L'Or qu'ils Ont Voulu Salir

L'Or qu'ils Ont Voulu Salir

Skylar Finch

5.0
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Le jour où j'ai décroché la deuxième place aux examens blancs, personne au lycée ne m'a félicitée. Au lieu de ça, la riche et populaire Chloé a jeté un billet de 10 euros froissé à mes pieds, devant tout le monde. « Tiens, petite banlieusarde, ça devrait payer ton passe Navigo, non ? » L'humiliation était publique, cuisante. Pourtant, j'ai ramassé le billet, le visage neutre, les poings serrés dans mes poches. Plus tard, cachée dans les toilettes, j'ai entendu Chloé dévoiler leur jeu vicieux. « Le but ? La briser juste avant le bac. Pour qu'elle rate ses examens et son avenir. » Côme, l'élite du lycée, mon rival académique, allait être leur arme finale. Je suis rentrée chez moi, le cœur lourd du poids de leur mépris, mais une pensée glaciale commençait à prendre forme. Ils voulaient me détruire, mais ils venaient de me donner l'opportunité de tout récupérer. Le jeu avait commencé, mais ce n'était pas le leur. C'était le mien. Et Chloé, ma chère demi-sœur qui n' en savait rien, venait de déclencher mon impitoyable vengeance.

Introduction

Le jour où j'ai décroché la deuxième place aux examens blancs, personne au lycée ne m'a félicitée.

Au lieu de ça, la riche et populaire Chloé a jeté un billet de 10 euros froissé à mes pieds, devant tout le monde.

« Tiens, petite banlieusarde, ça devrait payer ton passe Navigo, non ? »

L'humiliation était publique, cuisante.

Pourtant, j'ai ramassé le billet, le visage neutre, les poings serrés dans mes poches.

Plus tard, cachée dans les toilettes, j'ai entendu Chloé dévoiler leur jeu vicieux.

« Le but ? La briser juste avant le bac. Pour qu'elle rate ses examens et son avenir. »

Côme, l'élite du lycée, mon rival académique, allait être leur arme finale.

Je suis rentrée chez moi, le cœur lourd du poids de leur mépris, mais une pensée glaciale commençait à prendre forme.

Ils voulaient me détruire, mais ils venaient de me donner l'opportunité de tout récupérer.

Le jeu avait commencé, mais ce n'était pas le leur.

C'était le mien.

Et Chloé, ma chère demi-sœur qui n' en savait rien, venait de déclencher mon impitoyable vengeance.

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La journée avait été parfaite, une de ces journées de printemps où l'air est doux et le soleil généreux. Pourtant, un appel a brisé cette quiétude : l'orchidée bicolore, ma fierté, avait été volée. Mon cœur s'est serré, et j'ai foncé au parc, l'esprit tordu de questions, de peurs. Mais là, le choc fut brutal. Assise dans le bureau du gardien, tenant ma fleur brisée, se trouvait Sophie. Ma femme. Celle qui était censée être en voyage d'affaires à Lyon. À ses côtés, un homme que je n'avais jamais vu. Le monde s'est arrêté de tourner. Puis, le couperet est tombé. Avec un rire nerveux, elle a avoué, devant l'inconnu, devant le gardien, devant moi : « Je voulais juste... offrir cette fleur à mon petit ami pour la Saint-Valentin. » Le mot "petit ami" a résonné, gelant ma colère en une douleur tranchante. Elle m'a humilié, me traitant de « papa » pour me forcer à payer l'amende du vandalisme qu'elle avait commis avec son amant. Devant cet acte de trahison, cette indécence crasse, un seul mot m'est venu, comme une évidence : « Je veux divorcer. » Elle a osé me menacer, son visage se durcissant : « Ça va te coûter cher. » Mon sang n'a fait qu'un tour. Cette femme, que j'avais aimée plus que tout, était une étrangère. Une créature égoïste, manipulatrice, cherchant à me dépouiller après m'avoir brisé. « Il est parti comme un chien battu, » a-t-elle ri à son amant, pensant que j'étais vaincu. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que cette humiliation m'avait ouvert les yeux. Mon mariage était mort, mais j' allais renaître. Je ne la laisserai pas ruiner ma vie. Je prendrai ma revanche, et elle paiera.

