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L'Horloger de la Place

Chapitre 2 

Nombre de mots : 763    |    Mis à jour : 30/06/2025

r, sa seule famille. La petite horlogerie était notre refuge, un monde hors du temps rempli du tic-tac rassurant des montres et de l' odeur de l' huile

père racontait sur les clients. Il y avait la vieille dame qui apportait la montre de son mari décédé à la guerre, juste pour entendre son cœur battre à nouveau. Il

es pour l' endormir. Je veillais sur lui comme la prunelle de mes yeux. La boutique nous permettait de vivre modestement.

ille. Son visage était marqué par la douleur, mais il ne se plaignait pas. Il me faisait confiance. Cette confiance était

n réalité, ils voulaient tout raser. Notre petite rue, avec ses artisans et ses commerces familiaux, n' avait pas sa place dans leur monde de verre et d' acier. Ils o

le trahir une seconde fois. Léo était encore plus intransigeant que moi. Il avait le feu de la jeunesse, une foi inébranlable en la just

étaient rythmées par le travail minutieux, les sourires des clients satisfaits, les rires de

réparais les montres avec une concentration féroce, chaque geste était un acte de défi. Les clients fidèles passaient, ils me demandaient des nouvelles de Léo, ils m'

les options légales. La police, les avocats, tout le monde était soit corrompu, soit impuissant.

l n' a pas protesté. Il a juste hoché

à faire, Camille.

mais je savais que nous ne pouvions plus reculer. J' ai glissé la montre de poche de mon père dans ma poche, son poids fro

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L'Horloger de la Place
“Le claquement sec de la porte marqua la fin d'une longue journée, une routine brisée par un silence inhabituel. Habituellement, à cette heure, la maison résonnait du tic-tac de l'horloge, des rires de Léo, ou de la musique de son adolescence. Mais ce soir, une lueur inquiétante s'échappait de sa chambre, et des murmures étouffés glacèrent mon sang. J' ai poussé la porte, et l'horreur m'a saisie : Léo, mon petit frère, gisait sur le sol, pâle, en sueur, une tache de sang s'étalant sous sa jambe brisée. Les promoteurs. Encore eux. Ces hommes sans scrupules, avides de raser notre héritage, la petite horlogerie de notre père, pour y bâtir leur empire de verre et d' acier. J'ai tenté de le rassurer, de lui promettre que tout irait bien, des mots creux qui s'échappaient de mes lèvres tremblantes. Mais comment se battre quand la police refuse votre plainte, quand les avocats se détournent, et que ceux qui vous ont brisé la vie viennent rire de votre misère ? J'étais seule, terrifiée, mes espoirs s'écrasant comme le verre de la montre de mon père que l'un d'eux, avec un sourire cruel, osa piétiner devant mes yeux. Ce symbole brisé, ce dernier lien tangible avec la force de mon père, m'avait anéantie. Mais au moment où je m'écroulais au sol, aveuglée par les larmes de rage et de désespoir, les portes de l'Hôtel de Ville s'ouvrirent en grand.”
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