Quand la vérité te dévore

Quand la vérité te dévore

Sweet Dream

5.0
avis
18.2K
Vues
13
Chapitres

J'ai consacré ma vie à faire de mon mari, Romain, l'homme le plus puissant. En récompense, il m'a enfermée dans une chambre froide pour me laisser mourir de faim et de froid, tout ça pour sa maîtresse, Noémie. Quand mon corps a été découvert, il a nié l'évidence, me traitant de comédienne et continuant sa vie comme si de rien n'était. Son empire, que j'avais bâti pour lui, commençait à s'effondrer, mais il était trop aveuglé par les mensonges de Noémie pour le voir. Il avait tout oublié. Il ne se souvenait même plus que j'étais la jeune fille qui lui avait sauvé la vie des années plus tôt. Mais je ne suis pas vraiment partie. Mon esprit est resté prisonnier, lié à lui, forcé d'assister à sa descente aux enfers. Et maintenant, je vais regarder la vérité le dévorer tout entier.

Chapitre 1

J'ai consacré ma vie à faire de mon mari, Romain, l'homme le plus puissant.

En récompense, il m'a enfermée dans une chambre froide pour me laisser mourir de faim et de froid, tout ça pour sa maîtresse, Noémie.

Quand mon corps a été découvert, il a nié l'évidence, me traitant de comédienne et continuant sa vie comme si de rien n'était.

Son empire, que j'avais bâti pour lui, commençait à s'effondrer, mais il était trop aveuglé par les mensonges de Noémie pour le voir.

Il avait tout oublié. Il ne se souvenait même plus que j'étais la jeune fille qui lui avait sauvé la vie des années plus tôt.

Mais je ne suis pas vraiment partie. Mon esprit est resté prisonnier, lié à lui, forcé d'assister à sa descente aux enfers. Et maintenant, je vais regarder la vérité le dévorer tout entier.

Chapitre 1

Éloïse POV:

Mon mari, l'homme que j'avais aimé et aidé à s'élever, m'avait jetée dans les ténèbres d'une chambre froide. Il m'avait laissée mourir seule. Maintenant, mon esprit était prisonnier, forcé de regarder sa descente aux enfers, une tragédie que j'avais orchestrée sans le savoir.

La porte du bureau de Romain s'ouvrit avec fracas. Mon père avait toujours dit que le pouvoir changeait les hommes. Il n'avait pas menti.

Romain était assis derrière le grand bureau en acajou. Il n'avait même pas levé les yeux de ses documents.

« Où est-elle ? » Sa voix était un ordre sec.

Antoine Gagnon, le fidèle allié de ma famille, se tenait devant lui. Ses épaules étaient tendues, son visage pâle.

« Monsieur, Éloïse... » commença Antoine.

« Je ne t'ai pas demandé son état, Antoine. » Romain l'interrompit, son ton glacial. « Je t'ai demandé où elle était. »

Antoine déglutit difficilement. L'air dans la pièce était épais, lourd de la tension que Romain imposait.

« Elle est là où vous l'avez mise, Monsieur. » La voix d'Antoine était à peine un murmure.

Romain releva enfin la tête. Un sourire mince et cruel étira ses lèvres.

« Parfait. » Il se pencha en arrière dans son fauteuil. « J'espère que cette leçon lui fera comprendre. L'orgueil coûte cher, Antoine. »

Il regarda Antoine avec un air de supériorité.

« Elle pensait pouvoir me défier ? » Romain haussa un sourcil. « Elle s'est trompée. »

Je sentis une pointe de douleur transpercer mon esprit. Son arrogance était devenue insupportable.

« Mais Monsieur, la situation... » Antoine fit un pas en avant, hésitant.

« La situation est sous mon contrôle. » Romain le coupa net. « Éloïse a besoin de temps pour réfléchir à ses erreurs. Elle a besoin de solitude. »

Il y avait une satisfaction malsaine dans ses yeux. Il se croyait maître du monde, maître de ma vie.

« Mais cela fait plusieurs jours, Monsieur. » Antoine insista, sa voix tremblante. « Personne ne l'a vue. »

Un frisson traversa mon corps d'esprit. Antoine s'inquiétait. Lui, au moins, se souciait.

Romain haussa les épaules, un geste désinvolte.

« Elle est têtue. Elle préfère faire la morte plutôt que d'admettre qu'elle a tort. » Il ricana. « C'est tout Éloïse. »

Il y eut un bref instant. Une ombre passa dans les yeux de Romain. Un micro-tremblement dans sa main, posée sur le bureau.