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Les jointures de mes doigts me lançaient une douleur sourde et familière. J'étais Émilie Dubois, légende de la mode, recluse en Provence pour trouver la paix loin du tumulte, loin du vide laissé par Marc. Mon fils, Léo, dirigeait l'empire que nous avions bâti. Il était ma fierté, mais aussi ma plus grande inquiétude. Le calme de mon jardin fut déchiré par un cri strident, puis un autre. C'était la voix d'une jeune femme, Chloé, la nouvelle muse de Léo. « C'est un voleur et un menteur ! Il mérite une punition sévère ! » cria-t-elle, accusant Jean, mon jardinier loyal, de l'avoir défiée. Elle menaça Jean, jurant que Léo la croirait. Je suis intervenue, refusant de laisser cette injustice se produire chez moi. Chloé, vêtue de sa robe de créateur extravagante, me toisa, me prenant pour une simple employée. « Et toi, t'es qui ? La gouvernante ? Occupe-toi de tes affaires ! » lança-t-elle avec arrogance. Puis, une gifle violente claqua sur mon visage. La douleur fulgurante me coupa le souffle. Personne, jamais, ne m'avait frappée. Mon monde bascula. Son rire mauvais résonna alors qu'elle me traitait de « vieille maîtresse du jardinier ». Le summum de l'horreur arriva quand elle ordonna froidement : « tuez-moi cet insecte. » Les gardes tordirent le cou de Jean. Un craquement sinistre. Puis le silence. Ce n'était plus de l'arrogance, mais de la pure cruauté. La fille angélique décrite par Léo était un monstre. « Tu vois ce qui arrive quand on me contrarie ? » me dit-elle avec un sourire suffisant. Elles riaient de la vie et de la mort, me donnant la nausée. Je murmurai, la rage au ventre : « Vous allez le regretter… Je suis sa mère. Je suis Émilie Dubois. » Mais Chloé ricana : « Tu n'es qu'une paysanne. Rasez-lui la tête. » Mes cheveux tombèrent, chaque passage du rasoir une humiliation. Puis : « Brisez-lui les doigts. » CRAC. CRAC. La douleur m'aveugla. « Cousez-lui la bouche. » L'aiguille transperça ma chair. Mes lèvres furent scellées. Je ne pouvais plus crier, seulement gémir. Enfin : « Fouettez-la. » Les coups s'abattirent, me laissant une masse brisée et sanglante. « On l'amène à Léo, » dit-elle triomphante. « Je vais lui montrer comment je protège sa famille. » Dans le sac, l'air vicié, je priais pour Léo. Sa voix puissante résonna : « Chloé ! Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? » Chloé, douce et plaintive, répondit : « J'ai trouvé la femme qui répand des rumeurs infâmes sur ta mère. » Et tout le monde la crut. « Où est-elle ? » rugit Léo. Il s'approcha. Une lueur d'espoir. Puis, une douleur aiguë. Le métal froid d'une lame me transperça. Mon propre fils venait de me poignarder. « Même pas toi, misérable. » Le rire triomphant de Chloé résonna. « Ouvre le sac, regarde son visage immonde ! » Le monde bascula. La dernière chose que je vis fut le visage de Léo, figé dans l'horreur absolue tandis qu' il me reconnaissait enfin. Le malentendu était absolu. 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Camille Dubois vivait depuis quinze ans dans l'ombre d'un fantôme, sa sœur jumelle Léa, disparue tragiquement. Elle avait sacrifié sa brillante carrière de styliste pour se cloîtrer dans un couvent isolé, cherchant désespérément un rituel capable de libérer l'esprit tourmenté de Léa. Alors qu'elle touchait au but, le destin frappa à sa porte sous les traits de Marc Chevalier, son rival en mode, suppliant son aide pour une prétendue malédiction familiale. Émue par son désespoir et son serment de « fidélité éternelle », Camille accepta, espérant enfin retrouver une vie normale et apaiser Léa par ricochet. Pendant sept ans, leur amour sembla parfait, faisant d'eux le couple d'or de Paris, et le murmure de Léa s'estompa, signe apparent de paix. Puis, la trahison frappa, non pas comme un coup de tonnerre, mais comme une humiliation publique dans un article people, Marc moquant sa « folie douce » avec une autre styliste, Chloé Dupont. En rentrant, Camille découvre ses affaires jetées, et Marc annonçant à Chloé qu'il allait « nettoyer » sa vie, l'amulette protectrice de Camille passée au cou de sa rivale comme un trophée. Au summum de l'horreur, un appel du couvent révèle sa destruction et la mort de Sœur Agnès, tandis que Marc lui avoue avoir orchestré le saccage pour la "libérer" de son passé et la garder près de lui, "pour eux". Une rage glaciale et pure l'envahit lorsqu'elle comprend qu'il a profané la mémoire de Léa et délibérément anéanti quinze ans de sa vie, tout en prétendant agir par amour. Le diagnostic de grossesse, immédiatement suivi par la révélation du projet ignoble de Marc de lui faire avorter de force, la pousse à s'enfuir, déclenchant une course contre la montre pour protéger la vie de son enfant et se venger.

