L'insaisissable

L'insaisissable

Didi-Louisienne

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Diarra et Anta sont des sœurs de cœurs communément appelé des '' meilleures amies. " Elles se connaissaient depuis l'époque des bacs à sable et elles étaient carrément très inséparables. Pas l'une sans l'autre et pas l'autre sans l'une. Cependant elles avaient un atout en commun ''la séduction'', se jouer des hommes, prendre leur argent et se tirer des lieux comme si de rien était. Elles aimait particulièrement une chose : l'argent et le luxe. Elles ne sortaient qu'avec des hommes friqués et si l'homme en question était pauvre, il y a pas moyen qu'il ait une quelconque relation. Néanmoins Diarra était largement plus belle que sa meilleure amie. Elle attirait beaucoup plus d'hommes que sa coéquipière de séduction, comme elle le disait si bien. Ainsi donc, au fil du temps, Anta développa malgré elle une très grande jalousie envers celle ci mais bien évidemment Diarra ne s'en doutait point. Comment sa sœur de cœur pouvait t'elle être jalouse d'elle ? C'est carrément impossible et même impensable. Quand elle voyait certains comportements de Anta, elle se disait qu'elle était peut-être jalouse mais aussitôt elle s'en voulait de penser à une chose aussi ignoble de son amie d'enfance.

Chapitre 1 Chapitre 01

Au cours des années, l'amertume que Anta nourrissait chaque jour un peu plus envers Diarra devenait manifestement d'une grandeur énormément dangereux.

_Anta devines qui me fait la cours ces temps ci ? S'exclama Diarra en entrant dans l'appartement de cette dernière.

_Qui ça encore ? Cligne celle ci des yeux.

_Le beau et ténébreux Samba !

_Qui ça Samba le commandant de l'armée sénégalaise ? Le riche tu veux dire ?

_Oui exactement. Souria Diarra fièrement. Mais le problème c'est qu'avec lui les choses ne se passent pas aussi facilement qu'avec les autres. Il est très intelligent.

_N'oublie pas que c'est un commandant aussi, il est l'incarnation humaine de l'insensibilité et de la dureté. Tu ne le vois pas à la télé quand il parle ? J'ai des frissons. Il me plaît tellement.

_Anta revient sur terre. Il est à moi. La coupa cette dernière.

_Mais tu ne l'aimes pas et tu sais que je l'ai toujours décrit comme mon homme idéal.

_C'est toi qui va me parler de l'amour maintenant ? Rigola Diarra.

_D'accord. J'accepte ma chérie. Façon c'est l'argent qui nous intéresse. Tu as déjà quelques choses de lui ?

_Non. Cet homme est beaucoup trop pieux en plus d'avoir un gros caractère. L'armée a eut un gros impact sur lui et.......

_Diarra épargne moi ton baratin tu veux ? Abrége !

_D'accord. Il m'a demandé ma main. Il ne veut pas d'une relation hors mariage.

_NON ! Cria celle ci stupéfaite. Tu mens ?

_Pas du tout. Souria Diarra fièrement.

_Et tu vas accepter ?

_Oui. Certes je l'aime pas du tout mais je vais me marier avec lui, je vais avoir un enfant avec lui pour que je sois crédible et quand viendra le moment où j'aurais collectionner assez d'argent et que j'aurais marre de voir sa tronche bah je me barre.

-Oui. C'est une très bonne idée. Fit Anta avec une idée derrière la tête.

Deux années après le mariage convenu, Anta voulu passer à l'action. Elle voulait exécuter ce qu'elle a tant concocter pendant ces 24 mois: être la deuxième femme de Samba.

_Ton fils est très beau !

_Oh dis plutôt le fils de Samba car moi vraiment je ne le considére pas. Toi même tu vois que je ne m'occupe jamais de ce petit, c'est seulement quand je vois son père que j'essaie de jouer à la comédie.

_Oui au fait. Je profite de ce moment pour te dire que j'allais tout faire pour séduire Samba. Je veux être sa femme et je l'aime contrairement à toi.

_Ça ne te dérangerait pas de partager le même homme que moi ?

_Pourquoi cela me dérangerait combien de fois on a séduit le même homme afin que la somme augmente ?

_Il s'agit de mariage là c'est différent. Bref fais ce que tu veux, je sais que rien de ce que je peux dire ne pourra te faire changer d'avis.

_Tranquille ! Souria Anta.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Anta était désormais la deuxième femme de Samba sans que ce dernier ne se doute absolument de rien du tout, bien qu'il l'ait déjà vu à son mariage avec Diarra.

Néanmoins même si elle était la deuxième femme de son homme idéal, Samba semblait développait plus d'affection envers sa meilleure amie. En réalité la jalousie ne faisait que s'empirait, elle n'en pouvait plus !

