“J'ai hissé mon mari, William, sur le trône de Parrain par intérim pour protéger mon héritage. Ce soir-là, dans son costume italien sur mesure, il jouait son rôle à la perfection devant le Tout-New York, se croyant le maître du monde. Mais le masque est tombé avec un bruit d'os contre le marbre. Quand le fils de sa maîtresse a violemment poussé notre fille Lily au sol, William ne s'est pas précipité pour la relever. Il a enjambé les larmes de sa propre chair et de son sang pour aller consoler le garçon qui l'avait blessée. Devant tous nos associés, il a humilié Lily, la traitant de « maladroite » tout en serrant sa maîtresse et son bâtard dans ses bras. Ce n'était pas seulement une humiliation conjugale, c'était un crachat sur le nom des Vitiello. En creusant, j'ai découvert que la pourriture allait bien plus loin : il saignait nos comptes pour financer le train de vie de sa putain, mettait en danger nos hommes par son incompétence, et préparait un dossier pour me faire interner afin de voler mon empire. Il pensait que mon silence était de la soumission. Il se croyait intouchable, ignorant qu'il n'était qu'une marionnette dont je tenais les fils depuis le début. Il a oublié que je ne suis pas juste une épouse délaissée, je suis la Reine qui lui a prêté sa couronne. J'ai ouvert le coffre-fort caché de mon père et sorti le grand livre noir des dettes de sang. J'ai composé le numéro de mon exécuteur le plus fidèle, le regard sec et le cœur glacé. « Marco, il est temps de nettoyer la maison. »”