L'amour empoisonné, la justice amère

L'amour empoisonné, la justice amère

DEXTRAD

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Ma mère, une infirmière qui a passé quarante ans de sa vie à s'occuper des autres, a été empoisonnée et laissée pour morte après un gala de charité. La responsable, Kenza Duval, se tenait au tribunal, le visage couvert d'un masque d'innocence éplorée, plaidant la légitime défense. Le pire dans tout ça ? Mon mari, Grégoire Garnier, le meilleur avocat de Paris, assurait la défense de Kenza. Il a démoli la réputation de ma mère, tordant la vérité jusqu'à ce que le jury croie que Kenza était la victime. Le verdict est tombé, rapide, brutal : « Non coupable ». Kenza a serré Grégoire dans ses bras, un sourire triomphant éclairant son visage une fraction de seconde. Ce soir-là, dans notre hôtel particulier glacial, je l'ai confronté. « Comment as-tu pu ? » ai-je réussi à articuler, la gorge nouée. Il a répondu calmement : « C'était mon travail. Kenza est une cliente très importante. » Quand j'ai hurlé qu'elle avait essayé de tuer ma mère, il m'a menacée d'utiliser le dossier médical confidentiel de ma mère, son historique de dépression, pour la dépeindre comme une femme instable et suicidaire. Il était prêt à piétiner sa mémoire pour protéger sa cliente et sa carrière. J'étais piégée, humiliée, le cœur en miettes. Il avait sacrifié ma mère à son ambition, et maintenant, il essayait de m'effacer. Mais alors que je signais les papiers du divorce qu'il avait préparés, un plan fou, désespéré, a commencé à germer dans mon esprit. S'ils voulaient me voir disparaître, alors je disparaîtrais. Et ensuite, je leur ferais payer.

Chapitre 1

Ma mère, une infirmière qui a passé quarante ans de sa vie à s'occuper des autres, a été empoisonnée et laissée pour morte après un gala de charité. La responsable, Kenza Duval, se tenait au tribunal, le visage couvert d'un masque d'innocence éplorée, plaidant la légitime défense.

Le pire dans tout ça ? Mon mari, Grégoire Garnier, le meilleur avocat de Paris, assurait la défense de Kenza. Il a démoli la réputation de ma mère, tordant la vérité jusqu'à ce que le jury croie que Kenza était la victime.

Le verdict est tombé, rapide, brutal : « Non coupable ». Kenza a serré Grégoire dans ses bras, un sourire triomphant éclairant son visage une fraction de seconde. Ce soir-là, dans notre hôtel particulier glacial, je l'ai confronté. « Comment as-tu pu ? » ai-je réussi à articuler, la gorge nouée. Il a répondu calmement : « C'était mon travail. Kenza est une cliente très importante. »

Quand j'ai hurlé qu'elle avait essayé de tuer ma mère, il m'a menacée d'utiliser le dossier médical confidentiel de ma mère, son historique de dépression, pour la dépeindre comme une femme instable et suicidaire. Il était prêt à piétiner sa mémoire pour protéger sa cliente et sa carrière.

J'étais piégée, humiliée, le cœur en miettes. Il avait sacrifié ma mère à son ambition, et maintenant, il essayait de m'effacer. Mais alors que je signais les papiers du divorce qu'il avait préparés, un plan fou, désespéré, a commencé à germer dans mon esprit. S'ils voulaient me voir disparaître, alors je disparaîtrais. Et ensuite, je leur ferais payer.

Chapitre 1

Le sol lustré du tribunal reflétait les néons crus, donnant à la scène un air froid et irréel. Je fixais la femme à la barre des témoins, Kenza Duval, son visage un masque parfait d'innocence éplorée.

Elle tamponnait ses yeux secs avec un mouchoir en soie.

