Piégée par Ceux que J'Aimais

Piégée par Ceux que J'Aimais

Gavin

5.0
avis
23
Vues
11
Chapitres

La fumée m'étouffait, une douleur déchirante me vrillait les poumons alors que ma maison s'embrasait, consumant toute ma vie. Mon bras saignait, là où le couteau s'était enfoncé, mais la douleur physique n'était rien comparée à l'agonie de mon cœur. À travers les flammes, j'avais vu Marc, mon mari, s'effondrer dans la neige, avalé par la tempête alors qu'il cherchait de l'aide. Puis ma petite Léa, trois ans à peine, jetée par la fenêtre parce qu'elle pleurait trop. Et Chloé, ma fille adoptive, celle que j' avais arrachée à un orphelinat misérable et élevée comme ma propre chair, riait. Elle riait aux côtés de ses parents biologiques, ces vautours que j'avais stupidement accueillis dans ma maison pour la rassurer. Leurs rires se mêlaient au crépitement des flammes, un son horrible qui scellait mon destin. « C'est ta faute ! Tu nous as piégés ici ! » hurlait Chloé, le visage déformé par la haine. Ils ignoraient que leur minable village de vignerons avait été le premier enseveli, que je leur avais sauvé la vie. Une vie qu'ils utilisaient maintenant pour détruire la mienne. Dans l'obscurité glaciale de la cave, là où je m'étais retrouvée poussée, « Crève de faim, sale riche », j'avais ma dernière décision. J'ai mis le feu à ma propre maison, à mon propre tombeau, emportant tout avec moi. La chaleur est devenue insupportable, puis plus rien. Je me suis réveillée en sursaut, le corps trempé de sueur. J'étais dans mon lit, dans ma chambre parisienne, les draps frais contre ma peau. Pas de fumée, pas de sang, pas de cris. Juste le silence feutré. Dehors, le ciel était d'un blanc laiteux, et la radio annonçait une vague de froid sans précédent. Puis la porte de ma chambre s'est ouverte. Chloé est entrée, un plateau de petit-déjeuner à la main. « Maman, tu es réveillée ? Je t'ai apporté ton café. » Ses mots. Les mêmes mots. La même intonation faussement innocente. « Il fait si froid dehors. Je m'inquiète pour mes parents. » Mon sang s'est glacé. Elle voulait aller les voir, ou les faire venir. Je l'ai regardée, et je n'ai plus vu ma fille. J'ai vu le monstre qui avait ri pendant que mon mari mourait et que Léa gisait dans la neige. La fille à qui j'avais tout donné, tout offert. "S'il te plaît, maman. Je serai prudente. Ou alors... peut-être qu'on pourrait les faire venir ici ? Juste le temps que la vague de froid passe. On a tellement de place." Son corps contre le mien était une profanation. J'ai respiré profondément. « Bien sûr, ma chérie. C'est une excellente idée. » Au fond de ma cave, les bidons d'essence attendaient. Cette fois, ce ne serait pas mon tombeau, mais celui des autres.

Introduction

La fumée m'étouffait, une douleur déchirante me vrillait les poumons alors que ma maison s'embrasait, consumant toute ma vie.

Mon bras saignait, là où le couteau s'était enfoncé, mais la douleur physique n'était rien comparée à l'agonie de mon cœur.

À travers les flammes, j'avais vu Marc, mon mari, s'effondrer dans la neige, avalé par la tempête alors qu'il cherchait de l'aide.

Puis ma petite Léa, trois ans à peine, jetée par la fenêtre parce qu'elle pleurait trop.

Et Chloé, ma fille adoptive, celle que j' avais arrachée à un orphelinat misérable et élevée comme ma propre chair, riait.

Elle riait aux côtés de ses parents biologiques, ces vautours que j'avais stupidement accueillis dans ma maison pour la rassurer.

Leurs rires se mêlaient au crépitement des flammes, un son horrible qui scellait mon destin.

« C'est ta faute ! Tu nous as piégés ici ! » hurlait Chloé, le visage déformé par la haine.

Ils ignoraient que leur minable village de vignerons avait été le premier enseveli, que je leur avais sauvé la vie.

Une vie qu'ils utilisaient maintenant pour détruire la mienne.

Dans l'obscurité glaciale de la cave, là où je m'étais retrouvée poussée, « Crève de faim, sale riche », j'avais ma dernière décision.

J'ai mis le feu à ma propre maison, à mon propre tombeau, emportant tout avec moi.