Ce fut imperceptible, presque. Un éclair de quelque chose qui ressemblait à de l'inquiétude, ou peut-être juste de l'agacement.

Mais ce fut vite balayé. Son visage redevint une armure de glace.

« Qu'elle apprenne sa leçon. » Sa voix était dure. « Une femme comme elle doit savoir qui détient le vrai pouvoir. »

Antoine baissa les yeux, incapable de soutenir son regard.

« Mais... l'entrepôt... » dit Antoine. Sa voix était plus faible.

Je me souvins de l'endroit. Un vieux hangar désaffecté. Froid, humide, sombre.

« Quoi, l'entrepôt ? » Romain fut impatient. « Ce n'est pas un hôtel cinq étoiles, c'est une cellule de méditation pour les têtes brûlées. »

« Il y a... des signes, Monsieur. » Antoine fit un effort visible pour parler. « Elle... elle ne bouge plus. Et il y a... une odeur. »

Le cœur de Romain ne rata pas un battement. Ses yeux ne montrèrent aucune émotion.

« Des signes ? » Son ton était moqueur. « Elle a toujours été douée pour la comédie. Elle se roule dans la poussière pour attirer l'attention. C'est son genre. »

Il me rabaissait. Encore. Même dans ma non-existence, il trouvait le moyen de me salir.

« Monsieur, ce n'est pas une blague. » Antoine était désespéré. « Je crois qu'elle... »

« Assez ! » Romain frappa la table.

Sa voix résonna dans la pièce.

« Je vais la laisser mariner encore un peu. » Il fixa Antoine. « Demain matin. Si elle n'a pas encore retrouvé la raison d'ici là, tu iras la chercher. »

Romain se leva, mettant fin à la conversation. Il balaya Antoine du regard, un geste de renvoi.

Antoine s'inclina, impuissant, et quitta le bureau.

Puis, Romain se tourna. Son regard s'adoucit instantanément.

Noémie Mathieu se tenait dans l'embrasure de la porte, le regard baissé, l'air fragile. Des larmes perlaient au coin de ses yeux.

« Romain... » Sa voix était un souffle.

Mon estomac d'esprit se tordit. La manipulatrice.

Romain se précipita vers elle, son visage transfiguré par l'inquiétude.

« Noémie, ma chérie. » Il prit son visage entre ses mains. « Qu'est-ce qu'il y a ? »

Elle le regarda, ses grands yeux bleus embués de larmes.

« C'est juste... Éloïse. » Elle renifla, se serrant contre lui. « J'ai tellement peur pour elle. »

Une lueur de triomphe passa dans son regard, si rapide que seul mon esprit pouvait la déceler. Une lueur que Romain ne verrait jamais.

« Elle m'a abandonnée, Romain. » Noémie serra sa chemise. « Elle m'a laissée seule, face à ces hommes... Je... je ne sais pas si je m'en remettrai un jour. »

Romain la serra fort contre lui.

« Chut, ma douce. » Il embrassa ses cheveux. « Tu es en sécurité maintenant. Éloïse paiera pour ce qu'elle t'a fait. »

Il me haïssait. Il me haïssait pour un mensonge qu'il avait avalé tout entier.

« Elle n'a aucune pitié. » Noémie leva des yeux innocents vers lui. « Elle est si froide, si cruelle. »

Romain acquiesça, le visage dur. Il caressa le dos de Noémie.

« Je sais. » Sa voix était remplie d'une colère sourde. « Elle l'a toujours été. »

Alors, c'était ça. Pour lui, j'étais la dure, la cruelle. Et Noémie, la pure, l'innocente.

Mon esprit, transparent et invisible, se mit à rire. Un rire amer, sans son.

Personne ne m'entendit. Personne ne me vit.

Je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais plus rien faire.

Mon corps était mort.

Mon corps gisait, froid, dans cette chambre noire. La chambre froide désaffectée, au fond de l'entrepôt B, à l'écart de tout.

J'y avais passé des jours. Des jours et des nuits interminables. Sans eau, sans nourriture.

Le froid avait commencé par engourdir mes membres. Puis, il avait rampé, inexorable, dans mes veines.

Ma gorge était sèche, à vif. Chacune de mes respirations était une lame qui déchirait mes poumons.

Je m'étais recroquevillée sur moi-même, essayant de retenir la dernière parcelle de chaleur. Mais il n'y avait plus rien.

Mes doigts étaient bleus, mes lèvres gercées. Mes yeux s'étaient voilés.

