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LA BEAUTÉ DU MAL

LA BEAUTÉ DU MAL

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Chapitre 1 1

Nombre de mots : 2432    |    Mis à jour : 02/01/2024

el, il blasphème et se bat avec les anges ; sur la terre, il se sert de l'homme « comme d'un cheval qu'il pique et

pour les magiciens des hosties dans les calices, des os dans les cercueils. Les saints en ont peur, Dieu s'en défie. Le grimoire enseigne comment on l'évoque, le rituel comment on le chasse. L'église le maudi

n, non pour lui demander, comme les sorciers, le bonheur, la science, l'amour sans inquiétude et sans larmes, tout ce que l'homme poursuit sans l'atteindre, mais simplement pour le prier de nous conter son histoire, h

d'un rayon de la matière et de la méchanceté. Dans la Judée, au temps de saint Jérôme, les uns lui donnent pour père Léviathan, le grand dragon de la mer ; les autres le chef des anges qui s'unirent avec les filles des hommes avant le déluge. Selon saint Augustin, Dieu aurait créé les bons et les mauvais esprits comme un poète qui, pour relever les beautés de son œuvre, y sème les antithèses ; cependant, si grandes que soient l'autorité de l'évêque d'Hippone et sa pénétration dans ce qui touche les mystères, il est

ouveraine puissance, en lui refusant, comme des vassaux révoltés, l'acte de foi et d'hommage. Ils tombèrent par la concupiscence en demandant aux filles des hommes des caresses et des volup

ombreux témoignages de ceux qui l'ont vu, il est presque impossible de donner de sa personne un signalement exact. Est-ce une intelligence servie par des organes ? Est-ce un corps ou un esprit ? Ce n'est pas un esprit, car, suivant la définition de l'école, un esprit, c'e

ours, par impuissance du mal peut-être, mais qu'importe ? Satan seul persiste dans son immuable perversité. Il voudrait se consoler de ses remords par les joies que les méchans cherchent dans le mal, et ces joies perverses ne laissent en lui que l'amertume

ns démons. Mais nous avons quelques indices. Plus que l'apparence réelle du Diable, la B

aals et Astartés (ils peuvent prendre une apparence masculine ou féminine), reconnus par les homm

agon » et un « serpent ». Mais que se passera t'il si le diable revêtait une forme humaine, s'installait sur la terre dans une belle petite ville africaine et finissait p

la douane camerounaise dans laquelle j'exerçais depuis déjà plusieurs années ; j'étais là à attendre le taxi qui aura la gentillesse de me déposer chez moi après une journée de travail des plus pénibles. Ça faisait déjà une bonne dizaine de minutes que j'étais là, scotchée au bord d

is je décidément agacé par cette pluie

je me réjouissais déjà qu'elle se soit enfin calmé po

il se mit à pleuvoir abondamment ne me laissant p

me en regardant autour de moi s'il n'y avait pas un endroit

n sac à main également. J'étais désespérée lorsque je me rendis compte que la pluie ne m'atteignait plus. Au dessus de ma tête j'avais une forme, un paraplu

her avec un parapluie en saison des

e ! Répondis

e fus transportée dans un univers que je n'avais jamais exploré. J'avais perdu l'équilibre mais très vite il s'était empressé de m'attraper par les hanche avant que je ne tombes. Nous avions gardé cette même position à nous regarder dans les yeux avec les couleurs de l'amou

i tu veux bien ! Me proposa t'il gentiment

peux accepter votre propositi

le Satanas. Se présent

Lui demandais je

atan sauf que

uoique ça sort de l'o

/Andrea Kevin/Kevine alors que je suis sûr d'être le seul à por

re heureux de

u monde je ne voudrais le changer. Il me convient et reflète parfaitem

ari

ard

Je m'appe

fils à Dieu ? Demand

t pour ton invitation c'est un oui. Je

iquais mon domicile et il se chargea de m'y conduire dans un silence de cimetières. Une fois devant mon appartement, je lui avais propo

s entrain de siroter not

Tu croi

mes, mon père mon roi mon protecteur. Sa présence me rassure. Rép

se qui m'amène à me demander si tu l'as

hommes, à ses prophètes et se sont ses hommes et femmes qui nous ont parlé de lui et

bib

ne nouvelle et d'espoir pour q

fil

ur. Son nom est au dessus de tout autre nom et Dieu l'a

parler plutôt de toi... je préfère m'intéresser à se qui est sous mes yeux

son existence est le saint livre écrit par des hommes qui ont vécu des

juste de corrompre un très grand nombre de personnes et les pousser à nous adorer

compte de se

es dogmatiques refusent d'accepter.

a alors pour ne pas plonger dans un débat sans fin

u me parl

celui qui fut et qui sera aussi

emment. Si tu ne veux rien me dire sur t

longtemps avec toi mais hélas je dois m'en aller. J'ai une affaire des plu

i à demain 17h

on appartement à repenser à cette soirée bizarre ; je dirais même très bizarre. J'avais hâte de revoir mon bel inconnu. Aus

