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Ça fait plus de trente minutes que je suis coincé sur cette voie. Et pourquoi ? Parce que mon grand-père désire me parler. A cette heure de la journée il y a un truc de fou en circulation. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que cette discussion ne va pas me plaire. Le ton qu'il a employé pour me demander de rentrer plus vite aujourd'hui m'a fait un peu peur,je l'avoue. Je le connais c'est un homme qui malgré son âge sait toujours s'imposer.
C'est le seul homme qui arrive toujours à me ramener sur le chemin lorsque je détaille. J'ai peur de sa colère et donc j'évite de faire des choses qui vont l'irriter. Et c'est aussi la seule famille qui me reste. Je n'ai plus aucun parent. Il me reste juste le père de mon défunt géniteur.
Il n'est que 18h et je dois déjà rejoindre mon domicile. Si ce n'est à cause de cet entretien,je serai sûrement en route pour rejoindre mes amis dans un snack. Merde,ce vieux gâche toujours tout.
Après des minutes d'attente interminable, la voie s'est enfin dégagée et nous avons pu passer. J'ai encore roulé quelques minutes et je suis enfin arrivée chez moi.
Je suis ivoirien. J'habite à Abidjan et je vis seul comme tout grand garçon de mon âge. Au début je ne voulais pas que mon grand père sache où j'habite mais c'était le connaître très mal. A moins de quelques semaines de mon aménagement dans cette maison, il a pointé le bout de son nez. Je ne veux pas du tout savoir comment il a fait pour se retrouver ici. Il sait tout ce dont il a besoin.
J'entre dans la cour et je gare la voiture. Je descends et je me dirige vers le salon.
Je me déshabille et je prends une douche rapide,ensuite je me dirige vers la cuisine. J'ai envie de me taper un bon jus très frais.
Devant ma télé pour savourer le contenu de mon verre, j'entends une voiture klaxonner. Je sors voir qui ça peut bien être et je me rends compte que c'est mon grand-père. Je pars lui ouvrir le portail et il se gare près de ma voiture.
Toujours avec son air serein et sûr de lui, il descend de sa voiture.
Malgré qu'il ait 70 ans, il prend toujours le soin de bien s'habiller et aussi de se parfumer. Il ne fait pas son âge. A le voir vous lui donnerez sûrement la cinquantaine.
Il me dévisage et entre dans mon salon sans m'adresser la parole. J'entre après lui. Je trouve qu'il est déjà confortablement installé sur une de mes canapés. Souvent il me sort par tous les orifices mais je n'y peux rien.
Je le salue et je lui sers à boire. Ensuite je prends place à côté de lui.
Il me snobe et allume la télévision.
J'attends toujours qu'il me parle de sa venue ici mais il n'a pas l'air d'une personne qui veut vite en finir. Il prend tout son temps.
Mon grand-père est à la tête de plusieurs multinationales ici au pays et quand je le vois je repense à mon père et ça me fait penser à cette époque douloureuse de ma vie.
Il a toujours pris soin de moi depuis la perte de mes deux géniteurs et je m'en suis pleinement reconnaissant même si j'avoue que parfois c'est pas la mer à boire entre nous.. Nathan KONAN, c'est le nom de mon grand père et moi je suis, Arnold KONAN.
Il vide d'un trait le contenu de son verre et le dépose sur la table avant de m'accorder de l'attention.
-Nathan KONAN: Merci d'avoir honoré mon invitation. Merci d'être rentrée plus tôt aujourd'hui juste pour m'écouter.
-Arnold KONAN:Hmm. Ce n'est pas comme si j'avais le choix
-Nathan KONAN :Bien. Tu n'as toujours pas réfléchi à notre dernière discussion ?
-Arnold KONAN : Papi on ne va pas revenir sur ça. Je t'ai donné une réponse et tu m'as promis de me laisser tranquille avec cette histoire..
-Nathan KONAN : je t'ai promis de te laisser tranquille si seulement tu te comportait bien. Mais je vois que ce n'est pas le cas. Tu continues à fréquenter ces snacks. Tu es toujours dans ces boîtes de nuit. Tu changes les partenaires comme si c'était des jouets. Tu appelles ça bien te comporter toi ?
-Arnold KONAN : Je fais ce que tout jeune de mon âge ferait. Et je crois que tu devrais arrêter de me mettre la pression avec cette histoire. Je ne suis pas prêt à me marier ni à fonder un foyer. Je n'ai pas la tête à ça. Et au cas où il serait temps pour moi de le faire je crois bien que je prendrai cette décision seule. Je te rappelle que j'ai eu trente ans la semaine passée. Putain.
-Nathan KONAN: Tu baisses d'un ton quand tu me parles. Je ne suis pas ton égal. Tu as trente ans et tu n'arrives toujours pas à fonder un foyer ? Tu ne penses que tu devrais avoir déjà une femme et des enfants ? C'est à quoi tu joues enfin?
-Arnold KONAN: Je ne me suis pas encore décidé.
-Nathan KONAN : Tes égaux ont déjà des femmes et des enfants.
-Arnold KONAN: Il y a aussi mes égaux qui sont à la tombe.. tu n'en parles pas ?
-Nathan KONAN :Tu peux les y rejoindre si tu veux. Mais tant que tu feras partie du monde des vivants tu te conformeras aux règles. Et si tu ne veux pas te décider, alors je crois que je vais t'aider.
-Arnold KONAN: Ne pense même pas à mettre cette idée en exécution. Je ne me marierai jamais de force. Je ne le ferai jamais. JAMAIS.
-Nathan KONAN : je pense que cette discussion à déjà assez duré. Je ne suis pas venu ici pour discuter avec toi. Avant de mourir, ton père m'a donné des directives. Quand tu auras la trentaine je dois te faire signer des documents. Tu dois être propriétaire de plusieurs multinationales et aussi entrer en possession de ton héritage. Il y a aussi d'autres privilèges dont tu dois jouir en tant que seul héritier de Didier KONAN,ton défunt père. Et je te jure que si dans un délai d'un mois tu ne te maries pas tu peux oublier tout ce que je viens de citer. Je ne peux pas permettre à un irresponsable de diriger des entreprises.
-Arnold KONAN : tu es sérieux ? Tu fais du chantage maintenant ? Mais tu t'entends parler à la fin? C'est mon DROIT. Je te rappelle.
-Nathan KONAN : oui mais tu devras te conformer à ma volonté si tu veux que je te laisse signer ces papiers.
-Arnold KONAN : et puisqu'on y est pourquoi ne m'impose tu pas en même temps la fille que je dois épouser ? Tél le dictateur que tu es.
-Nathan KONAN : Bien. Je n'y trouve aucun inconvénient. Et je ne te permettrait pas de revenir sur tes paroles. Je te trouverai une fille à épouser. Tu peux me faire confiance. Tu sais très bien que j'ai du goût. Je crois que cette discussion est terminée. Dans un mois tu seras un homme marié. Commence déjà à te préparer.
Je suis resté sur le canapé à le regarder se diriger vers la porte. Je voulais juste me réveiller et me rendre compte que je venais de faire un mauvais rêve. Mais ce n'était pas le cas. Mon grand-père m'imposait une fille en mariage. Et à cause de ma stupidité, ce sera une fille de son choix. Merde. Je ne peux pas l'accepter. C'est impossible. Je ne peux pas me marier maintenant. Je n'ai pas encore fini de me sauter toutes ces belles meufs. Non, il faut que je trouve une solution.
Je prends mon téléphone et je compose le numéro de mon meilleur pote. Il décroche sans perdre de temps.
-Mec.
-Bien j'espère ? Tu es où actuellement.
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