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La Vengeance de Jeanne Dubois

La Vengeance de Jeanne Dubois

Pendant dix ans, j'ai couru après Antoine Lefevre, l'aimant d'un amour aveugle et sacrificiel. Dix ans à endurer ses humiliations, à prendre soin de sa petite amie Chloé, à espérer qu'un jour, il me verrait. Cette nuit-là, tout a basculé quand Antoine a ri en déchirant mon journal intime, vingt ans de mes pensées, de mon amour secret, les réduisant à des confettis, avant de les fourrer dans une enveloppe pour... Chloé. "Ton cœur n'est qu'un amusement pour elle. Et pour moi aussi, d'ailleurs," a-t-il dit, son sourire moqueur gravé dans mon âme. J'ai senti mon cran ressurgir, ma dignité, mon estime de moi-même. Je lui ai craché : "Je veux le divorce." Antoine, incrédule, s' est moqué : "Tu n'es rien sans moi, Jeanne. Tu reviendras en rampant." Puis, Chloé est entrée en scène, sa jalousie atteignant son paroxysme. Elle s'est entaillée le bras avec un coupe-papier et a hurlé que j'avais essayé de la tuer. Antoine, sans poser de questions, m'a poussée violemment. Ma tête a heurté le bureau, et je me suis effondrée, le monde basculant dans l'obscurité. À l'hôpital, alors que j'attendais qu'on me soigne, une alarme a retenti : incendie. J'ai cherché Antoine du regard. Il m'a vue, son visage sans émotion, puis il a choisi de s'enfuir avec Chloé, me laissant derrière dans l'enfer de la fumée et de la panique. Il m'a abandonnée à la mort. Une fois en sécurité, je n'ai pas tourné la page, je l'ai arrachée. J'ai jeté mon téléphone, direction l'aéroport, ma vie avec lui derrière moi. Mais une question me hantait : se souvenait-il de ce jour l'orphelinat, quand il m'avait sauvée, des années auparavant ? Il me l'a confié : "De quoi tu parles ? Je ne suis jamais allé dans un orphelinat de ma vie." Il l'avait oublié. Mon héros, la lumière de ma vie, était devenu mon geôlier. Seule une idiote s'accroche aussi longtemps, n'est-ce pas ? Après tout ce temps, j'ai enfin compris, et désormais, il sera trop tard.
Le Goût Amer du Regret

Le Goût Amer du Regret

J'aimais Juliette, la grande sœur de mon meilleur ami, d'un amour secret et obsessionnel. J'avais dix-huit ans, elle vingt-cinq, et mon premier baiser fut pour elle, tremblant de désir et de peur. Mais elle a ri, son sourire acéré, me lançant un défi cruel : "Quand tu auras 25 ans et que tu seras Meilleur Ouvrier de France... alors, j'y réfléchirai." Sept ans de dévouement absolu à la pâtisserie, chaque dessert une lettre silencieuse. Le jour de mes 25 ans, qualifié pour le MOF, je suis allé la retrouver. J'ai alors découvert la vérité glaciale : mon amour n'était qu'un fardeau, et sa promesse, une farce. Elle avait mis en scène de fausses fiançailles avec son chef pour se débarrasser de moi. Une humiliation publique s'ensuivit, et peu après, dans un accident en cuisine, elle m'a sciemment sacrifié pour sauver cet homme, me laissant gravement blessé. Son "aucun regret" a brisé tout ce qui restait en moi, jusqu'à ce qu'elle me pousse à nouveau, me laissant pour mort. La douleur n'était rien comparée à la trahison. Pourquoi tant de cruauté ? Pourquoi ce jeu malsain ? Pendant des années, je lui avais tout donné, et elle n'avait fait que me piétiner. Mon dévouement était son amusement. Alors, j'ai pris une décision radicale. J'ai tout abandonné, brûlant tous les ponts. J'ai quitté cette ville et cette vie misérable. Partir pour ma propre reconstruction, loin d'elle. Et cette fois, pour de bon.
Nausées Matinales: Le Prix de la Trahison

Nausées Matinales: Le Prix de la Trahison

Les nausées matinales. Depuis des semaines, elles rappelaient à Adèle le miracle qui grandissait en elle, fruit de trois années de combats, d'injections et d'espoirs déçus. Mais la photo Instagram de Camille, l'assistante de son mari Pierre, a tout fait basculer. « Trois ans de bonheur. Mon amour. » Trois ans. Le temps de leur propre combat. Le monde d'Adèle s'est effondré. La nausée est revenue, plus violente que jamais, celle de la trahison. Elle s' est vue dans le reflet du couteau, au restaurant, et elle a compris. Pendant qu'elle vomissait la douleur, il célébrait son amour. Une colère froide et pure s'est emparée d'elle. Elle ne pouvait plus être cette femme en attente. « Papa ? C\'est moi. » « Je rentre à la maison. En Bourgogne. » Puis, le numéro de la clinique de fertilité. « Je m\'appelle Adèle Dubois. Je voudrais annuler ma grossesse. » Le choc. L'incompréhension face à sa décision. « Mon mari n\'a pas besoin de le savoir. Et ma décision est prise. » Elle a signé les formulaires, sans une larme. Chaque pas l'éloignait de cette vie, de cette Adèle faible. Le sacrifice de l'enfant tant désiré. Le prix à payer pour renaître. Puis, le message de Camille. « J\'ai vu que tu avais arrêté de me suivre sur Instagram. Je suis vraiment désolée si ça t\'a blessée. » La lâcheté. L'hypocrisie. L'appel. « Pierre est comme un grand frère pour moi. » « Un grand frère qui t\'offre des dîners et que tu appelles \'mon amour\' ? » Le mensonge, l'insulte à son intelligence. « Garde ta pitié et tes excuses. Ça ne marche pas avec moi. Plus maintenant. » Raccrocher. Bloquer. Une satisfaction immense. Coincée à Paris par le destin, Adèle a dû affronter Pierre. La découverte de la clé de Camille. Leurs chuchotements. « Elle est en bas de l\'immeuble. Elle t\'attend. » Et puis, sous son regard de la fenêtre, le baiser de Pierre et Camille. Le coup de grâce. Plus de doutes. La vérité, crue et laide. La douleur a disparu. Une certitude froide comme l'acier. Il était temps de se battre. Et de détruire. Elle a serré le tire-bouchon de son grand-père. Pierre pouvait garder Paris et sa pute. Elle, elle allait reprendre ce qui lui revenait de droit. Son nom, son héritage, et sa vie.