Les échos du passé
1 : L'Éch
r du soleil. L'air était frais, porteur de cette humidité typique de la ville après une pluie, mais rien de tout cela ne parvenait à apaiser l'agitat
lou. Depuis des semaines, son cœur battait en décalé, comme un métronome détraqué. Elle n'arrivait plus à trouver sa place, entre le présent qu'elle voulait fuir et le passé qui ne cessait de la rattrap
p de klaxon, la fit sursauter. Elle tourna la tête vers la rue, et là, sur le trottoir, il était là. Enzo. Il passait par hasard, ou peut-être était-ce le destin. Son regard se croisa ave
rende compte vers la porte d'entrée. Elle le rejoignit en bas de l'immeuble, ses mains tremblant légèrement. Enzo se tenait là,
, sa voix brisée pa
mment ça va". Tout était trop lourd, trop complexe pour être réduit à des banalités. Il fit un pas en ava
nt. Pour tout. Mais tu sais, je n
tester, l'oublier, effacer ce qu'il représentait. Mais il était là, présent et vivable dans
n silencieuse, une tentative de renouer, de réparer ce qui semblait irréparable. Léa la fixa quelques sec
e, dit-elle, la voix r
lange de soulagement et de regret. Ce n'était pas le moment. Pas encore. Pas pour reviv
e savait, au fond d'elle, que rien ne serait jamais vraiment oublié. Enzo avait laissé une trace indél
t. L'heure était venue de tout remettre en question, de prendre une décision, d'affronter cet
mandait parfois si ce qu'elle était devenue lui ressemblait encore. Ce soir, elle était plus que jamais consciente que la rencontre avec Enzo, aussi brève
le voulait tourner la page, mais une part d'elle, secrète et fragile, désirait encore tourner ce chapitre. Peut-être q
: Les Cendr
bien. Le monde semblait vouloir continuer, sans tenir compte des tourments intérieurs qui la dévoraient encore. Elle se rendit à la fenêtre, l'esprit
. Elle enfila un pantalon noir et une chemise blanche, jetant un dernier coup d'œil au miroir. La femme qui lui renvoyait son image semblait étrangem
a versait du café dans une tasse. Clara la regarda de loin, un regard qui n'avait
en, n'est-ce pas ? demanda Clara, ses
lara. Depuis qu'elles étaient enfants, Clara avait cette capacité étrange à lire en elle comme dans
le regard perdu dans le liq
cher la tête, son regard se durcissant légèrement, c
Comment t
ofondément ava
ir en arrière. Et pourtant, je... je me sens encore attirée par lui. Je suis folle, Clara. Je l'ai rejeté hier, mais
r, puis se rapprocha d'elle, p
ses. Mais il faut que tu prennes du recul. Pas seulement par rapport à lui, mais aussi par rapport à toi-même. Ce n'est pas en te tor
murs autour d'elle, érigé des barrières pour ne pas être blessée à nouveau. Mais ces murs, elle commençait à en avoir marre
resque brisée. Peur de souffrir encore. Peur de me lais
it pas de solutions faciles. Mais elle aussi, elle avait vu la lumière dans les yeux de Léa
pas de vivre. Tu n'as pas à être une autre personne pour qu'il te
vrir dans sa tête. Peut-être que le temps, effectivement, était la seule réponse. Mais elle savait aussi qu'elle ne pouvait plus se cac
e ne pouvait expliquer. Ses pensées se tournaient sans cesse vers Enzo, vers ce qu'ils avaient été, et vers ce qu'ils auraient pu être. E
sa Mathis, un camarade de classe qu'elle connaissait depuis quelq
Léa. Tu v
nsées, par ce retour incessant à la réalité. Mais Mathis, avec son sourire un peu trop charmant et ses a
aissait place au doute. Rien d'important. Rien qui puisse effacer la trace d'Enzo. Se
table question était ailleurs. Elle devait d'abord comprendre ce qu'elle avait à résoudre en elle-même avant de pouvoir
n de te par
an, les mains trem