La chaleur est devenue insupportable, puis plus rien.

Je me suis réveillée en sursaut, le corps trempé de sueur.

J'étais dans mon lit, dans ma chambre parisienne, les draps frais contre ma peau.

Pas de fumée, pas de sang, pas de cris.

Juste le silence feutré.

Dehors, le ciel était d'un blanc laiteux, et la radio annonçait une vague de froid sans précédent.

Puis la porte de ma chambre s'est ouverte.

Chloé est entrée, un plateau de petit-déjeuner à la main.

« Maman, tu es réveillée ? Je t'ai apporté ton café. »

Ses mots.

Les mêmes mots.

La même intonation faussement innocente.

« Il fait si froid dehors. Je m'inquiète pour mes parents. »

Mon sang s'est glacé.

Elle voulait aller les voir, ou les faire venir.

Je l'ai regardée, et je n'ai plus vu ma fille.

J'ai vu le monstre qui avait ri pendant que mon mari mourait et que Léa gisait dans la neige.

La fille à qui j'avais tout donné, tout offert.

"S'il te plaît, maman. Je serai prudente. Ou alors... peut-être qu'on pourrait les faire venir ici ? Juste le temps que la vague de froid passe. On a tellement de place."

Son corps contre le mien était une profanation.

J'ai respiré profondément.

« Bien sûr, ma chérie. C'est une excellente idée. »

Au fond de ma cave, les bidons d'essence attendaient.

Cette fois, ce ne serait pas mon tombeau, mais celui des autres.

Continuer

Autres livres par Gavin

Voir plus
Retour de Flamme: L'Amour Vengé

Retour de Flamme: L'Amour Vengé

Nouvelle

5.0

Les applaudissements résonnaient, l'odeur des parfums de luxe et la sueur froide se mêlaient sur la scène brillante. Chloé, ma sœur adoptive, tenait le trophée qui aurait dû être le mien, son sourire triomphant. Antoine, mon fiancé, lui tenait la main, évitant mon regard, tandis que Monsieur Leclerc, mon mentor, souriait avec une satisfaction paternelle. Sa voix, amplifiée, résonna: «Ma chère sœur, tu n'aurais pas dû voler la gloire des autres.» Les murmures du public s'intensifièrent: voleuse, plagiaire. Madame Dupont, notre mère adoptive, me regarda avec dégoût, scellant mon destin d'un simple hochement de tête. Ruine, réputation anéantie, reniée par la seule famille que j'avais connue. Tout ce pour quoi j'avais sacrifié ma santé, mon sommeil et m'étais endettée auprès de gens dangereux, venait de m'être arraché. La douleur était insoutenable, le monde bascula. Puis, la lumière douce du lilas pénétra mes paupières. Je me suis réveillée dans ma chambre d'enfance, mes mains lisses et reposées. Mon visage dans le miroir était jeune, sans les marques de l'anxiété. Madame Dupont apparut, annonçant la même phrase, le même défi qu'un an auparavant. Le choc laissa place à une prise de conscience glaçante: j'étais revenue, au jour où tout avait commencé. Chloé me regarda avec une fausse chaleur: «Amélie, tu as l'air pâle. Tu as mal dormi ?» Une haine pure et froide monta en moi. Le moment est venu.

