L\'appel est arrivé juste au moment où je restaurais une Madone du XVIIe siècle, brisant le silence de mon atelier par son insistance stridente. C\'était l\'école de Léo, ma directrice, la voix tendue, annonçant un « incident pendant la sortie scolaire » concernant mon fils de trois ans. Mon cœur s\'est arrêté. Mon pinceau a tracé une ligne sombre sur le visage sacré de la toile. À l\'hôpital, mon petit Léo gisait, pâle, inerte, percé de tubes. Le diagnostic : empoisonnement alimentaire. Puis mon mari, Antoine, est arrivé, impeccable dans son costume, incapable de poser un regard sur notre enfant. Il a minimisé la situation. « Notre fils est en train de mourir ! » ai-je hurlé, ne recevant qu\'un soupir agacé et l\'annonce d\'une réunion « importante ». Il est parti. Deux heures plus tard, le bip du moniteur s\'est transformé en une ligne continue. Léo était mort. Le monde s\'est effondré. Je me suis réveillée, paralysée mais l\'esprit clair, entendant la voix d\'Antoine : « C\'est fait ? Le poison a agi comme prévu. » Une autre voix : « Personne ne soupçonnera rien. Une intoxication alimentaire tragique. » Mon sang s\'est glacé. Mon mari avait payé pour tuer notre fils. Puis, j\'ai entendu la phrase qui a brisé mon âme en mille morceaux : « Le nécessaire. Une hystérectomie. Je vous serai... très reconnaissant. » Il payait le médecin pour me rendre stérile, pour que ma « lignée » s\'arrête. Pourquoi ? La question hurlait dans mon esprit, suivi d\'un murmure glacial : « C\'était la seule solution. L\'héritage doit revenir à Chloé. Ce garçon n\'aurait jamais dû exister. » Chloé. Sophie. Une maîtresse. Une fille illégitime. Un héritage. Mon fils n\'était qu\'un obstacle. Mon mariage était un mensonge, ma vie une façade. Mais dans cette paralysie, une flamme s\'est allumée. Je ne mourrai pas de chagrin. Je survivrai. Je me vengerai.
L\'appel est arrivé juste au moment où je restaurais une Madone du XVIIe siècle, brisant le silence de mon atelier par son insistance stridente.
C\'était l\'école de Léo, ma directrice, la voix tendue, annonçant un « incident pendant la sortie scolaire » concernant mon fils de trois ans.
Mon cœur s\'est arrêté. Mon pinceau a tracé une ligne sombre sur le visage sacré de la toile.
À l\'hôpital, mon petit Léo gisait, pâle, inerte, percé de tubes. Le diagnostic : empoisonnement alimentaire.
Puis mon mari, Antoine, est arrivé, impeccable dans son costume, incapable de poser un regard sur notre enfant. Il a minimisé la situation.
« Notre fils est en train de mourir ! » ai-je hurlé, ne recevant qu\'un soupir agacé et l\'annonce d\'une réunion « importante ».
Il est parti. Deux heures plus tard, le bip du moniteur s\'est transformé en une ligne continue. Léo était mort. Le monde s\'est effondré.
Je me suis réveillée, paralysée mais l\'esprit clair, entendant la voix d\'Antoine : « C\'est fait ? Le poison a agi comme prévu. »
Une autre voix : « Personne ne soupçonnera rien. Une intoxication alimentaire tragique. »
Mon sang s\'est glacé. Mon mari avait payé pour tuer notre fils.
Puis, j\'ai entendu la phrase qui a brisé mon âme en mille morceaux : « Le nécessaire. Une hystérectomie. Je vous serai... très reconnaissant. »
Il payait le médecin pour me rendre stérile, pour que ma « lignée » s\'arrête.
Pourquoi ? La question hurlait dans mon esprit, suivi d\'un murmure glacial : « C\'était la seule solution. L\'héritage doit revenir à Chloé. Ce garçon n\'aurait jamais dû exister. »
Chloé. Sophie. Une maîtresse. Une fille illégitime. Un héritage. Mon fils n\'était qu\'un obstacle.
Mon mariage était un mensonge, ma vie une façade. Mais dans cette paralysie, une flamme s\'est allumée.
Je ne mourrai pas de chagrin. Je survivrai. Je me vengerai.
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