« J'ai eu si peur », a-t-elle murmuré, sa voix tremblant juste ce qu'il fallait. « Elle m'a attaquée... Je n'ai fait que me défendre. »

Un mensonge. Chaque mot était un mensonge. Ma mère, une infirmière de quartier qui a passé quarante ans à soigner les autres, n'aurait pas fait de mal à une mouche. Elle avait accidentellement renversé un verre sur la robe de créateur de Kenza lors d'un gala de charité. C'était son seul crime.

Pour ça, Kenza et ses amies avaient coincé ma mère dans un couloir tranquille. Elles ne se sont pas contentées de la battre. Elles l'ont laissée pour morte.

L'horreur absolue est venue plus tard, à l'hôpital, quand les médecins ont découvert le poison. Une toxine à action lente, conçue pour s'assurer qu'elle ne se réveille jamais.

C'était une tentative de meurtre, pure et simple.

Mais nous étions là, et le jury buvait les paroles de Kenza. Et l'homme qui dirigeait tout ce cirque, celui qui démolissait la réputation de ma mère, c'était mon mari.

Grégoire Garnier.

Il se tenait debout, son costume hors de prix parfaitement taillé, son expression affichant une sympathie professionnelle pour sa cliente. Il était le fondateur d'un des plus grands cabinets d'avocats de Paris, un homme connu pour son charme et ses stratégies impitoyables au tribunal. Autrefois, j'avais été si fière de lui.

Maintenant, la nausée me montait à la gorge.

Il a tourné son regard vers le jury. « C'était un accident tragique, un malentendu qui a dégénéré à cause de la peur. Ma cliente, Mademoiselle Duval, est la victime ici. »

Les mots m'ont frappée plus fort qu'un coup de poing. J'ai senti la bile brûler ma gorge.

Le verdict est tombé rapidement. « Non coupable. »

Kenza a serré Grégoire dans ses bras, un sourire triomphant éclairant son visage une fraction de seconde avant qu'elle ne le remplace par une expression de soulagement attristé.

Je suis restée assise, figée dans la galerie, le monde se dissolvant dans un grondement sourd à mes oreilles. Ce n'était pas possible.

Ce soir-là, notre hôtel particulier, froid et silencieux, ressemblait plus à un tombeau. Je l'attendais dans le salon quand il est rentré. Il a desserré sa cravate, ses mouvements fluides et confiants, comme s'il rentrait d'une journée normale au bureau.

« Jeanne », a-t-il dit, d'une voix égale.

« Comment as-tu pu ? » ai-je finalement réussi à articuler, les mots écorchés.

« C'était mon travail. » Il s'est dirigé vers le bar et s'est servi un verre de whisky. « Kenza est une cliente. Une cliente très importante. »

« Elle a essayé de tuer ma mère ! » ai-je hurlé, perdant enfin tout contrôle. « Et tu l'as laissée s'en tirer ! »

Il a bu une lente gorgée, ses yeux rencontrant les miens par-dessus le bord du verre. La chaleur que j'avais autrefois aimée dans son regard avait disparu, remplacée par quelque chose de froid et de dur.

« Les preuves étaient circonstancielles », a-t-il dit calmement. « L'état de ta mère... faisait d'elle un témoin peu fiable à leurs yeux. »

« L'état de ma mère ? Tu veux dire le coma dans lequel Kenza l'a plongée ? »

Il a posé le verre avec un léger déclic. « Je parle de son dossier médical. Celui que j'ai juste ici. »

Il a tapoté une mallette en cuir élégante sur la table. Mon sang s'est glacé.

« De quoi tu parles ? »

« Ta mère avait un historique de dépression, Jeanne », a-t-il dit, sa voix baissant, devenant intime, conspiratrice. « Traitée pour ça il y a des années. Il ne serait pas difficile pour un bon avocat de suggérer qu'elle était instable, peut-être même suicidaire. Que le poison... »

Il a laissé la phrase en suspens, l'implication m'étouffant.

Il menaçait de détruire la mémoire de ma mère, de la peindre comme une malade mentale pour protéger sa cliente et sa carrière. Pour se protéger lui-même.

