L'Ultime Revanche de la Bouc Émissaire
lène, celui que je n'avais jamais entendu dirigé vers moi. Mon cœur ressemblait à un morceau de papier froissé, jeté de côté. Cette nuit-là, j'ai déverrouillé le coffre-fort numé
rdée depuis l'écran lumineux,
amille de la Roche pendant des années. Elzéar de la Roche, le patriarche, avait apparemment désespérément tenté de les séparer, de maintenir l'image immaculée de la
ique, pour forcer la main de son grand-père. Il avait accepté son retour, mais à des conditions strictes : elle devait présenter une façade respectable, trouver une car
ot gentil, chaque regard patient, chaque contact doux d'Antoine n'était qu'une performance, un acte soigneusement orchestré pour apais
ceptation, j'avais été complètement et totalement utilisée. J'étais un accessoire dans l'histoire d'amour tordue de
u trottoir. Le chauffeur, un homme poli et costaud nommé Gus, a commencé à ouvrir la portière
confinée, pas maintenant. L'idée d'être piégée dans un véhicule en mouvement, même luxueux, a déclenché une nouv
tête. « Comme vous le souhaitez, Madame de la
incendie qui faisait rage en moi. J'avais juste besoin de bouger, de fuir la vérité suffocante. J'ai marché plus
lement dû m'arrêter, m'appuyant lourdement contre un mur de briques froides, haletante
iétude. « Madame de la Roche, vous êtes blessée. S'il vous pl
sauté dehors, son visage toujours pâle, mais ses yeux contenaient maintenant une inquiétude familière et distante pour m
me de la Roche a insisté », a expl
il examinait ma cheville. « On dirait une mauvaise entorse. Pourquoi n'as-tu p
demandé, ma voix à peine un murmure, épaisse
. Tu étais en sécurité avec Gus. » Son ton était méprisant. Il ne réalisait même pas la profonde
spoir se brisant en moi. « Je veux être seule, Antoi
tte, s'il te plaît. Laisse-moi au moins te ramene
contre la douleur. « Je veux marcher. » J'ai avancé en bo
r son front. « Antoine, mon chéri, vas-tu vraiment me laisser seule dans la voiture ? Après ce qui vient de se p
s'évaporant comme la rosée du matin. « Hélène, tu devrais rester dans
moi avec une lueur calculatrice. « Et Juliette semble assez... émotive. Peut-être vaut-il mieux que je rest
aitement la demoiselle en détresse, une manipulatrice de génie. Elle savait
ard fixé devant moi. Mon silence
lle ! Je crois que je me la suis tordue en sortant de la voiture. C'est juste une petite
ène, ça va ? Pourquoi n'as-tu rien dit ? » Sa voix était épaisse d'inquiétude, un contras
nt sur lui, sa tête reposant légèrement sur son épaule. « Just
x était clair. Son visage s'est durci de résolution. « Gus, ra
oi, Antoine ! J'ai peur ! Et si ces gens revenaient ? Je ne me sens pas
conde. « Hélène, Juliette est bless
uliette est si forte, elle peut prendre soin d'elle-même, n'est-ce pas ? » Elle m'a regardée, un sourire
s la distance. Une supplication silencieuse, une ex
ent un fardeau pour lui, tandis que sa fragilité fabriquée était un chant de
s, la portant facilement vers sa voiture. Elle s'est blottie contre sa poitrine, une image de délicate impu
oi. « Juliette, s'il te plaît, appelle Gus si tu as besoin de quoi que ce soit. Je revien
e là, seule, sur le trottoir froid, la douleur dans ma cheville reflétant la douleur dans mon cœur. La voiture de sécurité noire, Gus toujours à l'intérieur, a
rant son écharpe en cachemire coûteuse autour de ses épaules, un symbole de chaleur, de protection, de possession. Mon cœur s'est tordu. Cette écharpe, celle qu'il portait
ur le comptoir en marbre, se trouvait une trousse de premiers secours, soigneusement placée. À côté, une
Hélène, en appel vidéo avec Antoine, sa voix un murmure fragile. « Antoine, mon chéri, j'ai si soif. Pourrai
» La voix d'Antoine, habituellement si sè
loterait et apaiserait, l'homme qui sacrifierait n'importe quoi, mê
s auparavant. Ma main ne tremblait pas. Mon cœur ne me faisait pas mal. Il était en
est fini. » J'ai regardé le téléphone, sachant qu'il ne