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De l'Humiliation à l'Indifférence : Le Chemin de l'Héritière

De l'Humiliation à l'Indifférence : Le Chemin de l'Héritière

Dans mon ancienne vie, Bastien, mon fiancé, et mon frère, Hugo, étaient mon univers, les piliers inébranlables de mon existence. Puis, Clara est arrivée – une fille aux larmes faciles, sans histoire – et en un clin d' œil, elle a tout volé. Mon fiancé a rompu nos fiançailles, mon frère a brisé sa promesse de me protéger. Tous deux se sont tournés vers elle, me traitant comme une intruse. J'ai été publiquement humiliée, bousculée, accusée de jalousie. Ils ont permis qu'elle vole la formule de parfum inachevée de ma mère, mon héritage le plus précieux. Pire encore : la montre Cartier de ma mère, celle qu'elle m'avait léguée et que j'ai vue à son poignet, Bastien l'a brisée sous mes yeux. Et Hugo voulait donner le refuge de ma mère à cette usurpatrice. Leur trahison a dépassé l'entendement. Ce jour-là, au fond de cet abîme de douleur, j'ai réalisé que l'amour que je leur portais était mort. Et, étrangement, la haine aussi. Il ne restait qu'un vide glacial. Comment des êtres que j'avais tant aimés ont-ils pu me dénier mon existence même, me traiter en ennemie pour une étrangère? Alors, j' ai décidé de disparaître. J' ai mis le feu à notre appartement parisien, à tous nos souvenirs, laissant des indices pour qu' on me croie morte dans les flammes. C'était la seule façon de renaître de mes cendres, loin d'eux, sous un nouveau nom, Léa Martin. Mais ce qu'ils ont ignoré, c'est que cette mort n'était que le début de ma véritable vie, et la leur, celle d'un remords sans fin.
Renaître à l'Aube de mon Mariage

Renaître à l'Aube de mon Mariage

L'air suffocant de notre appartement parisien m'étouffait, imprégné de l'odeur des médicaments et d'une solitude lancinante. Ma main tremblante cherchait mon téléphone sur la table de chevet, alors que chaque inspiration devenait une bataille perdue contre ma crise d'asthme. « Alan… j'ai besoin d'aide… » haletai-je, mes poumons en feu, mais sa voix, lointaine et irritée, me parvint, noyée dans le bruit des vagues et des rires : « Juliette, tu ne peux pas me laisser tranquille une seule fois ? Je suis sur la Côte d'Azur avec Carole. Appelle un médecin. » Un clic sec. Il avait raccroché. C'était la dernière chose que j'entendis avant que mon corps ne s'affaisse, ma dernière pensée amère n'étant pas de mourir, mais d'avoir gâché ma vie pour un amour qui n'avait jamais existé. Puis, l'obscurité m'a enveloppée, douce et finale. Mais à l'aube, mes yeux se sont ouverts brusquement sur notre chambre parisienne – plus neuve, étrangement familière. Le calendrier numérique affichait une date qui me glaça : le jour même de mon mariage. Alan entra, impeccable, indifférent, et lança : « Je sors. J'ai un rendez-vous avec Carole. Ne m'attends pas. » Le nom de la femme qui avait hanté ma vie passée, Carole, résonnait. Dans ma vie d'avant, j'aurais supplié, pleuré. Mais cette fois, une froide détermination m'envahit. Je me suis assise dans le lit, les draps de soie glissant sur mes épaules, et d'une voix que lui-même ne reconnut pas, j'ai dit : « Alan. Je veux divorcer. »
Haute Couture, Mon Destin Propre