Des larmes coulaient sur mon visage, chaudes et furieuses. « Tu ne ferais pas ça. »

Il s'est approché, son visage s'adoucissant en un masque d'inquiétude que je reconnaissais maintenant comme complètement faux. « Bien sûr que je ne voudrais pas. Je t'aime, Jeanne. Tu le sais. »

Il a tendu la main pour toucher ma joue, et j'ai reculé comme si j'avais été brûlée.

Le souvenir de sa demande en mariage m'a traversé l'esprit. Il était alors un jeune avocat ambitieux. Il m'avait courtisée pendant deux ans, implacable et charmant. Ma mère l'adorait. Elle me disait que c'était un homme bien, qu'il me protégerait toujours.

« J'ai renoncé à ma propre carrière pour te soutenir », ai-je murmuré, les mots ayant un goût de cendre. « J'étais à tes côtés quand ton cabinet débutait à peine, quand nous n'avions rien. »

« Et je t'ai tout donné », a-t-il répliqué, sa voix perdant sa douceur. « Cette maison. Cette vie. J'ai fait tout ça pour nous. »

« Pour nous ? » J'ai ri, un son brisé et laid. « Tu as fait ça pour toi, Grégoire. Et tu as sacrifié ma mère pour ça. »

Sa mâchoire s'est crispée. Le masque était tombé. « La famille de Kenza est puissante. S'en faire des ennemis détruirait tout ce que j'ai construit. Tout ce que nous avons. »

Il a repris la mallette, la tenant comme une arme. « Laisse tomber, Jeanne. Ne fais pas appel. Ne parle pas à la presse. Laisse couler. »

« Sinon quoi ? » ai-je défié, ma voix tremblante. « Tu vas divulguer le dossier médical confidentiel de ma mère ? Tu vas dire au monde entier que c'était une femme dépressive qui a essayé de s'empoisonner ? »

« Je te demande d'être intelligente », a-t-il dit, sa voix basse et dangereuse. « Pour ton propre bien. Et pour la mémoire de ta mère. »

La menace était claire. Il utiliserait ses douleurs les plus intimes contre elle, contre moi. Il transformerait sa vie en un mensonge pour se sauver.

Je fixais l'homme que j'avais épousé, l'homme que j'avais aimé de tout mon cœur. C'était un étranger. Un monstre caché derrière un beau visage et un sourire charmant.

La combativité m'a quittée, remplacée par un désespoir froid et lourd comme du plomb. J'ai hoché lentement la tête, incapable de parler, la gorge serrée.

Il a vu ma reddition, et une lueur de satisfaction a traversé son visage. Il s'est approché de moi, ses pas silencieux et prédateurs.

« Bien », a-t-il murmuré, sa main se posant sur mon épaule. Son contact était glacial. « Tout sera bientôt fini. Nous pourrons redevenir comme avant. »

J'ai fermé les yeux. Il avait tort. Rien ne serait plus jamais pareil. L'amour que j'avais pour lui était en train de mourir, remplacé par autre chose. Quelque chose de sombre et de patient.

« J'ai besoin que tu signes quelque chose pour moi demain », a-t-il dit, sa voix redevenant désinvolte. « Juste des papiers pour le cabinet. Une formalité. »

Je n'ai pas répondu.

« Je demanderai à mon assistante de passer », a-t-il continué, n'ayant pas besoin de réponse. « Repose-toi, Jeanne. Tu as l'air épuisée. »

Il s'est retourné et a quitté la pièce, me laissant seule dans le silence oppressant. J'ai regardé autour de moi cette maison opulente, cette vie qu'il prétendait avoir construite pour nous. C'était une cage. Une belle cage dorée.

Et j'ai su, avec une certitude qui m'a glacée jusqu'aux os, que je devais m'enfuir. Mais pas seulement m'enfuir. Je devais tout réduire en cendres.

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