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Quand le Passé Revient : Amélie et sa Vengeance

Quand le Passé Revient : Amélie et sa Vengeance

Ma réception de fiançailles battait son plein. Le grand salon du domaine Dubois, empli des murmures élégants du gratin de la société française, semblait baigné d'une sérénité trompeuse. Tous les regards étaient sur moi, Amélie Dubois, et sur Antoine de Valois, mon fiancé. Il exsudait la confiance, un sourire arrogant déjà sur les lèvres, persuadé que notre union était scellée. Mais ce qu'il ignorait, c'est que pour moi, ce jour n'était plus une célébration. Dans ma vie précédente, cette même réception avait marqué le début de mon enfer, la porte ouverte à une trahison inimaginable et à ma propre mort. Antoine, ce bel héritier vénéré par la société, fut mon mari... et mon meurtrier, de connivence avec Chloé, ma sœur adoptive. Je sentais encore le froid mordant de la Méditerranée, la brûlure lancinante de leur trahison dans ma gorge. Ils étaient de retour, eux aussi, tentant de me manipuler, de me salir, de me briser comme ils l'avaient fait avec la broche de ma mère, détruite sous mes yeux. Leur arrogance était sans limite, leur cruauté masquée par l'innocence feinte de Chloé. Mais la femme faible et terrifiée que j'avais été était morte avec ma première vie. Une rage pure et glaciale bouillonnait en moi. Pourquoi devaient-ils s'en tirer impunis pour leurs crimes ? Pourquoi devais-je revivre cette abomination sans leur faire payer le prix fort ? Alors que mon grand-père me priait de confirmer mon choix devant l'assemblée, mon regard se posa sur Mathieu, ce cousin obscur que personne ne prenait au sérieux. Aujourd'hui, cette date n'était plus la fin, pas même un simple nouveau départ, c'était le début de MA vengeance.
L'Ombre d'Ann : Mon Héritage de Vengeance

