi. Rose devenait ma soi-disant mère pour le jeu et Jeanne celle de Rachel. Notre père nous avait installé des balançoires dans les grands arbres sur notre terrain. Chacun à son tour, nous nous poussions les uns les autres, plus haut, toujours plus haut jusqu'à nous étourdir. Je tremblais de frayeur. La marelle et la corde à danser faisant partie de notre répertoire, nous y passions la majorité de notre temps.

Pendant les amusements, quelques petites querelles venaient rompre notre bonne humeur ; normal puisque nous sommes une famille et le bonheur parfait n'existe pas.

Les garçons, eux, grimpaient dans les feuillus et s'amusaient avec des tire-roches malgré l'interdiction de nos parents. Aussitôt que nous les avions vus, nous allions bavasser aux chefs qui les punissaient en leur enlevant ces jouets dangereux. Les après-classes se passaient ainsi majoritairement dans la gaieté.

Continuer

Autres livres par promotion

Voir plus

Inspirés de vos vus

LA MEILLEURE AMIE DE MA PETITE SŒUR

LA MEILLEURE AMIE DE MA PETITE SŒUR

Érotique+ TV
5.0

1~ Elle a dit "Si j'étais ta petite amie, je te sucerais la bite quand tu veux" juste avant que ma bite ne soit dans sa jolie petite bouche, avec ses lèvres brillantes tendues autour d'elle. " LA MEILLEURE AMIE DE MA PETITE SŒUR " 2~ Une fois que mes enfants ont grandi et ont quitté la maison, je me suis trouvé un emploi dans le secteur des assurances. Contre toute attente, mon patron Derrick, m'a emmené à une convention de l'industrie, ce qui était très nouveau pour moi. Mes gros seins étaient constamment attrapés par des mains invisibles. Mon patron Derrick finira par me baiser dans sa chambre d'hôtel après le premier jour. Puis... juste au moment où Derrick finissait de jouir en moi, mon mari m'appela et me demanda comment s'était passé mon premier jour et me souhaita "bonne nuit". Histoire incongrue n'est-ce pas ? Voyons ce que nous réserve cette nouvelle aventure de " VOYAGE D'AFFAIRES AVEC MON BOSS " 3~ Comprenez que les interactions sexuelles avec les belles-filles peuvent être amusantes dans l'histoire et les fantasmes mais dans la vraie vie, c'est complètement différent. Avoir des fantasmes c'est bien, mais les réaliser peut nuire à votre vie ou à celle des autres. " DIANE ME REND CHTARBÉ " 1; 2 & 3: Dans un monde où le sexe est devenu pire que de la drogue, l'auteur nous entraîne dans les profondeurs de l'extase avec trois romans réunis qui nous tiendront en haleine jusqu'à la fin de la lecture. By Lolo ÉROTIQUE+ TV, LE RÉGAL DE COULER ET DE RECOULER

Le Secret Sous Mon Cœur Brisé

Le Secret Sous Mon Cœur Brisé

SYLVESTRE FABIEN
5.0

Je pressais mon sac contre mon ventre plat, protégeant le secret qui devait tout réparer : j'étais enceinte de six semaines. Dans le cabinet feutré de l'Upper East Side, je pensais naïvement que cette nouvelle allait enfin ramener Fulton, mon mari, vers moi. Mais sur le tarmac de l'aéroport, l'illusion s'est brisée. Fulton est passé devant moi sans même me voir, courant vers une autre femme qui l'appelait en pleurant. Le soir même, pour notre troisième anniversaire de mariage, il est rentré non pas avec des fleurs, mais avec un dossier bleu : une convention de divorce. Il m'a regardée avec une froideur clinique, m'expliquant que Chimere était de retour et qu'il devait "aseptiser" notre passé. Pour lui, je n'étais plus sa femme, mais une "protégée" qu'il fallait recaser discrètement. Quand j'ai tenté de lui parler d'un éventuel enfant, sa réponse a été un coup de poignard : un héritier serait une "erreur stratégique" et un "désastre" qu'il ne tolérerait pas. L'humiliation ne s'est pas arrêtée là. Au bureau, il m'a forcée à m'excuser publiquement devant mes subordonnés après une provocation de sa maîtresse. Il a exigé que je mette mon talent au service de Chimere, me demandant de "faire briller" celle qui m'avait tout volé. J'étais devenue une employée jetable dans l'empire de l'homme que j'aimais depuis dix ans. Le coup de grâce est venu d'un simple disque de jazz. Ce cadeau de Noël que je chérissais comme la preuve de son amour n'était qu'un rebut, un objet dont Chimere n'avait pas voulu et qu'il m'avait "refilé" par pur pragmatisme. Tout notre mariage n'était qu'un recyclage de ses restes. J'ai compris ce jour-là que la douceur était une faiblesse face à un monstre. En sortant de la salle du conseil, j'ai séché mes larmes et j'ai passé l'appel qui allait tout changer. "Maître Vasseur ? Lancez la procédure. Je veux le divorce, et je veux tout ce qui me revient de droit. Pour mon enfant." La femme soumise est morte dans ce bureau. La guerre pour l'héritage des Benton vient de commencer, et je n'ai plus l'intention de jouer selon leurs règles.

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre