Il me possède
à, peut-être à cause de l'angoisse qui nouait son estomac. Le jour de la confrontation était enfin arrivé. Le jour où il al
e, une expression impassible sur le visage. "Réveille-toi, Pierre. On part dans une heure
ant cela, il devait mettre les choses à plat, affronter l'homme qui avait été sa figure paternelle pendant des année
urs aimé comme un père. J'ai cherché à te plaire, à m'intégrer, à être à la hauteur de tes attentes. Mais toi, toi tu n
drôle, parce que je t'ai toujours vu comme un fardeau. Tu n'es qu'un incapable, un être voué à l'échec. Tu penses que je
e la douleur serait aussi cruelle, aussi dévastatrice. Tout ce qu'il avait toujours espéré de cette relation, tout l'amour qu
fait mal. Parce que moi, je t'ai vu comme un père. J'ai voulu être là pour toi, te prouver que j'étais digne de t
rer, tu te trompes. Mais tu sais quoi ? Si t'es si malheureux, si tu crois que t'es un échec, alors dégage ! Va foutre le camp et arrête de finir to
était à bout de forces, mais quelque chose en lui se leva, une dernière étincelle de dignité. "Je vais
n'était plus ce garçon vulnérable qui cherchait l'approbation de son
tu veux," répliqua-t-il, son ton froid et dénué de toute émotion. "Tu finiras
e. Mais au fond de lui, il savait que ce n'était pas de la colère qu'il ressentait. C'était de la tristesse. Tristesse de n'avoir jamais eu
allait suivre. La journée ne faisait que commencer, et déjà, il sentait
ant, il devait d'abord faire face à son propre pa
pas le moment de se laisser submerger par la colère. Il avait une mission à accomplir aujourd'hui, une rencontre qui allait, il l'espérait, éclaircir certaines zones
nd ils tournèrent dans une rue à la périphérie de la ville, Pierre remarqua qu'ils s'éloignaient des quartiers familiers, se dirigeant vers des zones plus r
ement, ils
euses, des murs blancs immaculés, une grande porte en bois sculpté, encadrée par des fenêtres gigantesques. Le jardin était parfaitement entretenu, avec une fontaine en marbre qui jetait de l
site, il n'avait pas imaginé qu'il en était arrivé à un tel point. Le contraste avec la vie qu'il avait eue jusque-là était saisissant. Pierre, qui avait grandi dans des quartiers moins
tant de succès," murmura-t-il, presque
jours eu un flair pour les affaires. C'est un homme intelligent, il a su saisir les bonne
n père, son manque de précision sur les "affaires" de Damien, lui donnait une étrange impression de flou
ante, l'esprit en ébullition. Un sentiment étrange de malaise montait en lui, comme si quelque chose ne tournait pas rond. Mais il était trop tard
nnant que l'extérieur, avec de grandes baies vitrées, des lustres en cristal et des meubles en bois sculpté, d'une élégance froide, presque exc
Suivez-moi," dit le majordome
me pour tenter de comprendre ce qui l'entourait. Le contraste était encore plus fr
sif, décorée de gravures délicates. Le majordome f
Pierre," dit-
re fois dans ce cadre si particulier. Son cousin, bien plus âgé que lui, le regarda d'u
e mon petit chez-moi," dit Damien, un sourire mystérieu
ar l'imposant décor et la froideur de l'accueil. "C'est... c'est impressionnant," réussit-il à dire,
nt de repartir, laissant Pierre seul avec cet homme qu'il n'avait pas vu depuis des année
son immense bureau en acajou. Damien ne disait rien. Il le fixait seulement, une l
ieds
une demande. C'
e qu'il n'avait pas vraiment le choix. Il obéit malgré lui, s'installant lentement dans le f
e Pierre ne prenne la parole, tentant
une plaisanterie, hein ?" Il tenta un rire nerv
, comme si Pierre venait de dire quelque chose d'adorable. Puis, il laissa éch
ntement, contournant son bureau
ièce silencieuse. Il voulut reculer, mais il était déjà au fond de son fauteuil. Damien s'arrêta ju
s une blague. C'est la véri
ent plus lourd, comme si une main invisible s'était refermée sur lu
t bien