Marié pour les ambitions de mon père
s sur les œuvres exposées. Elle pouvait sentir le poids de leurs regards, l'attente d'une performance réussie. Le parfum des invités, les éclats d
ne soirée absolument re
ans trop l'écouter. Polie, elle se contenta de quelques réponses vagues, son regard cherchant désespérément une silhouette. Elle savait qu
e. Grand, élégant, son costume noir tombait parfaitement sur ses épaules carrées, et son regard était aussi intense que dans les photos qu'ell
Elle voulait à tout prix garder son calme, ne pas laisser transparaître l'agitation qu'il faisait naître en elle. Lorsqu'elle fut suffisamm
exercice académique qu'une véritabl
rprise par son ton direct, haussa un sourcil, piquée au vif. Elle reconnaissait le tableau en ques
e de critique, répliqua-t-elle avec un sourire espiègle. Mais pe
sourire naquit sur ses lèvres, un sourire qui dénotait une certaine admiration, ou peut-êt
ticulier pour cette peinture ? demand
s académiques, répondit-elle calmement, refusant de céder à son jeu. Et parfois, cet exercice, comme vous dites,
appréciait cette réplique inattendue, cette audace dissimulée derrière son apparente douceur.
le sien. Je n'avais pas imaginé que quelqu'un ici puisse compr
entre eux, comme si ces quelques échanges leur permett
, de plus électrique. Élodie, surprise par cette intensité qui se développait entre eux, ressentait la tension croître à chaque regard, chaque inflexion de
ils avaient construite en un instant. Ses traits se durcirent, son regard se détourna, comme si quelque chose en lui avait changé, comme si
ête, M. Rousseau, dit-elle d'une voix qui tr
bles. Puis, sans un mot de plus, il lui adressa un léger signe de tête, un sourire à peine esquissé, avant
udaine, ce revirement qu'elle ne comprenait pas ? La tension de leur échange était palpable, elle en était certa
es, lui donnaient un air de prédatrice élégante. Ses yeux, fixés sur Élodie, trahissaient une curiosité teintée d'animosité, comme si elle jugeait chaque mouvement, chaque parole échangée entre ell
e du cercle intime de Gabriel ? Élodie devina en observant son allure et son expression que cette femme n'était pas une simple spectatrice. L'élégance féline
tion qu'elle avait de demeurer professionnelle. Mais même en retournant aux discussions polies et aux sourires de façade, ses pensées ne cessai
lui semblait désormais teinté de cette rencontre, de cette tension latente entre Gabriel et
. Les invités, satisfaits de la qualité des œuvres et de l'organisation impeccable, commençaient à se disperser, certains échangeant des dernières salutations polies tandis que d'autres s'attardaient, absorbés d
ressaisir, un des serveurs s
seau aimerait vous voir dans le sal
ion, la laissant avec une curiosité frémissante et une frustration presque palpable. Cette invitation soudaine, en cette fin de soirée, ranima e
privé. L'angoisse qui nouait son estomac ne l'empêchait pas d'avancer, bien au contraire ; elle était comme poussée par une forc
écorée d'œuvres de maîtres classiques soigneusement sélectionnées, et Gabriel l'attendait là, appuyé contre un meuble ancien. Le regard calme
n de sous-entendus, comme si ce simple mouvement des
our l'exposition. Une soirée absolument magnifique
touche, répondit-elle, un sourire
dire cela, un simple compliment qui aurait pu être murmuré en passan