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Adieu, mon amour perdu

Adieu, mon amour perdu

Il y a deux ans, je suis devenue l' épouse de Pierre, un mariage arrangé par sa grand-mère mourante. J' étais naïve, je croyais que mon amour sincère pourrait faire naître le sien, même s' il m' avait tendu un accord de divorce déjà signé le soir de nos noces. Pendant un temps, j' ai cru mon rêve se réaliser : il était devenu le mari parfait, attentif, prévenant. Puis, Chloé, son premier amour, est revenue. Elle l' a harcelé, l' a piégé, et Pierre est retombé sous son emprise, m' ignorant, me dévalorisant. J' ai vu la photo de Pierre avec Chloé en peignoir, le regard doux qu' il ne m' avait jamais donné. J' ai vu la vidéo de leur baiser. Mon cœur s' est brisé. Quand j' ai découvert ma grossesse, j' ai cru à un nouveau départ, mais l' espoir a été de courte durée. À l' hôpital, alors que je venais d' apprendre la nouvelle, je l' ai vu porter Chloé dans ses bras, me demander d' aller lui acheter du chocolat. Je me suis sentie humiliée, trahie. Quand j' ai demandé le divorce, Chloé a orchestré une machination infâme, m' accusant de l' avoir agressée, me faisant passer pour folle. Pierre ne m' a pas crue, m' a jetée la pierre, et dans la confusion, j' ai chuté dans les escaliers. J' ai perdu mon bébé. Le monde s' est effondré. Mon enfant, le fruit de mon secret espoir, n' était plus. La douleur, la rage, m' ont dévorée. Je me suis relevée, non pas brisée, mais transformée. J' ai exposé la vérité, révélé la vraie nature de Chloé, et Pierre a enfin vu son erreur. Il m' a suppliée de lui pardonner, de revenir. Mais mon cœur, après tant de larmes, était devenu de pierre. Je suis partie, divorcée, libre. La douleur persistait, mais en elle, j' ai trouvé une force nouvelle, une paix inattendue.
Au Nom de ma Mère, au Prix de mon Enfant

Au Nom de ma Mère, au Prix de mon Enfant

Mon mari, Brandon, est revenu soi-disant d'un voyage d'affaires, mais l'air de Bordeaux portait déjà le poids de mes doutes. Puis je l'ai vue, Darlene Ortiz, la nouvelle stagiaire : jeune, éclatante, assise à la place de la passagère, ma crème sur les mains. Ma fille, Ella, a reniflé : « Maman, l'écharpe de tante Darlene sent comme Papa. » J'ai senti le sol se dérober. L'humiliation s'est intensifiée. Brandon a introduit Darlene dans nos vies, utilisant Ella comme prétexte pour leurs rendez-vous secrets. Après une nuit froide d'observation, j'ai découvert l'étendue de sa passion pour Darlene, une passion qu'il ne m'avait jamais montrée. Le lendemain, j'ai surpris Brandon promettant le divorce à sa maîtresse. Et la révélation brutale : j' étais de nouveau enceinte, le fruit d' une union devenue violente. Mais le pire restait à venir. Le jour de l'anniversaire d'Ella, une menace a surgi, et Brandon, sans hésitation, a protégé Darlene au lieu de notre fille. C'est moi, la mère, la femme blessée, qui ai dû affronter le danger et sauver mon enfant, ma main s'ouvrant sur la lame d'un sécateur. Dans les couloirs de l'hôpital, Brandon a pris le parti de Darlene, l'a consolée, me laissant seule avec ma douleur. Comment était-ce possible ? Pourquoi lui, mon mari, défendait-il cette femme qui nous avait volé notre vie ? Qui était cet homme qui avait attaqué Darlene et qui parlait de son père ? La vérité, découverte par un détective, fut un coup de poignard : Darlene était ma demi-sœur, et Brandon avait profané la tombe de ma mère en l'enterrant à côté du père biologique de Darlene, un homme dont elle avait cherché à fuir l'emprise. Le monde que je connaissais s'est effondré. Quelque chose en moi s'est brisé, mais quelque chose de plus fort, de plus froid, est né. Je ne pouvais plus être la victime. Face à l'ultime trahison, j'ai annoncé mon divorce. Puis, j'ai posé mon test de grossesse positif sur la table de mon ancien beau-père : « Je suis enceinte. Soit vous soutenez mon divorce avec d'énormes compensations et la garde d'Ella, et vous aurez cet héritier pour votre lignée, soit j'avorterai. » Ce jour-là, j'ai choisi ma liberté.
De la Fosse aux Vignes de l'Amour