L'Ombre d'Ann : Mon Héritage de Vengeance

À cinq ans, j'ai été arrachée à mon foyer, réduite à la valeur d'une marchandise pour de sordides trafiquants. Dans les ténèbres d'une cave, j'ai rencontré Ann, celle qui est devenue ma sœur d'infortune, ma lumière dans l'obscurité. Elle m'a tout appris sur sa famille fortunée, les Moore, et leurs secrets intimes, y compris le médaillon familial qu'elle m'a confié, un symbole de notre survie. Quand elle s'est sacrifiée pour me laisser une chance de m'échapper, je n'ai gardé qu'une promesse silencieuse : survivre, et un jour, venger. Les Palmer, un couple de fermiers corses impitoyables, m'ont adoptée, ou plutôt, réduite en esclavage, me donnant un nouveau nom, Juliette, et des années de coups et de labeur. Pendant treize ans, j'ai enduré, veillant sur le médaillon d'Ann, attendant mon heure. Quand les Moore sont arrivés, cherchant leur fille perdue, Cécilia, mon cœur a battu la chamade : c'était le moment. Mais ma tortionnaire, Mme Palmer, m'a enfermée, et j'ai entendu leur propre fille, Addie, tourmenter mon enfance, livrer les secrets d'Ann que je lui avais confiés, se faisant passer pour l'héritière. Les Moore, froids et calculateurs, ont emmené Addie, payant une fortune aux Palmer, me laissant derrière, à encaisser les coups, le cœur rongé par la défaite. Alors que les Palmer attendaient leur argent, Addie est revenue, brisée, rejetée comme un chiffon inutile par les Moore qui avaient découvert l'imposture. C'est là, face à M. Moore enragé cherchant sa véritable fille, que je suis sortie de l'ombre, les mots d'Ann sur les lèvres, le médaillon à la main. Je me suis présentée comme Cécilia Moore, la défunte, mais j'ai vu dans leurs yeux une froide lueur : un moyen de sauver leur autre fille, Carole, pas un enfant perdu. Je n'étais qu'une "banque de sang sur pattes". La douleur, le rejet, l'horreur de comprendre qu'Ann était affaiblie par leurs prélèvements avant même d'être kidnappée, ont fait monter en moi une fureur glaciale. Ils ont osé me vider de ma moelle osseuse, sans anesthésie, sans vérification, juste pour Carole, qui, ironiquement, a rejeté le don. Alors, tandis qu'ils me croyaient inconsciente, j'ai volé leur carnet noir, j'ai photographié chaque page de leurs décennies de crimes. J'ai envoyé la bombe aux journalistes, programmant l'explosion pour le jour des résultats ADN officiels. Et ce jour est arrivé. Dans le bureau du médecin, j'ai attendu, calme, alors qu'ils apprenaient que je n'avais aucun lien de parenté avec eux. C'est à cet instant précis que la porte s'est ouverte sur une horde de journalistes, l'écran de la tablette révélant les pages de leur cahier de crimes. M. Moore, de rage, m'a attrapée, un couteau sous ma gorge. Son regard se vide quand ma voix s'élève, non pas pour l'accuser, mais pour lui révéler la vérité glaçante : « Je ne suis pas votre fille. Votre vraie fille, Cécilia, est morte il y a des années. Elle s'appelait Ann. » J'ai mis des mots sur l'indicible : la chanson, la cicatrice, le médaillon, et comment la véritable Ann, affaiblie par leurs propres prélèvements pour Carole, avait péri en me protégeant. Une infirmière entra, le visage grave, annonçant la mort de Carole. M. Moore s'est effondré, tout perdu. L'empire Moore s'est écroulé, les coupables incarcérés, mais Ann a été vengée. Libre, mais seule, j'ai tourné la page. Un jour, un chef de Paris, M. Evans, cherchait sa fille disparue. Le test ADN a confirmé ce que mes yeux savaient déjà : j'avais un père. Pour la première fois, j'ai pleuré, non de douleur, mais de soulagement, serrée dans des bras aimants. Aujourd'hui, Juliette Evans, j'ai une famille, un nouveau foyer, et la paix d'une âme enfin retrouvée.
Le Monstre de Mes Nuits

Le Monstre de Mes Nuits

Ma robe de mariée n'attendait plus que moi, mais ce matin-là, au lieu de l'enfiler, j'ai vu Julien, mon fiancé, debout près du lit, son sac de voyage à ses pieds, le visage blême et les yeux cernés. « Chloé, je pars. Annule tout. Le mariage, tout. » murmura-t-il, le visage livide, les yeux emplis d'une terreur que je n'avais jamais vue. Avant même que je ne puisse comprendre, il s'est enfui, me laissant seule avec une enveloppe pleine d'argent et l'effondrement de notre vie. Son départ brutal fut le début de l'enfer. Mes amis, qui devaient être ma deuxième famille, m'ont bloquée de partout, sans un mot, comme si je n'existais plus. Puis, chez mes grands-parents, mon refuge, l'horreur a frappé : mon chat, ma mamie… et cette nuit où Pépé, les larmes aux yeux, a crié : « C'est toi ! Tu as apporté le malheur ! » et a soulevé un oreiller. Étouffée, chutant dans le vide, j'avais l'impression d'être maudite, un monstre dont chacun s'enfuyait sans explication. Qu'avais-je fait pour que tous ceux que j'aime me fuient ou disparaissent ? Quelle force invisible détruisait ma vie, sans que j'en aie conscience ? Quand je me suis réveillée, la scène se répétait, mot pour mot, Julien m'annonçant son départ. Mais cette fois, une froide détermination m'animait. Je ne me contenterais pas de questions. J'allais enfin découvrir le «monstre» qui me hantait. Une caméra allait révéler la vérité, aussi terrifiante soit-elle. Le cauchemar était réel, et je devais comprendre.
L'architecte de sa propre ruine