Les hallucinations avaient commencé. Des ombres dansaient dans le noir. Des voix lointaines.

J'avais senti comme des petites bêtes se faufiler sur ma peau. Des serpents invisibles, froids et gluants, s'enroulant autour de mes jambes, de mes bras.

Puis, la sensation de fourmillements. Des milliers de minuscules mâchoires, me dévorant, morceau par morceau. Une armée d'insectes affamés, se gorgeant de ma chair, de mon sang.

Mon corps était devenu un festin.

J'avais poussé un dernier soupir. Un râle rauque, brisé par le froid et la soif.

Et ma conscience s'était élevée. Libérée. Mais non, pas vraiment. Attachée.

Continuer

Autres livres par Sweet Dream

Voir plus
Enchaînée Par Tes Larmes : Mon Fantôme Reste

Enchaînée Par Tes Larmes : Mon Fantôme Reste

Moderne

5.0

Je savais que j'allais mourir ici, seule dans le noir, condamnée par mes propres frères. Tout ça pour une allergie que ma sœur adoptive, Zoé, avait simulée de toutes pièces pour me faire accuser de tentative de meurtre. Au quatrième jour de ma détention dans la cave, à bout de forces, j'ai envoyé un dernier message à Nolan : « Je ne peux plus respirer. Ouvre la porte. » Il a répondu : « Arrête ton cinéma. Tu sortiras quand tu auras appris la leçon. » Quelques heures plus tard, mon cœur s'est arrêté. Mais je ne suis pas partie. Mon esprit est resté là, flottant au plafond, invisible témoin de l'horreur qui a suivi. J'ai vu mon frère Maé découvrir mon corps en décomposition et ordonner aux domestiques de « nettoyer cette ordure » avec dégoût, sans même réaliser que c'était moi. J'ai vu Nolan sauver l'entreprise familiale de la faillite grâce à l'argent que j'avais secrètement viré avant ma mort, tout en continuant à dire à tout le monde que j'étais une fugueuse égoïste. Je hurlais la vérité, mais personne ne pouvait m'entendre. Jusqu'au jour où la police a fouillé le sous-sol et a trouvé une minuscule caméra de surveillance oubliée derrière une étagère. Nolan a regardé l'enregistrement. Il a vu Zoé, seule, saupoudrer le poison dans son propre bol en riant face à l'objectif. Il a levé les yeux vers le vide, là où je flottais, et pour la première fois, son monde s'est effondré. Mais il était trop tard pour demander pardon.

Le Dernier Acte De Son Amour

Le Dernier Acte De Son Amour

Moderne

5.0

Dans un appartement haussmannien vibrant au rythme d'une musique assourdissante, Alexandre Dubois, couturier discret, se sentait une fois de plus à la marge, malgré sept ans de relation avec Sophie, le soleil de la soirée. Mais ce soir-là, l'éclat de Sophie venait des rires provoqués par Marc Lambert, rappeur en vogue et surtout son ex, dont la main se posait un peu trop intimement sur sa hanche. Devant les regards mi-apitoiés, mi-moqueurs des invités, Marc lança, moqueur : « Alors, le couturier, on ne dit rien ? Tu n'as pas peur que je te vole ta copine ? » Cette humiliation publique, la constante dévalorisation de son travail et de son amour, c'était le prix à payer pour être l'accessoire de Sophie, l'homme qu'on piétine sans scrupules. Pourtant, un calme glacial s'empara d'Alexandre. Pour la première fois, il décida de ne pas fuir, de ne plus être l'homme qui ignore, l'homme qui accepte. Assis dans un coin, son carnet de croquis à la main, Alexandre redécouvrait sa propre valeur, indifférent aux provocations de Sophie et Marc qui s'enfuyaient vers les chambres. Un blogueur mode, suffisant, osa le défier : « Ta meuf est partie s'envoyer en l'air avec Marc Lambert et toi, tu dessines des robes ? T'as pas de couilles ou quoi ? » Alexandre le toisa de son regard froid, sans émotion : « Mon travail est plus intéressant que ce qui se passe dans cette chambre. Et certainement plus intéressant que ta vie, si tu as besoin de te préoccuper de la mienne pour te sentir exister. » Puis, face à Marc, arrogant après être sorti de la chambre : « Je suis content pour vous. Vraiment. Si ça peut la rendre heureuse, je suis ravi. C'est tout ce qui compte, non ? Le bonheur de Sophie. » Son détachement absolu, sa logique implacable face à l'indignation de Sophie qui le traitait de « rabat-joie », annonçaient un changement radical. La tension culmina lors d'un jeu d'Action ou Vérité. Chloé Martin, la meilleure amie de Sophie, tenta de le manipuler en justifiant l'infidélité : « Une femme comme Sophie, elle a besoin de passion, d'excitation. Marc lui apporte ça. » Mais Alexandre, avec une audace inattendue, se pencha et l'embrassa devant tous, brisant le silence assourdissant. « Moi aussi, j'ai parfois besoin de chercher un peu de piment ailleurs. » Le chaos éclata. La gifle de Sophie ne fut que le début d'une confrontation où Alexandre, pour la première fois, refusa de céder, de s'excuser, de jouer son rôle habituel. Quittera-t-il cette femme qui l'humiliait, ou cette provocation inattendue lui ouvrira-t-elle les yeux sur un chemin qu' il n' avait jamais envisagé ?

