La ballerine brisée se relève

La ballerine brisée se relève

Mira Bliss

5.0
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Les lumières de la scène m\'aveuglaient, et j\'étais Jeanne Dubois, la ballerine étoile, évoluant dans Giselle, quand un craquement horrible sous mon pied anéantit ma carrière. La douleur fulgurante de mes deux jambes brisées fut éclipsée par un verdict chirurgical impitoyable : paralysie, m\'enfermant dans une chambre d\'hôpital blanche, symbole de ma vie d' avant, désormais révolue. Mon fiancé, Pierre, et ma meilleure amie, Sophie, m' abandonnèrent, leurs regards fuyant mes jambes inertes, jusqu' à ce que Pierre me quitte pour Sophie, prononçant ces mots d' une cruauté insondable : « Ta vie est finie. Je ne peux pas sacrifier la mienne pour... ça. » Cette lâcheté venait s' ajouter à la trahison de celle que je considérais comme ma sœur de cœur. La pitié dans les yeux des autres me dégoûtait, et une question lancinante me hantait : comment une vie entière pouvait-elle s' effondrer en un instant, balayée par une chute et l' indifférence des miens ? Puis Antoine Moreau, le directeur du ballet, est apparu, me tirant de mon désespoir, me traitant comme l' étoile que j' étais, m' offrant un avenir et une bague. Quatre ans plus tard, alors enceinte de huit mois, son appel téléphonique à Sophie, les appelant « mon amour » et les mots glacials qu' il prononçait, « La pauvre idiote », révélèrent l' horrible vérité de son plan, conçu pour me briser et utiliser mon corps comme une simple couveuse. J'étais un utérus sur roues, et la seule question qui demeurait n' était pas comment me venger, mais quand j' allais leur faire payer.

Introduction

Les lumières de la scène m\'aveuglaient, et j\'étais Jeanne Dubois, la ballerine étoile, évoluant dans Giselle, quand un craquement horrible sous mon pied anéantit ma carrière.

La douleur fulgurante de mes deux jambes brisées fut éclipsée par un verdict chirurgical impitoyable : paralysie, m\'enfermant dans une chambre d\'hôpital blanche, symbole de ma vie d' avant, désormais révolue.

Mon fiancé, Pierre, et ma meilleure amie, Sophie, m' abandonnèrent, leurs regards fuyant mes jambes inertes, jusqu' à ce que Pierre me quitte pour Sophie, prononçant ces mots d' une cruauté insondable : « Ta vie est finie. Je ne peux pas sacrifier la mienne pour... ça. »

Cette lâcheté venait s' ajouter à la trahison de celle que je considérais comme ma sœur de cœur. La pitié dans les yeux des autres me dégoûtait, et une question lancinante me hantait : comment une vie entière pouvait-elle s' effondrer en un instant, balayée par une chute et l' indifférence des miens ?

Puis Antoine Moreau, le directeur du ballet, est apparu, me tirant de mon désespoir, me traitant comme l' étoile que j' étais, m' offrant un avenir et une bague. Quatre ans plus tard, alors enceinte de huit mois, son appel téléphonique à Sophie, les appelant « mon amour » et les mots glacials qu' il prononçait, « La pauvre idiote », révélèrent l' horrible vérité de son plan, conçu pour me briser et utiliser mon corps comme une simple couveuse.

J'étais un utérus sur roues, et la seule question qui demeurait n' était pas comment me venger, mais quand j' allais leur faire payer.

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J' étais là, représentant de mon entreprise lors d' un événement caritatif, serrant des mains et souriant poliment. Ma femme, Sophie, ma Sophie, était censée être en voyage d' affaires à Lyon. C' est du moins ce qu' elle m' avait dit. Jusqu' à ce que je la voie, de dos, dans cette même maison de retraite, sa silhouette et ses cheveux blonds, si reconnaissables, me glaçant le sang. Elle s' est retournée, mon cœur s' est arrêté : c' était elle, en tenue d' aide-soignante, niant me connaître devant mes collègues et prétendant s' appeler Julie. Le directeur la louait comme "un ange", "la belle-fille de Madame Bernard", une femme que je ne connaissais pas. Sous les yeux de tous, elle m' a tiré à l' écart, murmurant : « Jean-Luc, arrête, tu vas faire un scandale. Je t' expliquerai tout à la maison. » Le lendemain, de retour à la maison de retraite pour des explications, elle m' a accusé d' être "instable", incitant la directrice à appeler la police et me faisant passer pour l' agresseur. Mon patron, alerté, m' a mis à pied, détruisant ma carrière. Alors qu' elle simulait larmes et remords, m' expliquant qu' elle "jouait un rôle" pour "une vieille dame qui lui rappelait sa mère", j' ai voulu la croire. Mais le soulagement a fait place à l' horreur : non seulement la plainte n' avait pas été retirée, entraînant mon licenciement définitif, mais elle est rentrée avec une liasse de billets, parlant d' un "héritage inattendu" de Madame Bernard, et des cigarettes masculines inconnues dans son sac. Je me sentais stupide, trahi, et une rage froide commençait à m' envahir. J' ai fait semblant de sombrer dans l' ivresse du champagne qu' elle me servait, pour la piéger, pour enfin découvrir la vérité. Son téléphone oublié, un message d' « Antoine » : « J' arrive. Soit prête. J' ai pris les cigarettes que tu aimes. » Mon ancien rival, son amour de jeunesse, et la maison de retraite, nid de leur trahison. La "Madame Bernard" n' était autre que la mère d' Antoine : voilà leur plan machiavélique. Mais alors que j' appelais la police, une pensée bien plus sombre a germé, concernant l' accident de mon père.

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