_Certes j'aime beaucoup Diarra mais là elle me bloque, elle n'aime pas Samba alors que celui ci n'a de yeux que pour elle. Ça m'énerve et je ne peux plus le supporter. Apart ça, il y aussi le fait qu'elle ait donné un fils à notre mari qui a toujours voulu en avoir un alors que moi j'ai une fille et pour couronner le tout, je ne peux plus avoir d'enfants.

_Hum.

_D'ailleurs elle m'a elle même avouer mot pour mot qui si elle ne vivait pas dans un luxe pareille avec autant d'argent, elle s'en irait. Alors je lui facilite simplement la tâche.

_Est-ce que vous êtes sûr de ce que vous faîtes ? Une fois que vous dites oui, il n'y aura plus de retour en arrière. Répéta le marabout pour une

deuxième fois.

_Qu'elle.meurt ! Dit Anta sûr d'elle.

_Est-ce qu'une soeur serait-elle capable de commettre des choses aussi dérisoires ?

_Vous m'avez demandé ma réponse n'est-ce pas ?

_En effet ! Affirma le marabout.

_Je veux qu'elle meurt. Je suis prête à tout donner. Votre prix sera le mien.

Une semaine plus tard, Diarra tomba lentement malade.

Une maladie que ni les médecins ni les marabouts ne pouvait soigner. Elle était en réalité condamné, il n'y avait plus d'issus pour elle.

Finalement, après quelques jours de souffrance incurable, elle rendit son dernier souffle en laissant derrière elle, un fils de 20 ans qu'elle n'a jamais aimé et qu'elle n'aimera jamais.....

Un fils que l'on appelera plus tard : Momo, l'insaisissable......

La question est : Pourquoi le surnomme t'on l'insaisissable ?

Découvrons le ensemble dans cette chronique.

******

Je venais de sortir de ma chambre royale qui ne manquait absolument de rien se trouvant au sous sol, des personnes pouvaient entrer et sortir de la maison sans se douter de mon existence parce que j'habitais le sous sol mais bon c'est Diarra qui a tenu à ce que j'y loge donc je n'ai pas vraiment eut le choix. Plus j'étais loin d'elle, plus ça lui allait.

Diarra était une femme très manipulatrice, mon père qui était absent plus qu'il n'était présent n'a jamais remarqué son jeu mais moi j'y ai vu bien claire. Elle était très belle et elle savait jouer de son atout physique pour avoir ce qu'elle désire. C'est pourquoi elle n'a jamais hésité à tromper son mari maintes fois sous mes yeux, en réalité elle me faisait honte et ne cesser de me donner le plus mauvais image qu'il soit de la femme. Son passe temps favori c'était se maquiller, s'habiller, se faire les ongles et faire du shopping. Elle n'était bien qu'en la beauté physique mais à l'intérieur elle était mauvaise, trop attiré par l'argent, elle en perdait ses valeurs. Pourtant mon père est un riche commandant de l'armée mais comment vous dire qu'à elle rien ne lui suffisait, il lui en fallait toujours plus, oui toujours. Cependant j'étais quelqu'un de très perspicace et de très attentif, rien ne pouvait m'échapper quand je voulais savoir quelque chose venant d'elle car il faut se l'avouer, elle m'a mise au monde même si c'est la seule chose qu'elle ne supportait pas d'entendre.

Jusqu'à mes 16 ans je lui trouvais une excuse valable de son comportement impassible avec moi puis vint le jour où j'ai enfin compris que tout cela n'était que manigance, que je n'étais qu'un pions de plus pour elle :

-Mets toi à table ! Dit Tante Anta alors que je venais de pénétrer la salle à manger.

Je les trouvais tous les 3 assis autour de la table, Tante Anta, Diarra et Salma, ma demie sœur de 9 ans. Mon père, lui, était en mission.

-Non Anta. Ça suffit, c'est un grand garçon maintenant laisse le manger par terre. Il m'énerve, il est con comme son père ! Fit elle en me toisant du regard avant de me donner un morceau de pain sec.

-Merci. Dis je simplement.

-Maintenant assis toi par terre et mange ce pain. Et quand tu auras fini, tu bois de l'eau ensuite tu déguerpis de ma vue.

-Est-ce que je peux avoir un croissant et du lait au chocolat ?

-Tu n'entends pas ? Me gifla celle qui à l'époque j'appelais Maman. Assieds toi par terre et mange ce pain. C'est tout ce que tu auras. Lorsque t'auras de l'argent, là tu pourras manger ce que tu veux mais d'ici-là tu n'auras droit qu'à ce bout de pain.

-J'en veux pas ! Boudais je avant de jeter le pain par terre.

