L'héritière répudiée par mon mari

L'héritière répudiée par mon mari

Clara Laura

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Le moniteur cardiaque de mon petit frère hurlait son dernier avertissement. J'ai appelé mon mari, Damien Vasseur, le roi impitoyable de la pègre parisienne dont j'avais sauvé la vie des années plus tôt. Il m'avait promis d'envoyer son équipe médicale d'élite. « Je gère une urgence », a-t-il aboyé avant de raccrocher. Une heure plus tard, mon frère était mort. J'ai découvert quelle était l'« urgence » de Damien sur les réseaux sociaux de sa maîtresse. Il avait envoyé son équipe de chirurgiens de renommée mondiale pour l'aider à mettre bas les chatons de sa chatte. Mon frère est mort pour une portée de chatons. Quand Damien a enfin appelé, il ne s'est même pas excusé. J'entendais la voix de sa maîtresse en arrière-plan, lui demandant de revenir se coucher. Il avait même oublié que mon frère était mort, proposant de lui acheter un nouveau jouet pour remplacer celui que sa maîtresse avait délibérément écrasé. C'était l'homme qui avait promis de me protéger, de faire payer ceux qui m'avaient harcelée au lycée. Maintenant, il tenait cette même harceleuse, Séraphine, dans ses bras. Puis le coup de grâce est arrivé : un appel du service de l'état civil a révélé que notre mariage de sept ans était une imposture. Le certificat était un faux. Je n'ai jamais été sa femme. J'étais juste une possession dont il s'était lassé. Après qu'il m'a laissée pour morte dans un accident de voiture pour Séraphine, je n'ai passé qu'un seul appel. J'ai envoyé un SMS à l'héritier d'un clan rival à qui je n'avais pas parlé depuis des années : « J'ai besoin de disparaître. Je fais appel à toi. »

Protagoniste

: Éliane Moreau et Alexandre de Martel

Chapitre 1

Le moniteur cardiaque de mon petit frère hurlait son dernier avertissement. J'ai appelé mon mari, Damien Vasseur, le roi impitoyable de la pègre parisienne dont j'avais sauvé la vie des années plus tôt. Il m'avait promis d'envoyer son équipe médicale d'élite.

« Je gère une urgence », a-t-il aboyé avant de raccrocher. Une heure plus tard, mon frère était mort.

J'ai découvert quelle était l'« urgence » de Damien sur les réseaux sociaux de sa maîtresse. Il avait envoyé son équipe de chirurgiens de renommée mondiale pour l'aider à mettre bas les chatons de sa chatte. Mon frère est mort pour une portée de chatons.

Quand Damien a enfin appelé, il ne s'est même pas excusé. J'entendais la voix de sa maîtresse en arrière-plan, lui demandant de revenir se coucher. Il avait même oublié que mon frère était mort, proposant de lui acheter un nouveau jouet pour remplacer celui que sa maîtresse avait délibérément écrasé.

C'était l'homme qui avait promis de me protéger, de faire payer ceux qui m'avaient harcelée au lycée. Maintenant, il tenait cette même harceleuse, Séraphine, dans ses bras. Puis le coup de grâce est arrivé : un appel du service de l'état civil a révélé que notre mariage de sept ans était une imposture. Le certificat était un faux.

Je n'ai jamais été sa femme. J'étais juste une possession dont il s'était lassé. Après qu'il m'a laissée pour morte dans un accident de voiture pour Séraphine, je n'ai passé qu'un seul appel. J'ai envoyé un SMS à l'héritier d'un clan rival à qui je n'avais pas parlé depuis des années : « J'ai besoin de disparaître. Je fais appel à toi. »

Chapitre 1

Point de vue d'Éliane :

La quatre-vingt-dix-neuvième fois que j'ai appelé mon mari, le moniteur cardiaque de mon petit frère hurlait son dernier avertissement.

« Il est en train de lâcher », ai-je dit à l'infirmière, ma voix n'étant plus qu'un murmure rauque et brisé. « S'il vous plaît, vous devez faire quelque chose. »

Elle a simplement secoué la tête, son visage un masque de pitié. « Nous n'avons pas l'équipement, Mademoiselle Moreau. Ni les spécialistes. Vous aviez dit que l'équipe de votre mari était en route. »

J'ai hoché la tête, hébétée, en recomposant le numéro. Mon mari, Damien Vasseur. Le loup des bas-fonds que j'avais trouvé sept ans plus tôt, se vidant de son sang dans une ruelle. L'homme que j'avais soigné dans mon minuscule HLM de banlieue. L'homme qui s'était frayé un chemin jusqu'au sommet de la pègre parisienne, bâtissant sa propre organisation brutale à partir de rien. C'était un *Parrain*, un roi, et son équipe médicale privée était la meilleure du pays - une ressource que seul un homme comme lui pouvait s'offrir.

