Larmes Froides, Amour Trahi

Larmes Froides, Amour Trahi

Soren Vale

5.0
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La pluie froide du Père-Lachaise lavait les larmes muettes de Jeanne Dubois. Devant la tombe fraîchement creusée de son père, pilier de l' architecture parisienne, elle cherchait un répit, un instant pour laisser le chagrin l' envahir. C' est alors, sous un cyprès assombri par l' humidité, que les voix basses de son fiancé Antoine Leclerc et de son puissant père la transpercèrent. « Avec la disparition de Monsieur Dubois, sa société d'architecture ne nous est plus d'aucune utilité. Ton mariage avec Jeanne... » Son souffle se coupa. Puis, la voix d' Antoine, tranchante : « Je sais, papa. Je trouverai une excuse pour rompre. De toute façon, j'ai toujours préféré Sophie Moreau, l'héritière des parfums Moreau. C'est parfait. » Les mots la frappèrent comme un coup-de-poing. L' homme qu' elle aimait, auquel elle s' était vouée, la jetait tel un vulgaire outil usagé, pour une autre, superficielle et arrogante. Un froid glacial, plus insidieux que la pluie, envahit son être. Ses larmes cessèrent, remplacées par une lucidité amère : tout n' avait été que mensonge, qu' intérêt. L' amour, les projets, tout était une façade. De retour dans l' appartement familial, vide et froid, sa mère, Valérie, lui proposa une autre alliance : un mariage arrangé avec la famille Chevalier de Lyon. Une alliance salvatrice, mais dénuée d' amour. Jeanne, le cœur brisé mais l' esprit clair, sentit une force dure, froide et déterminée naître en elle. Elle ne serait plus une victime. Elle ne serait plus piétinée. « J' accepte. » dit-elle à sa mère, le visage dénué d' émotion. « Laissez Antoine m' escorter. » Sa mère, choquée, balbutia : « Antoine ? Mais... il va rompre. Tu l'aimes toujours, n'est-ce pas ? » Le sourire de Jeanne devint amer. « Maman, je ne suis pas stupide. J'ai oublié celui qui ne me met pas dans son cœur. » « C'est un honneur qu'il ne pourra pas refuser, surtout si la demande vient de l'Élysée. » La douleur était toujours là, une braise sous les cendres. Mais maintenant, elle était alimentée par une graine de vengeance qui germait, promettant de fleurir sur les ruines de sa trahison.

Larmes Froides, Amour Trahi Introduction

La pluie froide du Père-Lachaise lavait les larmes muettes de Jeanne Dubois.

Devant la tombe fraîchement creusée de son père, pilier de l' architecture parisienne, elle cherchait un répit, un instant pour laisser le chagrin l' envahir.

C' est alors, sous un cyprès assombri par l' humidité, que les voix basses de son fiancé Antoine Leclerc et de son puissant père la transpercèrent.

« Avec la disparition de Monsieur Dubois, sa société d'architecture ne nous est plus d'aucune utilité. Ton mariage avec Jeanne... »

Son souffle se coupa.

Puis, la voix d' Antoine, tranchante : « Je sais, papa. Je trouverai une excuse pour rompre. De toute façon, j'ai toujours préféré Sophie Moreau, l'héritière des parfums Moreau. C'est parfait. »

Les mots la frappèrent comme un coup-de-poing.

L' homme qu' elle aimait, auquel elle s' était vouée, la jetait tel un vulgaire outil usagé, pour une autre, superficielle et arrogante.

Un froid glacial, plus insidieux que la pluie, envahit son être.

Ses larmes cessèrent, remplacées par une lucidité amère : tout n' avait été que mensonge, qu' intérêt.

L' amour, les projets, tout était une façade.

De retour dans l' appartement familial, vide et froid, sa mère, Valérie, lui proposa une autre alliance : un mariage arrangé avec la famille Chevalier de Lyon.

Une alliance salvatrice, mais dénuée d' amour.

Jeanne, le cœur brisé mais l' esprit clair, sentit une force dure, froide et déterminée naître en elle.

Elle ne serait plus une victime.

Elle ne serait plus piétinée.

« J' accepte. » dit-elle à sa mère, le visage dénué d' émotion.

« Laissez Antoine m' escorter. »

Sa mère, choquée, balbutia : « Antoine ? Mais... il va rompre. Tu l'aimes toujours, n'est-ce pas ? »

Le sourire de Jeanne devint amer.

« Maman, je ne suis pas stupide. J'ai oublié celui qui ne me met pas dans son cœur. »

« C'est un honneur qu'il ne pourra pas refuser, surtout si la demande vient de l'Élysée. »

La douleur était toujours là, une braise sous les cendres.

Mais maintenant, elle était alimentée par une graine de vengeance qui germait, promettant de fleurir sur les ruines de sa trahison.

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“La pluie froide du Père-Lachaise lavait les larmes muettes de Jeanne Dubois. Devant la tombe fraîchement creusée de son père, pilier de l' architecture parisienne, elle cherchait un répit, un instant pour laisser le chagrin l' envahir. C' est alors, sous un cyprès assombri par l' humidité, que les voix basses de son fiancé Antoine Leclerc et de son puissant père la transpercèrent. « Avec la disparition de Monsieur Dubois, sa société d'architecture ne nous est plus d'aucune utilité. Ton mariage avec Jeanne... » Son souffle se coupa. Puis, la voix d' Antoine, tranchante : « Je sais, papa. Je trouverai une excuse pour rompre. De toute façon, j'ai toujours préféré Sophie Moreau, l'héritière des parfums Moreau. C'est parfait. » Les mots la frappèrent comme un coup-de-poing. L' homme qu' elle aimait, auquel elle s' était vouée, la jetait tel un vulgaire outil usagé, pour une autre, superficielle et arrogante. Un froid glacial, plus insidieux que la pluie, envahit son être. Ses larmes cessèrent, remplacées par une lucidité amère : tout n' avait été que mensonge, qu' intérêt. L' amour, les projets, tout était une façade. De retour dans l' appartement familial, vide et froid, sa mère, Valérie, lui proposa une autre alliance : un mariage arrangé avec la famille Chevalier de Lyon. Une alliance salvatrice, mais dénuée d' amour. Jeanne, le cœur brisé mais l' esprit clair, sentit une force dure, froide et déterminée naître en elle. Elle ne serait plus une victime. Elle ne serait plus piétinée. « J' accepte. » dit-elle à sa mère, le visage dénué d' émotion. « Laissez Antoine m' escorter. » Sa mère, choquée, balbutia : « Antoine ? Mais... il va rompre. Tu l'aimes toujours, n'est-ce pas ? » Le sourire de Jeanne devint amer. « Maman, je ne suis pas stupide. J'ai oublié celui qui ne me met pas dans son cœur. » « C'est un honneur qu'il ne pourra pas refuser, surtout si la demande vient de l'Élysée. » La douleur était toujours là, une braise sous les cendres. Mais maintenant, elle était alimentée par une graine de vengeance qui germait, promettant de fleurir sur les ruines de sa trahison.”
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Introduction

04/07/2025

2

Chapitre 1

04/07/2025

3

Chapitre 2

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4

Chapitre 3

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Chapitre 4

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6

Chapitre 5

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Chapitre 6

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Chapitre 7

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9

Chapitre 8

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Chapitre 9

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Chapitre 10

04/07/2025