Le téléphone a sonné, déchirant le silence de la nuit, annonçant l'impensable : mon fils, Paul, victime d'un grave accident de la route. Je me suis précipité à l'hôpital, le cœur battant la chamade, l'esprit embrumé par l'angoisse. Mais en arrivant, un écran de télévision m'a violemment arraché à ma douleur. Là, Isabelle, ma femme, rayonnait de bonheur, la coupe de champagne à la main, riant aux éclats aux côtés d'un jeune homme, Lucas Leclerc, lors d'un vernissage exclusif. L'image même du succès et de la légèreté. Mon monde a basculé. Quelques heures plus tard, le chirurgien est sorti, son verdict froid anéantissant tout espoir : Paul était parti. Et sur l'écran, Isabelle, indifférente à notre tragédie, vantait le "talent exceptionnel" de Lucas, le fils de son amant Antoine, dont mon fils n'était qu'un esclave pour rembourser de fausses dettes. L'odeur de térébenthine de mon atelier s'est mêlée à celle de la trahison. Comment avait-elle pu me mentir, nous spolier, et sacrifier notre propre enfant sur l'autel de son ambition et de son amour secret ? La nausée m'a soulevé le cœur. Mais le rapport médical, révélant mon cancer en phase terminale, fut la goutte d'eau. Je ne pouvais plus reculer. Les dessins de Paul, ces œuvres ignorées par sa propre mère, étaient ma dernière chance de justice. Je savais ce que je devais faire en entendant son journal intime. Isabelle allait payer.
Le téléphone a sonné, déchirant le silence de la nuit, annonçant l'impensable : mon fils, Paul, victime d'un grave accident de la route. Je me suis précipité à l'hôpital, le cœur battant la chamade, l'esprit embrumé par l'angoisse.
Mais en arrivant, un écran de télévision m'a violemment arraché à ma douleur. Là, Isabelle, ma femme, rayonnait de bonheur, la coupe de champagne à la main, riant aux éclats aux côtés d'un jeune homme, Lucas Leclerc, lors d'un vernissage exclusif. L'image même du succès et de la légèreté.
Mon monde a basculé. Quelques heures plus tard, le chirurgien est sorti, son verdict froid anéantissant tout espoir : Paul était parti. Et sur l'écran, Isabelle, indifférente à notre tragédie, vantait le "talent exceptionnel" de Lucas, le fils de son amant Antoine, dont mon fils n'était qu'un esclave pour rembourser de fausses dettes.
L'odeur de térébenthine de mon atelier s'est mêlée à celle de la trahison. Comment avait-elle pu me mentir, nous spolier, et sacrifier notre propre enfant sur l'autel de son ambition et de son amour secret ? La nausée m'a soulevé le cœur.
Mais le rapport médical, révélant mon cancer en phase terminale, fut la goutte d'eau. Je ne pouvais plus reculer. Les dessins de Paul, ces œuvres ignorées par sa propre mère, étaient ma dernière chance de justice. Je savais ce que je devais faire en entendant son journal intime. Isabelle allait payer.
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