L'Amour Brûlant d'une Seconde Chance

L'Amour Brûlant d'une Seconde Chance

Moderne

5.0

Je sentais l'odeur de ma propre peau qui brûlait. Chaque bip des machines me rappelait la douleur, un supplice constant. J'étais un morceau de chair calcinée, mes parents avaient disparu dans l'incendie. Ma cousine Manon, elle, se penchait sur mon lit à l'hôpital. « Elle souffre trop. Regardez-la. Ce n'est plus une vie. » Sa voix, pleine d'une fausse douceur, résonnait. J' ai senti sa main débrancher le tube respiratoire. Son murmure : « Tout ce qui aurait dû être à moi sera à moi. Adieu, ma chère cousine. » Puis, le noir. Je me suis réveillée en sursaut, intacte, dans notre salon familier. Ma mère disait, les larmes aux yeux : « La pauvre petite Manon se retrouve toute seule. » Mon père répondait : « C'est une décision énorme d'adopter. » Mon sang s'est glacé. Je connaissais cette conversation. C'était le jour où le cauchemar avait commencé. Manon est entrée, petite, frêle, le visage noyé de larmes. Elle s'est jetée à genoux, suppliant : « S'il vous plaît, ne me laissez pas seule. Adoptez-moi. » Mes parents attendaient ma réponse, comme toujours. Dans ma vie passée, ma pitié nous avait tous tués. Cette fois, j'ai vu au-delà de ses larmes, j'ai vu le feu, j'ai senti sa main. J'ai pris une profonde inspiration. « Non. » Le mot est tombé. Ma mère a haleté, mon père a froncé les sourcils. Manon, pour la première fois, a montré une pure surprise. « Je ne veux pas d'elle ici. Elle ne vivra pas avec nous. »

La Seconde Chance d'Alex

La Seconde Chance d'Alex

Romance

5.0

Je me souviens de ma demande en mariage… une table réservée dans notre restaurant préféré à Paris, une sphère de chocolat blanc que j' avais nommée « Chloé, mon amour », symbolisant dix ans d' un amour que je croyais éternel. Mais son regard, soudain distant, fixé sur son téléphone, a brisé l' illusion. « C' est juste que… on a fait ça tellement de fois, non ? » m' a-t-elle lancé, un soupir d' impatience masquée. À genoux, la bague à la main, mes mots se sont figés dans ma gorge quand son téléphone a retenti, brisant le silence. « Oui, avec lui… Bientôt fini. Attends-moi, Louis. » Louis. Ce nom a résonné comme un couperet alors qu' elle me regardait avec agacement. « Tu peux te relever, Alex ? C' est embarrassant. » Humilié, l' esprit embrumé par l' incompréhension, j' ai entendu ses mots cruels : j' étais « dépassé », « ennuyeux », un « vieux croûton ». Le coup de grâce ? Ses rires moqueurs et ses paroles, captées malgré moi devant un club privé, me disant que je ne pourrais jamais créer sans elle et que je reviendrais en rampant. Chaque rire transperçait mon âme, transformant mon amour en miettes. Pourtant, cette douleur insoutenable a été le catalyseur. Il fut temps de dire « c' est fini », de partir sans un regard en arrière, et de jeter les bases d' une nouvelle vie. Une vie où, peut-être, le destin m' offrirait une seconde chance. [N.D.L.R. : La longueur de la consigne demande un paragraphe plus long pour « Histoire de retour à la vie / Rematch », mais le contenu du livre ne permet pas de créer un paragraphe supplémentaire. Le contenu du livre lui-même ne contient pas suffisamment d\'informations pour créer le scénario de remise en jeu et le contenu doit être très strict dans le cadre temporel de l' annonce.]

Inspirés de vos vus

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre