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La femme qu'il a voulu effacer

La femme qu'il a voulu effacer

Auteur: Sky
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Chapitre 1 

Nombre de mots : 2312    |    Mis à jour : 03/12/2025

ome cérébral n'efface tous mes souvenirs. J'ai appelé mon mari, Grégoire

sée sur un piédestal rotatif, transformée en installation artistique vivante pour sa maîtresse, Béryl. Il

hain « concept artistique » de Béryl, il a envoyé ses hommes me traîner à l'hôpital et

e me sauver la vie alors qu'ils me tenaient au-dessus d'une falaise. Il était avec elle. « Arrête ce cirqu

, sans mémoire, avec un nouveau nom, et un homme bienveill

iançailles. Et je l'ai vu dans la foule, les yeux écarquillés d'incrédulité. « Adelia ?

pit

e vue d

es. Une vague de froid m'a submergée. Pas seulement à cause de l'hiver parisien, mais à cause de cette peur insidieuse qui était devenue ma compagne de tous le

ngoisse. Les images de l'IRM brillaient sur l'écran derrière lui, une carte floue de mon cerveau. Il a pointé une petite zone sombr

r un bleu sur mon cerveau. Dû à une chute, avait-il dit, quan

ai-je demandé, ma voix à peine un

ès son rythme d'expansion actuel, vous avez environ deux semaines avant de perdre tous vos sou

mise à tourner. J'ai senti un goût froid et métallique dans ma bouche. La panique m'a étr

comme du plomb dans ma main. J'avais besoin de Grégoire. J'avais besoin de sa voix, de son calme. Il était mon roc, mon ancre d

erie. De

impatiente. « Tout va bien ? Je s

es larmes coulant déjà sur mon visage. «

ouleur aiguë et fulgurante. Il faisait toujours ça quand il était occupé. Je

Maintenant. Ne sois pas en

ait pas simplement ignorée comme ça sinon. Il m'aimait. Il le devait. Je devais le croire. J'ai essuyé mon visage avec le dos de ma main, e

ente qu'il ne pouvait pas m'accorder une minute ? Avait-il des ennuis ? Mon cœur battait la chamade, un mélange de peur et

u Marais. Je me suis précipitée à l'intérieur, balayant du regard la foule animée. Des installations artistiques, certaines abs

salle. Dép

lourd rideau de velours m'appelait. Je suis passée derrière, le refermant. L'air était immobile. Trop immobile. Une étrange odeur s

oir

c difficulté. Des silhouettes floues. Un doux murmure de voix. J'ai essayé de bouger mais mes membres semblaient lourds, déconnectés

ntrôlable s'est répandue entre mes jambes, un flot horrifiant. J'étais devenue incontinente. En public. Mes joues

is sur un piédestal. Une plateforme rotative. Un projecteur m'aveuglait. Des visages. Des centaines. Ils me fixaient, leurs yeux parcourant mon corps expos

voix d'une femme, pleine d'empha

au regard malveillant, se tenait à côté du piédestal. Béryl Aguirre. La tristement célèbre artis

nucurée. « Dépouillée de tout artifice sociétal. La vulnérabilité totale. L'installation "Réalité Post-

à des murmures impressionnés. « Brillant ! »

ayé de parler, de leur dire, d'expliquer. Mais ma langue semblait épaisse, mes lèvres engourdie

l ne me regardait pas avec inquiétude, mais avec une étrange approbation, presque p

lle a tendu la main, posant une main sur son bras. Il s'est penché, lui chuchotant quelque chose à l'oreille qui l'

mille depuis que j'étais passée par les foyers de l'Aide Sociale à l'Enfance. Il m'avait prom

te de la plateforme, les regards sans fin. Chaque muscle de mon corps me faisait mal. La drogue me maintenait dans un état secon

de la drogue s'est lentement relâchée. Ma tête s'est éclaircie, juste assez pour enreg

t-partum". Son passé d'orpheline, son désespoir d'être acceptée. Ça dégage juste cette vulnérabilité brute, animale, que

acé. Lui. Il avai

nds toujours ma vision. Elle est si incroyablement vulgair

é ça. Il m'avait droguée. Il m'avait désha

ssité malheureuse pour le début de ma carrière. Mais toi... tu es mon égale. Ma vraie parten

ter. Il m'avait qualifiée de fade. De simple d'esprit. De tremplin. Mes

? » a demandé Béryl, avec une

lité. De plus, je lui dois bien quelque chose pour toutes ces années. Appelle ça... une compensation.

our, chaque tendre caresse, chaque rêve partagé – tout était un mensonge. Son amour n'était pas bon ma

uleur était toujours là, une douleur sourde, mais elle n'était plus dévorante. C'était un

quitter Paris. Florence, Italie. Un nouveau départ. Puis, j'ai ouvert une note vierge. Adi

plus une tragédie. C'était une bénédiction. Une chance de l'effacer de mon esprit, tout comme il m'avait effacée de son cœur. J'ai déc

le piédestal, maintenant complètement réveillée. Ses yeux se sont plissés. « Adelia ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

guë et exigeante, a retenti. « Grégoire ! Reviens

rs Béryl. Il n'a pas hésité. Il a tourné les talons et s'est éloigné, sans un regar

empête. Il était parti. L'homme que j'aimais était mort. Il ne restait qu'un étranger, un monst

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