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Je vivais dans un manoir du 16ème arrondissement, l'épouse trophée et docile du grand German Kramer. Pour tout Paris, nous étions le couple idéal, mais derrière les dorures, je n'étais qu'un accessoire interchangeable au service de son empire. Tout a basculé le jour de mon accouchement, qui s'est transformé en véritable boucherie. Alors que je me vidais de mon sang sur les draps d'une clinique privée, une infirmière paniquée lui a tendu le téléphone pour un dernier adieu. « J'ai une fusion à signer, Bella. Ton instabilité émotionnelle est un passif. Gère-le. On en parlera ce soir. » Le déclic de la communication coupée a été le dernier son que j'ai entendu. Je suis morte seule sous les néons blancs, pendant qu'il vérifiait probablement l'heure sur sa montre de luxe. J'ai réalisé, dans un dernier souffle, que j'avais passé des années à mendier l'attention d'un homme qui me considérait comme un simple meuble encombrant. L'obscurité m'a engloutie avec une haine incandescente. Je revoyais les sourires mielleux de sa stagiaire, Charity, qui s'apprêtait à prendre ma place, mes bijoux et mon lit. Comment avais-je pu être aussi aveugle et soumise face à leur trahison ? Soudain, une inspiration brutale m'a déchiré les poumons. Je me suis redressée d'un coup, trempée de sueur, non pas sur un lit d'hôpital, mais dans ma chambre du manoir. Mes mains ont frôlé mon ventre : il était plat, ma peau était lisse, sans aucune cicatrice. Sur l'écran de mon téléphone, la date affichait cinq ans en arrière. C'était le jour du gala de la Fondation Fisher, le soir exact où ma dignité avait commencé à s'effondrer. German est entré dans la pièce, jeune et arrogant, m'ordonnant de porter la robe blanche qu'il avait choisie pour moi. Je l'ai regardé en silence, sentant une froideur glaciale remplacer la terreur. « Entendu. Amuse-toi bien. » Il ne savait pas encore que la femme fragile qu'il pensait contrôler était restée à la morgue. Ce soir, je ne porterai pas de blanc. Je porterai une robe rouge sang, je m'allierai à son pire ennemi, et je vais racheter chaque parcelle de son empire avant qu'il n'ait le temps de comprendre que la chasse est ouverte.

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