L'architecte de sa propre ruine

J'étais une architecte de renom, fiancée à Victor Dubois, l'étoile montante de la politique parisienne. J'avais dessiné notre vie parfaite, et il était sur le point de devenir maire. Puis j'ai trouvé une vidéo sur notre cloud familial. C'était lui, se mariant avec sa directrice de campagne enceinte, il y a trois mois. Je n'étais qu'un accessoire pour son image, une « fausse fiancée » qu'il comptait jeter après l'élection. Pour me garder docile, il droguait secrètement mes jus détox quotidiens, me laissant dans un brouillard mental, fragile. Il a mis en scène un incendie dans mon bâtiment primé pour ruiner ma réputation, puis a tenté de me faire interner, prétextant une dépression nerveuse. Mais le coup de grâce est venu de mon parrain. Il a découvert que la manipulation de Victor avait commencé il y a sept ans, quand il a payé quelqu'un pour saboter mon mémoire de fin d'études, brisant ma confiance juste pour pouvoir fondre sur moi et jouer les sauveurs. Toute ma relation n'était pas seulement un mensonge ; c'était une cage qu'il avait conçue depuis le tout début. Alors je me suis envolée pour Genève et j'ai passé six mois avec l'équipe de production de mon parrain. Nous avons créé un documentaire de quatre-vingt-dix minutes pour exposer chaque crime, chaque mensonge. Et nous avons prévu de le diffuser en direct, en piratant la retransmission de son dernier meeting électoral. Nous l'avons appelé « L'Architecte du Mensonge ».
Le Sceau Brisée des Valois

Le Sceau Brisée des Valois

Je suis rentrée de Californie pour les vendanges, le doux soleil ligérien m'accueillant. Mon cœur débordait de joie à l'idée de retrouver ma sœur Chloé, dans notre château familial. C'était un retour aux sources, bercée par l'odeur du raisin mûr. Mais le château n'était plus le même. Des gardes inconnus patrouillaient, l'intérieur drapé d'un luxe froid et impersonnel. Puis j'ai vu Brigitte, ma belle-mère enceinte, arborant le Sceau de Valois de Chloé comme un trophée. Elle affirmait que ma sœur "se reposait", mais son faux sourire a glacé mon sang. J'ai découvert Chloé au fond d'une cave moisie, squelettique, sale, et couvrant ses mains coupées. Ma sœur, autrefois si vive, était brisée, récitant qu'elle "méritait" cette terrible condition. Mon père, Jean-Pierre, restait lâchement aveugle, complice de son calvaire. Le neveu de Brigitte a osé l'humilier publiquement, la traitant comme une pestiférée. Pire, Brigitte a volé ma propre moitié du Sceau, s'érigeant en maîtresse des lieux. Le docteur a confirmé l'horreur : des années de malnutrition, de coups de fouet et de brûlures à la cire. C'était un crime contre notre famille, un affront à l'âme des Valois. Une rage pure et glaciale m'a envahie, transformant le chagrin en une soif implacable de justice. Comment avaient-ils pu infliger cela à ma Chloé ? Comment mon propre père avait-il pu le permettre ? Cette insupportable injustice exigeait vengeance. Chaque souffrance serait payée. Ma décision était inébranlable. Un appel au fidèle maître de chai Michel a scellé leur destinée. L'heure de la justice pour ma sœur et le nom des Valois avait sonné.
Le Regard de Léa

Le Regard de Léa

La fête battait son plein, couronnement de mois de travail acharné où j'étais la jeune actrice prometteuse, Marc, mon petit ami et producteur, à mon bras, le sourire aux lèvres. C'était censé être mon soir, le début d'une carrière brillante. Soudain, l'ambiance a viré au cauchemar : un groupe d'hommes ivres s'est approché, leurs regards lourds, leurs mains sur moi, ma robe déchirée, les flashs aveuglants. J'ai senti la peur et l'humiliation monter, tandis que Marc, mon unique ancre, restait distrait. Les photos de mon corps à moitié nu ont commencé à circuler, me réduisant en miettes sous les yeux indifférents de la foule. Marc est intervenu, jouant le sauveur outragé, me serrant contre lui, murmurant des promesses de vengeance. J'ai cru à son réconfort, me laissant bercer par cette illusion de sécurité. Pourtant, une fois rentrés, une intuition glaciale m'a poussée à l'espionner. J'ai entendu ses mots, froids et calculés : « Elle est brisée. Les photos sont partout. La voie est libre pour Léa maintenant. » Léa, ma rivale, son véritable amour. Mon monde s'est effondré, mais cette chute a révélé une vérité encore plus terrifiante. En croisant son regard, une vague de souvenirs m'a submergée : ce n'était pas la première fois qu'il me trahissait. Dans une autre vie, il m'avait trompée, puis abandonnée à la mort, lui aussi, pour les beaux yeux d'une certaine « L ». Cette agression n'était qu'une répétition, un coup de grâce orchestré pour m'exclure définitivement de son chemin. Mais cette fois, je ne serais pas une victime. Jeanne était morte, Anna allait naître de ses cendres.
LA BEAUTÉ DU MAL

LA BEAUTÉ DU MAL

Quel est donc cet esprit de ténèbres, homme, serpent ou dragon, qui plane à tous les horizons du passé ? Dans le ciel, il blasphème et se bat avec les anges ; sur la terre, il se sert de l’homme « comme d’un cheval qu’il pique et monte à sa volonté ; » il l’afflige, le tourmente, l’excite au péché, et, dans l’abîme, il le punit d’avoir péché. Il habite, avec les juifs, les carrefours tortueux des villes sombres du moyen-âge ; il se perche, comme les hiboux, sur les toits aigus des couvens, se glisse, la nuit, dans la cellule des nonnes, et va voler pour les magiciens des hosties dans les calices, des os dans les cercueils. Les saints en ont peur, Dieu s’en défie. Le grimoire enseigne comment on l’évoque, le rituel comment on le chasse. L’église le maudit, la sorcellerie l’adore. Cet esprit de ténèbres, c’est le démon de la théologie, le diable du conte monacal et de la tradition populaire. Le moyen-âge avait trop peur du diable pour en parler raisonnablement. Pour nous, qui ne sommes ni obsédés, ni possédés (et c’est sans doute, hélas ! le seul avantage que nous ayons sur les moines et sur les saints), nous trouverons peut-être quelque intérêt à faire apparaître Satan, non pour lui demander, comme les sorciers, le bonheur, la science, l’amour sans inquiétude et sans larmes, tout ce que l’homme poursuit sans l’atteindre, mais simplement pour le prier de nous conter son histoire, histoire multiple et difficile, qui remonte à la source même des jours, sombre biographie d’un fantôme qu’il faut reconstituer d’après des rêves. Il s’agit d’une biographie, éclaircissons d’abord le mystère des origines. L’Écriture, qui parle souvent du diable, ne dit pas quand et pourquoi l’auteur des choses l’a tiré du néant. Dieu, qui le nomme et le maudit par la voix de ses prophètes, se tait sur son âge ; mais, quand Dieu se tait, l’homme veut deviner encore. Aux premiers siècles de l’église, le manichéen Bardesanes, s’inspirant des traditions du dualisme, élève le diable jusqu’à l’idée de cause, et il en fait une sorte d’être en soi qu’il oppose au principe du bien. Priscillien le fait naître du chaos et des ténèbres ; Tatien, d’un rayon de la matière et de la méchanceté. Dans la Judée, au temps de saint Jérôme, les uns lui donnent pour père Léviathan, le grand dragon de la mer ; les autres le chef des anges qui s’unirent avec les filles des hommes avant le déluge. Selon saint Augustin, Dieu aurait créé les bons et les mauvais esprits comme un poète qui, pour relever les beautés de son œuvre, y sème les antithèses ; cependant, si grandes que soient l’autorité de l’évêque d’Hippone et sa pénétration dans ce qui touche les mystères, il est peu probable que l’éternel artiste qui a fait ce monde y ait introduit le mal par une fantaisie de rhéteur. Selon la tradition dogmatique, Satan et ses anges, innocents et purs dans l’origine, appartenaient à cette classe d’intelligences supérieures qui étaient comme les prémices de la création. Ils habitaient les régions de la lumière et de la sérénité, et Dieu les avait initiés aux secrets de sa sagesse, mais ils ne tardèrent point à déchoir de leur rang suprême en cédant aux inspirations d’une volonté mauvaise. Ils tombèrent par l’orgueil et la concupiscence : par l’orgueil, en cherchant à s’élever d’eux-mêmes, et sans le secours de la grâce, à l’éternelle béatitude, en disputant à Dieu la souveraine puissance, en lui refusant, comme des vassaux révoltés, l’acte de foi et d’hommage. Ils tombèrent par la concupiscence en demandant aux filles des hommes des caresses et des voluptés que de purs esprits ne doivent pas connaître. Dieu, pour les punir, les bannit de sa présence en les maudissant, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel, comme le dit saint Jean. Le diable, ainsi que l’homme, n’est donc qu’une créature déchue. A dater de sa chute, il commence sur la terre une vie nouvelle et désolée, et dans le séjour de son éternel exil, il s’enveloppe de tant d’ombre et de mystère, que, malgré ses fréquentes apparitions et les nombreux témoignages de ceux qui l’ont vu, il est presque impossible de donner de sa personne un signalement exact. Est-ce une intelligence servie par des organes ? Est-ce un corps ou un esprit ? Ce n’est pas un esprit, car, suivant la définition de l’école, un esprit, c’est ce que l’œil ne peut voir, ce que l’oreille ne peut entendre. Or, on voit le diable, on l’entend, il parle. Ce n’est pas un corps, car on ne peut le saisir sous une forme tangible, et il franchit les distances avec la rapidité de la pensée. C’est un être indéfinissable.
L'Héritage Brisée: Le Prix du Sang

L'Héritage Brisée: Le Prix du Sang

Le restaurant était silencieux, une perfection brisée six mois plus tôt par un accident stupide qui a emporté Jean-Pierre, mon mari, chef étoilé et âme de « L' Héritage » mon restaurant bien-aimé. Je m' appelais Camille Dubois, et ma vie, autrefois parfaite, s' était effondrée, me laissant seule avec un fils de huit ans, Louis, atteint d' une maladie rénale rare nécessitant une greffe urgente. Les refus s' enchaînaient, chaque « incompatible » poignardait mon cœur déjà brisé, tandis que le restaurant s' enfonçait dans la faillite. Puis, Philippe Moreau, l' ancien mentor et rival sans scrupules de Jean-Pierre, m' a tendu une main empoisonnée : mon restaurant contre un rein compatible pour Louis. Le marché était monstrueux, vendre l' héritage de mon mari à son pire ennemi, mais le désespoir d' une mère m' a poussée à accepter. Louis a eu son rein, un succès, et je respirais un fragile soulagement quand, un soir, des voix filtrant d' un bureau ont fait basculer mon monde. « …elle ne doit jamais savoir que le rein donné à son fils provient en réalité de son propre mari… » Mon sang se glaça. Jean-Pierre. Son rein. « Nous avons utilisé le rein de Jean-Pierre pour sauver votre fille, Sophie. Et maintenant, vous utilisez cette situation pour prendre son restaurant… C' est monstrueux. » Leurs paroles, froides et cruelles, dénudaient l' horreur : Philippe n' avait pas seulement volé mon restaurant, il avait profané mon mari, utilisé sa mort pour ses sombres desseins, se servant de ma douleur et de la vie de mon fils comme monnaie d' échange. La haine, pure et glaciale, m' envahit. Je n' étais pas coupable, j' étais la victime d' un homme que j' allais détruire. Pour Louis, pour Jean-Pierre, pour moi, la guerre était déclarée.