Et ils étaient censés être là.

L'appel a abouti. « Quoi ? » La voix de Damien était sèche, impatiente.

« C'est Léo », j'ai supplié, les mots s'arrachant de ma gorge. « Il est en train de mourir, Damien. Où est l'équipe ? Tu avais promis. »

« Je gère une urgence », a-t-il lâché. « Ils sont occupés. »

« Quelle urgence pourrait être plus importante que ça ? » ai-je hurlé, mon regard fixé sur la ligne rouge déchiquetée du moniteur de Léo. Elle vacillait, plongeant dangereusement.

« Arrête d'être si dramatique, Éliane. » Il a soupiré, un son d'exaspération pure. Puis il a raccroché.

J'ai fixé l'écran mort. Il avait raccroché. J'ai essayé de rappeler. L'appel n'aboutissait pas. Il avait bloqué mon numéro.

Un son long et unique a fendu l'air.

Plat.

Final.

Le son de la fin du monde.

La main de Léo, si petite et fragile dans la mienne, est devenue immobile. La chaleur a commencé à s'estomper. Mon téléphone a glissé de mes doigts et a heurté le lino avec un bruit sec.

Mon frère était parti.

Une torpeur glaciale m'a enveloppée. Je ne sais pas combien de temps je suis restée assise là, à lui tenir la main. Une heure plus tard, mon téléphone a vibré sur le sol. Une notification de réseau social. Machinalement, je l'ai ramassé.

C'était une publication de Séraphine Dubois. Une femme de mon passé que je voulais désespérément oublier. La nouvelle... amie de Damien.

La photo montrait sa précieuse chatte persane, entourée d'une portée de minuscules chatons parfaits. Damien était aussi sur la photo, souriant doucement en caressant l'un des chatons avec son doigt. Le même doigt qui portait l'alliance que je lui avais donnée.

La légende de Séraphine disait : *« Une nuit effrayante, mais ma chérie est maman ! Un immense merci aux meilleurs vétérinaires du monde pour l'accouchement d'urgence ! Et à mon D pour avoir rendu tout ça possible. »*

En arrière-plan de la photo, je pouvais les voir. Le Dr Allègre et son équipe. L'unité médicale privée de Damien.

Son « urgence ».

Un rire a jailli de ma gorge, un son hystérique et laid. Mon frère était mort. Mon doux, mon gentil Léo, qui souffrait d'un cancer rare et agressif, était mort parce que la maîtresse de Damien Vasseur avait besoin d'une équipe de chirurgiens de renommée mondiale pour mettre bas les chatons de sa chatte.

Le monde ne s'est pas contenté de finir. Il a volé en un million de petits éclats tranchants.

Mes doigts ont bougé d'eux-mêmes, parcourant mes contacts jusqu'à trouver un nom que je n'avais pas prononcé depuis des années. Alexandre de Martel. Une vieille connaissance du lycée, l'héritier de la puissante *Famille* de Martel. Il m'avait offert son aide une fois, il y a longtemps, et j'avais refusé. Mais il m'avait laissé une promesse, une dette. *« Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, je te le dois. »*

Mon SMS était simple. *J'ai besoin de disparaître. Je fais appel à toi.*

La réponse est arrivée en moins d'une minute.

*« Aéroport Charles de Gaulle. Dans un mois. »*

Une bouée de sauvetage. Une issue hors des cendres.

J'ai regardé à nouveau la photo sur mon écran. Le sourire tendre de Damien, un sourire qu'il ne m'avait pas offert depuis des années. Il était en train de m'effacer. Il était en train de nous effacer.

Je me suis souvenue du jour où il m'avait portée pour franchir le seuil de notre première vraie maison, une forteresse qu'il avait construite pour nous. « Notre foyer », avait-il murmuré, la voix chargée d'émotion. « Un endroit où personne ne pourra plus jamais te faire de mal. »

Un mensonge. Tout n'était que mensonge.

Il y a deux semaines, c'était notre anniversaire. Il a oublié. Une recherche rapide sur le blog privé de Séraphine, dont j'avais deviné le mot de passe il y a des mois, m'a montré pourquoi.

Il était avec elle. Aux Maldives.

J'ai finalement lâché la main de Léo. Je me suis effondrée sur le sol froid, les sanglots me déchirant, bruts et silencieux. Mon monde avait disparu. Et un nouveau, bâti sur un seul et froid objectif, était sur le point de commencer.

Vendetta.

Continuer

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