À la merci du loup
uissements ténus des feuillages et les appels lointains des créatures nocturnes troublaient l'immobilité du lie
r, ses sens en éveil. Chaque fibre de son être était en alerte, tendue vers cette présence qu'il percevait à la lisière d
a se
out. Un effluve de peur flottait autour de cette odeur, subtil, mais bien réel. Il s'en impré
ine ét
t rien à voir avec le chaos des cités humaines, avec le tumulte artificiel du monde
arrêt
ient en mèches désordonnées autour de son visage, son souffle rapide formait de légers nuages blancs dans l'air noct
as besoin de voir clairement son visage pour savoir qu'elle était différe
ceptible lui par
e sentait qu'elle n'était pas seule. Son corps entier était tendu, prêt à fuir, mai
resque si
int son
le chaud care
prit. Tr
peau, rugueuse et brûlante, fit naître un frisson de terreur qui se logea dans son ventre. Les yeux d'Elyna cherchèrent autour d
es pas
porté par le vent. Mais chaque mot frappait
l'humain. La silhouette se découpait dans la lumière de la lune, massive, imposante. Ses traits étaient d
-elle, mais sa voix se perdit pres
, chaque vibration d'inquiétude dans son être. Un instant, il se figea, comme s'il avait détecté quelque chose qu'i
de autour d'elle, cette oppression qui semblait s'intensifier à chaque seconde. Elle n'était pas une simple intruse ici. Il
it-il enfin, sa voix plus bas
on un rappel brutal de sa fragilité. Tout en elle lui hurlait de fuir, mais
ans une brume de confusion et de terreur. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui s
ant comme un prédateur examine sa proie avant de faire le dernier mou
mots comme un poids qui s'abattait sur elle. "Tu n'as pas été
u'est-ce qu'il vou
une force qui la fit chanceler. L'air autour d'eux semblait se densifier, comme une pression invisible qui écrasait t
e," dit-il, chaque mot pesant. "Et maintenan
i lui ? Pourquoi ici ? Quel secret cachait-il dans ses yeux glacés et son silence menaçant ? Mais el
lpha résonnaient en elle, en elle et en son âme, comme une sentence qu'elle ne pourrait é
ndre à vivre avec cette
ixés sur lui, incapable de détacher son regard de cette silhouette imposante, de cette aura qui semblait avaler la lumière autour d'eux. La forêt éta
ond de son être, lui hurlait de fuir, de courir aussi loin que possible, mais ses jambes refusaient de la porter. Tout en elle é
rd. Ce regard comme un puits sans fond. Elle avait l'impression que son âme elle-même était sond
mprendre quelque chose qu'il n'arrivait pas à saisir. "Tu n'es pas comme les autres hu
tait nue sous ce regard, plus fragile que jamais. "Je... je ne sais pas de quoi vous parlez," souffla-t-elle enfin, ses mo
ague qu'elle ne pouvait ignorer. C'était un pouvoir ancien, profond, qui paraissait imprégner l'air même autour d'eux. Il ne
chante, comme s'il décidait de quelque chose en son for intérieur. "Cette f
ituelle. Que voulait-il dire par là ? Pourquoi elle ? Elle n'était qu'une jeu
vement, son dos heurtant un arbre. "Que voulez-vous de moi ?"
ompre
s semblait résonner avec une force surnaturelle. Elyna se sentit capturée dans une toile invisible, incapable d
c une intensité qui la paralysait. "Il y a quelque chose en toi que je d
re ce qu'il attendait d'elle. Mais les paroles de Kael semblaient la noyer dans une mer de confusion. Comment a
un geste fluide, il tendit la main vers elle. Elle resta figée, hésitant entre la peur et une curiosité naissante. "Tu es pe
ce qu'il voulait dire, ni ce qu'il attendait d'elle, mais une chose était certaine : elle ne pourrait pas repartir maintenant. Pas sans répondre à cette question qu'il lui av
d'accepter ce que la forêt et cet homme étrange lui réservaient. Quoi qu'il en soit, elle ne pourrait pas revenir en arrièr