De la Fosse aux Vignes de l'Amour

À vingt ans, le poids des dettes familiales m'étouffait, me poussant vers un mariage arrangé censé nous sauver de la ruine. J'ai choisi son nom, Antoine Lefèvre, l'homme que j'aimais éperdument, mais notre mariage est devenu mon pire cauchemar. Enceinte, à l'agonie sur ma couche, j'ai vu Antoine éventrer mon ventre, écraser notre nouveau-né, avant de siffler : "Tout ça, c'est de ta faute. Colette ne se serait jamais réfugiée à la campagne. Des vagabonds l'ont agressée là-bas. C'est toi qui l'as mise en danger !" Quatre heures d'horreur, trahie, agonisant seule, tandis qu'il préparait les funérailles grandioses de sa maîtresse, me jetant, moi, à la fosse commune, oubliée de tous, sauf d'un homme. Cet homme, Henri de Montaigne, a recueilli mon corps, a vengé ma mort avant de se donner la sienne sur ma tombe ; aujourd'hui, j'ai rouvert les yeux, et cette fois, le sort n'aura pas le dernier mot. Cette fois, je ne manipulerai pas le tirage au sort, je ne ferai pas le même choix. Cette fois, je m'agenouille devant mon père et je n'ai qu'une seule demande : "Père, je vous en supplie, arrangez mon mariage avec Henri de Montaigne." Alors que je pensais mon destin enfin scellé, le passé m'attendait au détour d'une ruelle, Antoine et Colette. Elle s'effondre, simule, m'accuse d'avoir brisé la jambe de son frère, tout en me dénigrant à voix haute : "Madame, si je vous ai offensée en quoi que ce soit, vous pouvez me frapper, m'insulter... mais pourquoi ? Pourquoi avez-vous fait briser la jambe de mon frère ?" Antoine, protecteur, me toise de son mépris : "Je te croyais plus digne que ça. Tu as déjà supplié ta famille d'arranger un mariage ! Écoute-moi bien, Adeline. Si tu ne t'agenouilles pas immédiatement pour t'excuser auprès de Colette, je te jure que même si je dois défier les ordres de nos familles, tu ne mettras jamais un pied dans la mienne !" Ma servante, Marie, les gifle chacun à tour de rôle, défiant leur arrogance. Mon rire sec fuse : "Le gendre ? Tu penses vraiment que le document de mariage que mon père m'a donné porte ton nom ?" Il persiste, aveuglé par sa vanité : "Évidemment. Tu m'aimes de façon si éhontée depuis des années. Tu as attendu jusqu'à devenir une vieille fille juste pour moi. Si ce n'est pas mon nom, ce serait celui de qui ?" "Arrête de rêver", lui dis-je, avant d'ordonner aux gardes d'éloigner Antoine. Le lendemain, mon sanctuaire, la source thermale où je prépare les remèdes pour Henri, est profané. Antoine s'y prélasse, avec Colette et son frère infirme, qui se sert de ma source pour son "bain". "Quand elle m'épousera", ricane Antoine, "toutes les propriétés de sa famille seront à moi. Absolument tout. Alors, quel mal y a-t-il à ce que ton frère se baigne dans ma source ? Oserait-elle me dire non ?" Mes propres gardes, corrompus par ses mensonges, me méprisent. La rage me submerge. Je dégaine mon couteau et égorge les deux gardes qui m'ont manqué de respect. Cette fois, personne n'hésite. Antoine, fou de rage, me pousse dans la source, me laissant me noyer. Un homme masqué me tire hors de l'eau, sa voix rauque me dit : "Madame, je suis arrivé en retard." C'est Henri. "Je sais que Madame n'a demandé à épouser votre humble serviteur que pour provoquer Monsieur Antoine. Demain, j'irai moi-même voir votre père pour rompre les fiançailles. Je ne veux pas vous mettre dans l'embarras." Je le retiens, ma voix nouvelle, mes mots clairs : "Il n'y a personne d'autre. Depuis le début, la seule personne que je voulais épouser, c'était toi." Ses oreilles rougissent. De retour chez moi, le valet d'Antoine exige deux sages-femmes pour Colette, enceinte. Je le fais battre. Antoine et Colette débarquent, il me gifle, m'humilie devant toute la maison. Mais cette fois, je me relève, mon âme libérée : "Antoine Lefèvre, Cette gifle efface tout ce qu'il y a eu entre nous. Nous sommes quittes." Des gardes armés entrent, ma voix porte ma décision : "Antoine Lefèvre a tenté de tuer la fille du boulanger du duc. Traînez-le dehors et battez-le à mort." Sa mère le sauve de justesse, me soumettant à de nouvelles humiliations, tentant même de me faire violer par son fils, avant que Henri ne m'arrache à ses griffes. "Dans trois jours, le jour de ton mariage, tu épouseras un coq !" lance-t-elle, au comble de sa fureur. Le jour du mariage, un coq est là, Henri le décapite d'un coup d'épée. Antoine arrive, incrédule, pour s'apercevoir que le destin a changé. Mon document de mariage, bien en vue, ne porte que nos noms, Henri et le mien. "Impossible ! C'est impossible ! Tu m'as toujours aimé !" "Assez !" La foule murmure l'humiliation du jeune homme. Colette, traînée par Marie, pâle et terrifiée, le ventre arrondi, confirme mes dires. La famille Lefèvre est ruinée, Antoine ligoté et traîné dehors. Mon cœur est empli de paix, et je jure fidélité à Henri. Le lendemain, notre cortège nuptial s'étire sur dix lieues. Henri promet fidélité à mon père : "Si un jour je manque à mon devoir envers Madame, que le ciel me punisse et que je meure misérablement." Sa mère, bienveillante, me révèle la blessure d'Henri : "Henri a été blessé lors d'une bataille il y a quelques années. Une attaque surprise de l'ennemi. Son visage... il a été défiguré." "Je l'aime." Henri retire son masque, et son visage est parfait, d'une beauté saisissante. Il avoue : "Je voulais juste t'attendre. Toi. J'avais peur que d'autres familles essaient d'arranger un mariage avec moi... Alors..." "Alors tu as inventé toutes ces rumeurs ?" Son hochement de tête coupable me fait rire. "C'est trop tard pour changer d'avis. Et tu n'auras plus jamais à vivre caché derrière un masque." Nous nous embrassons sous le pêcher en fleurs, mon bonheur est complet.