La Revanche d'une Mère Abandonnée

La Revanche d'une Mère Abandonnée

Nouvelle

5.0

La première chose que j'ai sentie, c'est l'odeur âcre et épaisse de la fumée, alors que les flammes dansaient déjà le long des murs de notre appartement. La panique m'a saisie, une vague glaciale qui a balayé la chaleur de l' incendie. Mon cœur de femme enceinte de trois mois ne battait que pour mon bébé. « Marc ! » ai-je crié, ma voix rauque, suppliant mon mari de se réveiller. Ses yeux ont croisé les miens, une lueur de reconnaissance horrifiée éclairant son visage, comme s'il avait, lui aussi, « revécu » cette scène. Mais un autre cri a retenti dans le couloir : « Au secours ! Aidez-moi ! » C'était Sophie Leclerc, son ancienne flamme, celle qu'il regrettait de n'avoir pu « sauver » dans une autre vie. Le dilemme de Marc était visible. Il m'a regardée, moi, sa femme enceinte, puis la porte derrière laquelle Sophie criait. « Je dois la sauver », a-t-il dit d'une voix soudainement froide, dénuée de toute émotion. Sans un regard en arrière, il s'est précipité hors de la chambre, me laissant seule au milieu des flammes qui gagnaient du terrain. Pétrifiée, le cœur brisé, j'ai réalisé qu'il était prêt à me sacrifier, moi et notre enfant à naître, pour réparer son passé. La douleur physique des brûlures et la fumée n'étaient rien comparées à l'humiliation qui déchirait mon cœur. J'ai vu Marc sortir du bâtiment en courant, portant Sophie dans ses bras. Il l'a déposée en sécurité, lui caressant le visage, sans même se retourner pour voir si j'avais réussi à sortir. « Marc ! Et Jeanne ? Elle est encore à l'intérieur ! » a crié un de ses collègues. « Occupez-vous de Sophie d'abord ! Elle a inhalé beaucoup de fumée, elle est fragile ! » a-t-il répondu, un coup de poignard verbal qui a achevé de briser mon monde. Plus tard, sur le brancard de l'ambulance, il a ordonné : « Emmenez Sophie d'abord. C'est un ordre. » Ces mots, prononcés devant tout le monde, m'ont humiliée encore plus que les flammes. Pendant trois jours et trois nuits, Marc n'est pas venu me voir à l'hôpital, pas un appel, rien. Puis, il est apparu, non pas seul, mais avec Sophie, resplendissante, portant un panier de fruits exotiques. « Alors, tu as fini par te réveiller ? » m'a-t-il lancé, comme si j'étais une nuisance. Il a refusé de payer mes frais, me reprochant d'être à l'hôpital, de manquer de compréhension pour Sophie la traumatisée. Puis, Sophie a ajouté, avec un sourire triomphant : « Marc a trouvé un appartement pour moi juste à côté du vôtre. » Le choc m'a laissée sans voix. C'était une torture quotidienne qu'il m'imposait. J'ai fermé les yeux, épuisée, comprenant que toute discussion était inutile. En rentrant de l'hôpital, après avoir dû prendre un taxi, j'ai trouvé Marc et Sophie déjà chez nous, riant. « Sophie a faim. Prépare quelque chose de chaud pour elle », m'a-t-il ordonné, alors que j'étais à peine sortie de l'hôpital. La rage m'a submergée, mais je savais que crier ne servirait à rien. J'étais seule, sans ressources, piégée. Ce soir-là, dans le silence de la chambre glaciale, j'ai posé mes mains sur mon ventre. « Ne t'inquiète pas, mon bébé, » ai-je murmuré. « Maman va nous sortir de là. » Cinq mois. C'était le temps qu'il me restait avant le concours d'entrée à l'université. Ma seule porte de sortie. Je devais réussir. Pour moi. Pour mon enfant.

Inspirés de vos vus

Le Prince est une fille : Esclave captive d'un roi vicieux

Le Prince est une fille : Esclave captive d'un roi vicieux

Kiss Leilani
5.0

Ils ne savent pas que je suis une fille. Ils me regardent tous et voient un garçon. Un prince. Les gens de leur espèce achètent des humains comme moi pour assouvir leurs désirs lubriques. Et quand ils ont fait irruption dans notre royaume pour acheter ma sœur, je suis intervenue pour la protéger. Je les ai obligés à me prendre aussi. Le plan était de s'échapper avec ma sœur dès que nous en aurions l'occasion. Comment pouvais-je savoir que notre prison serait l'endroit le plus fortifié de leur royaume ? J'étais censée rester à l'écart. Celle dont ils n'avaient pas vraiment besoin. Celle qu'ils n'ont jamais voulu acheter. Mais voilà que la personne la plus importante de leur pays sauvage, leur impitoyable roi-bête, s'est intéressée au « joli petit prince ». Comment survivre dans ce royaume brutal, où tout le monde déteste nos semblables et n'a aucune pitié pour nous ? Et comment une personne, avec un secret comme le mien, peut-elle devenir une esclave de la luxure ? NOTE DE L'AUTEUR Il s'agit d'une romance noire, au contenu sombre et mature. Très bien noté 18+ Attendez-vous à des déclencheurs, attendez-vous à du hardcore. Si vous êtes un lecteur chevronné de ce genre, à la recherche de quelque chose de différent, prêt à y aller à l'aveuglette sans savoir à quoi s'attendre à chaque tournant, mais désireux d'en savoir plus de toute façon, alors plongez ! Par l'auteur du best-seller international : « L'esclave détestée du roi Alpha ».

Chapitres
Lire maintenant
Télécharger le livre