Malheureusement c'était la chose à ne surtout pas faire !

-Mais qu'est-ce qu'il est indiscipliné ce garçon ! Dit Tante Anta en faisant mine d'être choqué.

Diarra se leva d'un bond de sa chaise avant de me tenir par les oreilles. Elle me pinçait tellement fort que je pouvais sentir ses deux ongles se toucher.

-Tu es vraiment un connard ! Je t'ai donné la vie au lieu de me remercier, tu me manques de respect. Et puis tu vas arrêter ces bouderies dont tu es entrain de prendre l'habitude alors ramasse immédiatement ce pain tout de suite ! Hurla t'elle à mon oreille.

Je me baissais docilement pour le ramasser avant de le lui tendre.

-Qu'est-ce que j'en ferais ? Mange le.

-Je veux pas le manger.

-Oh mais je ne te demande pas ton avis. Mange le je te dis !

Sans répondre, je me mis à forcer le pain dans ma bouche avant de l'avaler aussitôt.

-Que ce soit la toute dernière fois que tu me prends la tête. Je ne suis pas dupe avec tes crises d'adolescence moi ok ?

-Oui. Dis je en grimaçant de douleur.

-Allez dehors maintenant hors de ma vue et que je ne te vois plus. Lâcha t'elle enfin mon oreille.

Je ramassais mon sac à dos tombé au sol avant de prendre le chemin de la sortie mais une fois dehors, je ne vis pas le chauffeur qui devait me ramener à l'école. Perplexe, je retournais à la salle à manger pour demander après ce dernier.

-Maman où est le chauffeur ?

-Viens ! Me prends t'elle par la chemise pour m'amener dehors afin qu'on soit seul à seul. Pour débuter à partir d'aujourd'hui je veux que tu cesses de m'appeler ''maman'', je t'ai simplement donné la vie mais je ne joue pas le rôle. Est-ce que tu m'entends bien ?

-Oui.

-Oui qui ?

-Oui Diarra !

-Voila mis à part ça, le chauffeur a eut un imprévu. Il n'est pas venu aujourd'hui. D'ailleurs Momo, je sais que tu es très intelligent et que tu gardes un oeil attentif à tout mes entrées et sorties mais je veux que tu saches qui si jamais tu en parles à ton idiot de père, je te tue.

-Quoi ? Demandais je choqué de la façon dont elle était sérieuse.

-Je te tue si jamais tu en parles à ton père j'ai dit, fais pas le sourd.

-Comment peux-tu détester mon père alors que tu es resté autant de temps avec lui ?

-Ça, ça ne te regardes pas !

-Pourquoi tu ne m'aimes pas ?

-T'aimer ? Rigola t'elle. L'amour n'existe que dans la tête, il n'est pas réelle. Souria t'elle. Toi je t'ai conçu exprès pour l'argent, à la base c'est ce pourquoi le mariage avec ton père devait être crédible et grâce à toi, il l'est. En dehors de ça Momo, nous n'avons absolument aucun lien en commun toi et moi. Alors s'il te plaît, facilite toi la tâche, arrêtes de m'appeler Maman et soit un homme, un vrai. Dit elle avec dédain avant de s'éclipser.

Je n'ai jamais autant souffert que ce jour là mais j'ai fait comme elle me l'a demandé : me détacher d'elle et complètement. Si pour elle, être un homme signifier arrêter de l'appeler maman alors j'allais l'être. Ainsi donc, j'ai appris à nourrir les mêmes sentiments qu'elle a eut à mon égard : le dégoût.

Quatres années plus tard, Diarra décéda d'une maladie mystérieuse dont on a jamais pu mettre un mot. Je me rappelle encore de ces derniers instants, ce jour où je l'ai vu pour la toute dernière fois. Ce jour où j'ai vu son corps sans vie étalé sur le lit de l'hôpital.

-Je suis désolé ! Me dit le médecin en recouvrant le corps d'un drap blanc après avoir débranché les multiples fils auxquels elle avait était branché.

-Non. Ça va aller.

-Qui êtes vous ? C'est la première fois que je vous vois à l'hôpital depuis que Madame Ndiaye est là.

-C'est normale. Nous ne sommes pas en bon terme.

-Vous êtes un membre de la famille ?

-Oui. Elle m'a mise au monde. Hochais je la tête.

-Mes condoléances.

-Elle me haïssait. Elle n'aurait pas aimé que vous me présentiez vos condoléances alors éviter avant qu'elle ne vous hante. Dis je ironiquement.

-Quel genre de fils peut être aussi insensible à la mort de sa mère ?

-Le genre de fils conçut exprès pour de l'argent. Haussais je mes sourcils avant de sortir en vitesse de l'hôpital afin de ne pas être en retard à l'examen.

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