Haute Couture, Mon Destin Propre

Les bruits familiers de l' atelier m' ont ramenée d' un coup, à la veille de la Fashion Week de Paris. C' était LE jour précis où ma vie avait basculé, celui où Antoine Chevalier, mon amour d' enfance et associé, est tombé follement amoureux de Chloé Martin, une styliste américaine. Pour elle, il avait tout détruit : saboté ma carrière, organisé un « accident » de voiture pour que je rate un concours crucial qu' elle a remporté à ma place, et même exigé une transfusion sanguine massive qui m' a rendue stérile. Notre mariage forcé fut une prison, et son suicide pour elle m' a abandonnée dans la cruauté la plus totale, me laissant brisée et sans enfant. Mais cette fois, un souffle glacé de lucidité a transformé ma douleur en détermination pure. « Élise, veux-tu être ma petite amie ? », a-t-il demandé, son sourire arrogant comme une insulte. « Non », ai-je rétorqué, la voix claire et nette. Son visage s' est figé, son arrogance s' est muée en confusion, tandis que je brisais les chaînes d' une ancienne servitude. « Si c' est comme ça, je reprends ma machine », a-t-il lancé, mesquin. Calmement, j' ai remboursé tous les matériaux qu' il m' avait offerts, coupant les ponts avec mon passé. Puis, je les ai vus : Antoine riant avec Chloé, qui caressait ma machine à coudre, le symbole de notre avenir commun. « C' est ta machine ! Il te l' a reprise pour lui offrir ? », s' est indignée Camille, ma meilleure amie. Je me suis dégagée de la poigne d' Antoine, la rage au cœur. « Je déménage de l' atelier. Aujourd' hui même », ai-je annoncé à Camille. J' ai arraché et jeté les croquis qui représentaient les années où j' avais sacrifié mon style pour ses désirs. Mon téléphone a vibré, c' était lui, paniqué : « Tu déménages ? Tu gâches tout sur un coup de tête ? Tu es tellement froide ! » « Antoine, c' est fini », ai-je tranché avant de bloquer son numéro et celui de Chloé. Quand je l' ai vu simuler une blessure pour ruiner ma réputation au concours, une détermination glaciale m' a saisie, remplaçant la peur par une soif de confrontation. J' ai gagné le concours, face à son incrédulité et la pâleur de Chloé. Cette nuit-là, il a tenté de me manipuler encore : « Mon bras me fait terriblement souffrir. » « Antoine, arrête ton cinéma. Il n' y a rien de mal avec ton bras… Tu as fait ça pour me saboter », ai-je rétorqué. Il a avoué, hurlant : « C' est toi qui m' as abandonné ! Tu méritais bien ça ! » Puis, un appel de Chloé : une réaction allergique. Alors qu' il s' apprêtait à courir la rejoindre, j' ai mis ma main devant lui, assez fort pour que les voisins entendent tout. « Antoine, ton bras ! Fais attention ! Tu ne peux pas courir comme ça, tu es gravement blessé, n' est-ce pas ? » Il était piégé, et dans sa précipitation, il a tout avoué : « Si seulement tu avais accepté de te retirer du concours comme une personne décente, rien de tout ça ne serait arrivé ! » Quelques heures plus tard, il m' a forcé le passage pour que je donne mon sang à Chloé. J' ai saisi un presse-papier : « Non, Antoine. C' est non pour le restant de mes jours. Sors de chez moi ! » « Je te hais », ai-je ajouté, chaque mot pesé, et il s' en est allé, vaincu. Des années plus tard, à Milan, il m' a confié son regret : « J' ai détruit la seule chose qui comptait vraiment. » Je l' ai simplement regardé, puis je me suis détournée, libre, mon avenir radieux devant moi.
L'Ex-Femme, La Milliardaire, La Vengeance

L'Ex-Femme, La Milliardaire, La Vengeance

Un simple e-mail a suffi pour que trois ans de ma vie s'effondrent. « Suite à une restructuration interne, nous vous informons que vous êtes réaffectée au poste d\'assistante designer. » Assistante. De Chloé Leclerc, la fille du patron. L' humiliation absolue pour moi, Amélie Dubois, la designer star qui a rapporté des millions à cette agence. Mon cœur a battu la chamade, mes mains ont tremblé, mais je n'ai pas pu empêcher les mots de sortir. « Je démissionne. » Et là, j' ai senti son regard noir sur moi, celui de mon ancien patron, Monsieur Leclerc. « Je ferai en sorte que vous ne trouviez plus jamais de travail dans la publicité à Paris ! » J'ai juste eu le temps d'esquisser un léger sourire en pensant à ma revanche, quand mon téléphone a vibré. Un message de mon petit ami, Thomas. « Désolé, Amélie. C\'est fini entre nous. » Mon monde s'est à nouveau écroulé. La trahison professionnelle était déjà un coup dur, mais celle de l'homme que j'aimais était insoutenable. Le sol s'est dérobé sous mes pieds. La panique m'a envahie. Puis, en sortant de l'ascenseur, j'ai vu Chloé. Et à son bras, Thomas. Il a juste évité mon regard. Et elle, elle a souri. « Oh, Amélie. Tu pars déjà ? » Cette douleur, ce coup de poing dans l' estomac. Mais il y avait pire. « Papa, ne cède pas ! C\'est notre agence ! On va gagner ce contrat et tout ira bien ! Ne la laisse pas nous faire peur ! » C' était la voix de Chloé, hystérique, tandis que je tendais de nouveaux documents à Monsieur Leclerc. Les documents du rachat de son agence. Il me regardait, le visage décomposé, et la pièce était emplie du silence de l'incrédulité. Maintenant, ils sont à ma merci, et mon plan ne fait que commencer. Vont-ils survivre à ma vengeance, ou sombreront-ils sous l'assaut de celle qu'ils ont si cruellement sous-estimée ?