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LA BEAUTÉ DU MAL
LA BEAUTÉ DU MAL
“Quel est donc cet esprit de ténèbres, homme, serpent ou dragon, qui plane à tous les horizons du passé ? Dans le ciel, il blasphème et se bat avec les anges ; sur la terre, il se sert de l'homme « comme d'un cheval qu'il pique et monte à sa volonté ; » il l'afflige, le tourmente, l'excite au péché, et, dans l'abîme, il le punit d'avoir péché. Il habite, avec les juifs, les carrefours tortueux des villes sombres du moyen-âge ; il se perche, comme les hiboux, sur les toits aigus des couvens, se glisse, la nuit, dans la cellule des nonnes, et va voler pour les magiciens des hosties dans les calices, des os dans les cercueils. Les saints en ont peur, Dieu s'en défie. Le grimoire enseigne comment on l'évoque, le rituel comment on le chasse. L'église le maudit, la sorcellerie l'adore. Cet esprit de ténèbres, c'est le démon de la théologie, le diable du conte monacal et de la tradition populaire. Le moyen-âge avait trop peur du diable pour en parler raisonnablement. Pour nous, qui ne sommes ni obsédés, ni possédés (et c'est sans doute, hélas ! le seul avantage que nous ayons sur les moines et sur les saints), nous trouverons peut-être quelque intérêt à faire apparaître Satan, non pour lui demander, comme les sorciers, le bonheur, la science, l'amour sans inquiétude et sans larmes, tout ce que l'homme poursuit sans l'atteindre, mais simplement pour le prier de nous conter son histoire, histoire multiple et difficile, qui remonte à la source même des jours, sombre biographie d'un fantôme qu'il faut reconstituer d'après des rêves. Il s'agit d'une biographie, éclaircissons d'abord le mystère des origines. L'Écriture, qui parle souvent du diable, ne dit pas quand et pourquoi l'auteur des choses l'a tiré du néant. Dieu, qui le nomme et le maudit par la voix de ses prophètes, se tait sur son âge ; mais, quand Dieu se tait, l'homme veut deviner encore. Aux premiers siècles de l'église, le manichéen Bardesanes, s'inspirant des traditions du dualisme, élève le diable jusqu'à l'idée de cause, et il en fait une sorte d'être en soi qu'il oppose au principe du bien. Priscillien le fait naître du chaos et des ténèbres ; Tatien, d'un rayon de la matière et de la méchanceté. Dans la Judée, au temps de saint Jérôme, les uns lui donnent pour père Léviathan, le grand dragon de la mer ; les autres le chef des anges qui s'unirent avec les filles des hommes avant le déluge. Selon saint Augustin, Dieu aurait créé les bons et les mauvais esprits comme un poète qui, pour relever les beautés de son œuvre, y sème les antithèses ; cependant, si grandes que soient l'autorité de l'évêque d'Hippone et sa pénétration dans ce qui touche les mystères, il est peu probable que l'éternel artiste qui a fait ce monde y ait introduit le mal par une fantaisie de rhéteur. Selon la tradition dogmatique, Satan et ses anges, innocents et purs dans l'origine, appartenaient à cette classe d'intelligences supérieures qui étaient comme les prémices de la création. Ils habitaient les régions de la lumière et de la sérénité, et Dieu les avait initiés aux secrets de sa sagesse, mais ils ne tardèrent point à déchoir de leur rang suprême en cédant aux inspirations d'une volonté mauvaise. Ils tombèrent par l'orgueil et la concupiscence : par l'orgueil, en cherchant à s'élever d'eux-mêmes, et sans le secours de la grâce, à l'éternelle béatitude, en disputant à Dieu la souveraine puissance, en lui refusant, comme des vassaux révoltés, l'acte de foi et d'hommage. Ils tombèrent par la concupiscence en demandant aux filles des hommes des caresses et des voluptés que de purs esprits ne doivent pas connaître. Dieu, pour les punir, les bannit de sa présence en les maudissant, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel, comme le dit saint Jean. Le diable, ainsi que l'homme, n'est donc qu'une créature déchue. A dater de sa chute, il commence sur la terre une vie nouvelle et désolée, et dans le séjour de son éternel exil, il s'enveloppe de tant d'ombre et de mystère, que, malgré ses fréquentes apparitions et les nombreux témoignages de ceux qui l'ont vu, il est presque impossible de donner de sa personne un signalement exact. Est-ce une intelligence servie par des organes ? Est-ce un corps ou un esprit ? Ce n'est pas un esprit, car, suivant la définition de l'école, un esprit, c'est ce que l'œil ne peut voir, ce que l'oreille ne peut entendre. Or, on voit le diable, on l'entend, il parle. Ce n'est pas un corps, car on ne peut le saisir sous une forme tangible, et il franchit les distances avec la rapidité de la pensée. C'est un être indéfinissable.”
1 Chapitre 1 12 Chapitre 2 23 Chapitre 3 34 Chapitre 4 45 Chapitre 5 56 Chapitre 6 67 Chapitre 7 78 Chapitre 8 89 Chapitre 9 910 Chapitre 10 1011 Chapitre 11 1112 Chapitre 12 1213 Chapitre 13 1314 Chapitre 14 1415 Chapitre 15 1516 Chapitre 16 1617 Chapitre 17 1718 Chapitre 18 1819 Chapitre 19 1920 Chapitre 20 2021 Chapitre 21 2122 Chapitre 22 2223 Chapitre 23 2324 Chapitre 24 2425 Chapitre 25 2526 Chapitre 26 2627 Chapitre 27 27