Ce qui nous sépare

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Iris et Léa se sont aimées profondément. Pourtant, les deux jeunes femmes vont devoir se battre pour vivre leur idylle au grand jour. Cependant, l'amour peut-il réellement vaincre toutes les difficultés ? Et si oui, reste-t-il intact ? À PROPOS DE L'AUTEUR Marie Roger s'inspire des différents problèmes et discriminations que connaît la société. Ce qui nous sépare est son deuxième roman.

Chapitre 1 Première partie

Le milieu social n'est qu'un monde d'apparences.

Marie-Claire Blais

I

Iris était une adolescente sacrément renfermée. Elle n'était pas timide, mais plutôt solitaire. Elle n'était pas non plus fragile, et avait même une personnalité assez forte. Beaucoup de principes, énormément de valeurs, une grande ouverture d'esprit et une loyauté à toute épreuve faisaient d'elle une fille dévouée, une amie extraordinaire et une auteure talentueuse. Elle était faite pour vivre de sa plume. Certes, la notoriété n'était pas encore au rendez-vous, mais elle en était sûre, c'était sa vocation.

Léa était tout le contraire. Elle avait beaucoup de copines, mais n'en aimait sincèrement aucune. Elle se servait d'elles seulement pour être une des filles les plus populaires du lycée. Elle avait également beaucoup de copains, qui rêvaient tous de devenir plus que ça, et beaucoup de petits amis qui auraient préféré rester de simples amis. Oui, elle rendait les garçons malheureux. Elle n'avait jamais aimé aucun d'entre eux. Elle les attirait, puis les jetait quand ils devenaient trop collants. Elle était très intelligente, mais jouait la niaise. Son rêve était d'ouvrir un ranch, mais une seule personne le savait. Léa jouait constamment le rôle de la fille superficielle.

***

Iris vivait dans un petit appartement avec son père. Sa mère était décédée d'un accident vasculaire cérébral quand elle avait dix ans. Depuis, Dan s'était complètement laissé aller en tant qu'homme, mais également en tant que père. Les journées chez la jeune fille se ressemblaient toutes : au réveil, papa était entouré de bouteilles de vin vides sur le canapé et quand elle revenait du lycée, papa buvait du vin sur le canapé. Le matin, elle lui préparait le repas du midi, lui lavait ses vêtements de la veille et faisait du ménage. Le soir, elle se servait dans le frigidaire puis ne sortait plus de sa chambre avant le lendemain, trop absorbée par les fictions qu'elle écrivait. Iris avait déjà tenté de parler de sa passion pour l'écriture à son père, mais il était comme mort. Plus rien ne circulait en lui, juste le sang coulant dans ses veines et qui le maintenait en vie. Rien ne l'intéressait, il était parti depuis longtemps, en même temps que Mona, sa femme

Léa était issue d'une famille aisée. Fred, son père, était kinésithérapeute. Jeanne, sa mère, était dentiste. C'était une famille en apparence très heureuse. Le couple se montrait régulièrement dans diverses mondanités, envoyait à tous leurs proches des photos de familles à Noël et accompagnait leur fille à tous ses cours de piano, mais ce qui n'était pas visible était le plus important : Fred et Jeanne ne dormaient plus ensemble depuis trois ans. Léa détestait son père d'avoir trompé sa mère et surtout, elle détestait le piano. Elle haïssait également sa mère qui lui refusait le droit de remonter sur un cheval depuis sa chute lorsqu'elle avait onze ans.

***

Les deux jeunes filles se connaissaient depuis qu'elles avaient sept ans. Mona adorait les chevaux et avait inscrit Iris à des cours. Dans le même centre équestre, Léa y prenait les siens depuis qu'elle avait appris à marcher. Le premier jour où Iris s'était rendue à la leçon, elle était tombée et s'était mise à pleurer de peur. Tous les autres enfants du cours s'étaient mis à rigoler d'elle. Ils avaient vite arrêté lorsque Léa s'était énervée et avait menacé tout le monde.

« Si vous n'arrêtez pas de rigoler, je demande à mon père d'acheter le centre, comme ça, je pourrais toutes vous interdire de revenir ! »

C'était ici, de cette manière, que leur amitié était née.

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